Sorties

Edito Janvier 2019

Les fêtes se sont bien passées? Janvier, les nouvelles résolutions ou vous ajustez au fur et à mesure? En ce qui me concerne ce sera toujours des lectures et des séances au cinéma, quelques séries télévisées de temps en temps pour varier les plaisirs. Un passage au salon de la plongée à Paris qui a lieu du 11 au 14 Janvier: l'occasion de refaire le plein de matériel, de voyages aquatiques ou de simples conseils.

dimanche 20 janvier 2019

"Glass" de Night Shyamalan

Casting: James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson

Sorti au cinéma le 16 Janvier 2019

Interdit aux moins de 12 ans

Moins d'un mois après les évènements de "Split", David Dunn, l'homme incassable, poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis que nous le savons capable d'endosser 23 personnalités différentes. De son côté, Elijah Price, homme souffrant du syndrome des os de verre, suscite à nouveau l'intérêt des forces de l'ordre en affirmant détenir des informations capitales permettant la capture des deux hommes...


Dans Split, Casey se faisait enlever sur un parking avec deux de ses camarades. Seule survivante du drame, elle tente de continuer sa vie de lycéenne. Mais les enlèvements continuent, dans un rayon très proche... La Bête fini par être capturée. Et en même temps celui par qui la chute est arrivée. Direction: un hôpital psychiatrique.


Un deuxième volet beaucoup plus psychologique, avec en fond une sorte de secte qui garde un oeil sur ce type d'individus. Leur identification: un tatouage. Leur mission: faire en sorte qu'ils sortent de leur schéma de construction comme quoi il ont des capacités particulières, ils refoulent en fait simplement un traumatisme de leur enfance.


Qui a raison: les gars bizarres ou la psy? Sont-ils trop imprégnés des comics au point de ne plus faire la différence entre la réalité et la fiction, ou s'agit-il d'un traumatisme enfoui à transformer en quelque chose de positif? En ayant suivi Split et les premières images du film, le spectateur se doute d'une certaine issue. Mais les certitudes volent en éclat: grâce aux rendez-vous de thérapie, seul ou en groupe, certains visages semblent se fissurer.


A voir: si vous avez regardé et apprécié Split

A zapper: si vous n'accrochez pas au coup des personnalités multiples, si le parallèle entre comics et super-héros dans la vraie vie est tiré par les cheveux

"L'ultra marathon m'a sauvé" de Rich Roll

Constatant un jour qu'il est incapable de monter un escalier sans devoir reprendre son souffle, Rich Roll prend soudain conscience du futur qui l'attend... En l'espace de quelques mois, grâce à un programme d'entraînement rigoureux et à une alimentation strictement vegan, ce quadra en surpoids se transforme, avec une détermination et une énergie fabuleuse, en super-athlète. Un parcours qui le conduit jusqu'à l'ultramar (un triathlon XXL de 515 km) et à relever le défi encore plus fou de EPIC5, cinq triathlons de type Ironman, accomplis sur cinq îles de l'archipel d'Hawaii, le tout en moins d'une semaine...

Ce livre a fait l'objet d'une précédente édition sous le titre de "L'ultra-marathon pour la vie" paru en 2017.


En 2017, Rich Roll a déjà publié son parcours sous le titre L'ultra-marathon pour la vie. Cette nouvelle édition retrace la même trame avec quelques rajouts ici et là, des développements. Je me suis toute autant passionnée pour la relecture de son histoire. Et de son engagement vis-à-vis d'une autre façon de consommer: OGM, AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne), acheter bio lorsqu'il s'agit d'un aliment sujet à un fort taux de pesticides...

Des anecdotes font sourire: lorsqu'il a son fils au téléphone, à l'occasion d'EPIC5, "maman dit que tu es fatigué tu sais ça fait du bien de dormir". D'autres font réfléchir: regardez la télévision pendant une heure et comptez le nombre de publicités pour les médicaments, et sa prise de conscience que son état physique est mauvais (essoufflement en ayant monté un escalier d'une dizaine de marches). Et certaines font prendre conscience de l'épreuve physique qu'il endure: appliquer de la vaselines aux pieds pour éviter les ampoules, le choc anaphylactique dû aux piqûres de méduses.

Les détails de ses repas jalonnent le côté sport: phytoplancton marin, nattokinase, probiotiques, fromage de noix de cajou, mousse au chocolat à l'avocat, beurre de noix de coco, huile d'olive, graines de courges....

Lu comme ça, l'histoire de Rich Roll ne fait pas rêver. Et cela ne me fait pas envie: pourquoi aller jusqu'à faire EPIC5? Pourquoi passer autant de temps dans le sport? Au-delà de ces efforts physiques, c'est l'homme qui fascine: vegan et sportif de haut niveau. Dans les annexes, il propose des grilles d'analyses des teneurs en fer (et autres B12 et omégas): sans vouloir partir dans une alimentation vegan, cela permet de penser à des journées sans produits d'origines animales, d'insérer des repas alternatifs.

samedi 19 janvier 2019

"Spider-man new generation"

Sortie le 12 Décembre 2018

A partir de 6 ans

Miles Morales, adolescent afro-américain et portoricain, vit à Brooklyn et tente de s'intégrer dans son nouveau collège à Manhattan. Son truc: les tags, artistiques, avec son oncle. Lors d'une sortie, Miles se fait mordre par une araignée radioactive et découvres ses super-pouvoirs. En même temps, Caïd, le redoutable cerveau criminel de la ville, est sur le point de finaliser un accélérateur de particules nucléaires capable d'ouvrir un portail sur d'autres univers. Cette invention va provoquer l'arrivée de plusieurs autres versions de Spider-Man: Peter Parker plus âgé, Spider-Gwen, Spider-Man noir, Spider-Cochon et Peni Parker venue d'un dessin animé japonais.


En plus de redoubler d'inventivité pour se faire de nouveaux amis dans la nouvelle école, de s'adapter à l'internet (il passe quand même le week-end chez ses parents), voilà que Miles doit gérer ses nouveaux pouvoirs et sauver le monde avec d'autres super-héros.


Un film sur le rapport au temps. Dans d'autres lignes temporelles, les choses auraient pu se passer différemment. Ici, les éléments peuvent interférer et modifier le scénario d'un ailleurs, avec un impact sur le métabolisme. Se donner le temps d'acquérir les compétences inhérentes au super-héros.

C'est aussi la communication, parmi la famille. A vouloir le meilleur selon son propre standard, il n'est pas impossible de passer à côté d'autres choses: un talent de graphiste de son enfant par exemple, accepter la vie un peu marginale de son frère...


Le film jongle entre les images d'animation et les bulles de comics: écrire ce que le personnage pense ou dit, les mouvements, les cris ou encore lorsqu'une idée survient. Bref, pour mettre quelques animations comics en film, comme si l'image était une bulle.


La base du film est surtout un mégalomane qui va fortement impacter la ligne spatio-temporelle et pas seulement de la ville. Et les proches qui ne sont pas toujours ce qu'ils semblent être. La mise en scène rajoute des bulles comme s'il s'agissait d'un comics, d'accord, ça se note.


A voir: pour Spider-Man, pour la musique

A zapper: si les personnages en collant de latex n'est pas votre tasse de thé

mardi 15 janvier 2019

"Bird Box" de Susanne Bier

Casting: Sandra Bullock, Trevante Rhodes, Sarah Paulson, John Malkovich, Jacki Weaver, Lil Rel Howery, Rosa Salazar, Danielle Macdonald

Sorti le 21 Décembre 2018 sur Netflix

Une mystérieuse force surnaturelle décime la population mondiale. Une chose est sûre: ceux qui ont gardé les yeux ouverts sont morts. Malorie trouve du réconfort, de l'espoir et un nouveau départ auprès d'un groupe de survivants. Mais elle doit prendre la fuite avec deux enfants, sur une rivière périlleuse jusqu'au seul endroit il serait possible de se réfugier. Or ce voyage doit être entrepris les yeux bandés.


Les informations relayent les villes décimées les unes après les autres par ce phénomène inexpliqué et inexplicable apparement. Malorie est enceinte, sur le retour de son échographie de contrôle, sa soeur au volant, le phénomène est là. Une seule certitude: garder les yeux fermés. Mais comment survivre lorsque les vivres sont à l'extérieur, et que l'on est cloîtré dans une maison?


Night Shymalan avait sorti Phénomènes, film au cours duquel la nature émettait des énergies provoquant l'inhibition du cerveau humain et des suicides à tours de bras. Ici, nous voyons une vague forme projeter une ombre sur les murs, se déplacer par tourbillons d'air et quiconque regarde droit devant soi fini par mourir. La vie a-t-elle un espoir, sous quelle forme et où?


L'idée de base est plutôt pas mal. Tout le monde semble dépassé par le phénomène. Des groupes tentent de s'organiser pour survivre pendant que le truc continue de sévir même cinq ans après le début de l'évènement. Donner la vie dans ces conditions, compter sur les autres, mettre des règles très strictes.

Mais le film fini en eau de boudin; oui Malorie et les enfants vont rejoindre un groupe de survivants, mais nous ne savons toujours pas d'où vient le phénomène ni s'il s'arrêtera. Et à part les Etats-Unis, pouvons-nous avoir un aperçu de d'autres groupes ailleurs dans le monde?


A voir: comment gérer son potager et les promenades en ayant les yeux bandés

A zapper: si déjà vous avez été circonspects face à "Phénomènes" de Night Shyamalan vous le serez également ici aussi

lundi 14 janvier 2019

"L'échange" de Rebecca Fleet

Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l'occasion de passer une semaine loin de chez eux déterminer à recoller les morceaux de leur mariage. Mais une fois sur place, la maison leur paraît étonnamment vide et sinistre. Difficile d'imaginer que quelqu'un puisse y habiter.
Peu à peu, Caroline remarque des signes de vie, ou plutôt des signes de sa vie. Les fleurs dans la salle de bain, la musique dans le lecteur CD, tout cela peut paraître innocent aux yeux de son mari, mais pas aux siens. Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu'elle aurait préféré garer enfouis. Et à présent, cette personne se trouve chez elle...


Caroline et Francis traversent une crise de couple assez importante: il est dépressif (le comble pour un psy) et elle a eu un amant (son mari est au courant). Mais y a-t-il seulement ça? Car après tout, la relation entre Caroline et Carl est vraiment terminée. Il y a cependant certains évènement qui sont difficilement faciles à enfouir au fin fond de sa mémoire, surtout lorsque la maison où l'on passe quelques jours s'obstine à semer des petits cailloux... Et cette voisine un peu trop présente...

Que peut-il se cacher. Caroline a été enceinte de son amant? Francis a eu aussi une liaison, toujours d'actualité, au sus de sa femme? Le fils Eddie a provoqué un accident par mégarde? Un collègue ou voisin voyeur harcelant le couples via des photos? L'enlèvement de Freddie à la sortie de l'école? Non, rien de tout cela. Car la maison qu'ils gardent à Leeds semblent raviver autre chose, un secret entre Carl et Caroline, au-delà de leur simple liaison.

Les premiers chapitres ne sont pas évident à suivre dans le sens où la connexion entre 2013 et 2015 n'est pas claire. Il faut compter quasiment un bon tiers du roman avant que le lecteur établisse une hypothèse probable, qui sera toute aussi érodée que celle posée par Caroline. Plus le temps passe à Leeds en 2015, plus nous en apprenons sur 2013: les petits cailloux laissent présager plusieurs drames possibles. Ce qui devait être un simple échange de maisons pour changer d'air va finalement permettre de clôturer un accident qui a eu lieu des mois plus tôt.

"Sex education, saison 1"

Casting: Gillian Anderson, Ncuti Gatwa, Emma Mackey, Asa Butterfield, Connor Swindells, Aimee Lou Woods, Kedar Williams-Stirling, Alistair Petrie, Mimi Keene, Chaneil Kunar, Simone Ashley

Maeve, adolescente plutôt rebelle, entraîne Otis, inexpérimenté qui veut passer inaperçu ayant une mère sexologue, dans la création d'une cellule de thérapie sexuelle au sein de leur lycée. Plutôt que les cours de sciences naturelles ou le rendez-vous chez le médecin ou en infirmerie, les adolescents prennent la main !


Une mère quinquagénaire sexologue à la vie débridée non cachée au grand damne se son fils (Gillian Anderson connue pour son rôle de Scully dans la série télévisée The X-Files). Le fiston Otis qui fait un blocage. Eric, le meilleur excentrique au rire qui lézarderait presque les murs. Maeve aux cheveux décolorés qui adore faire des doigts d'honneur. Adam le fils du proviseur qui en a marre d'être vu comme le fils du proviseur. Et tout le reste d'un lycée: la reine d'un groupe, la fille qui veut rendre service, le nageur qui roule des mécaniques...


L'intimité des adolescents, vue par les adolescents: et donc la thérapie gérée par eux-mêmes. Mais maman thérapeute est passée par là: Otis est aux premières loges d'ouvrages sur le sujet (et accessoirement de sa mère qui assume parfaitement d'être active au lit et avec rarement le même partenaire deux nuits de suite). Mais entre les loges et être thérapeute...


Des sujets sérieux sont présents, traités avec le regard adolescent en confrontation avec les adultes et non pas les campagnes des adultes envers les plus jeunes. L'homosexualité: comment être soi-même, faire faces aux moqueries. L'avortement: les manifestants adolescents devant la clinique, faire le choix d'arrêter une grossesse en étant adolescente.

Sans oublier des intermèdes: déclarer sa flamme, comment se faire remarquer par la fille convoitée, faut-il aller au bal de fin d'année ou pas, faire respecter sa zone privée par les parents, retourner à l'église ou pas...


Les parents ne sont tout de même pas oubliés. Tourner la page d'un divorce ou du décès du conjoint, être parent célibataire, faire face aux chamboulements de ses enfants en pleine crise hormonale, assumer un désir intime.

Le corps enseignant tente de captiver les attentions des élèves, les convocations dans le bureau du proviseur. Il ne manque juste que l'infirmerie.


A voir: les adolescents sont concernés par leur intimité et de manières variées, les coups vaches ne sont pas oubliés

A zapper: si ça vous convient 5 minutes de film sur le sujet et basta

dimanche 13 janvier 2019

"Nos voisins les hommes"

Sorti au cinéma le 5 Juillet 2006

A partir de 3 ans

La tortue Verne et ses amis sortent d'un long sommeil hivernal: le printemps est là ! Mais une grande chose verte a poussé à l'orée du bois et envahi leur domaine. Le raton laveur RJ surgit, jamais à court de théories et de combines: il s'agit d'une haie, tout simplement, veillant à protéger le bien-être des humains habitants de l'autre côté...


Chaque animal a son propre caractère: précaution, réflexion, aller vite... RJ va vite faire presque l'unanimité car il a prouvé que de la nourriture existe chez les humains. Mais ce n'est pas tout à fait désintéressé: une dette envers un ours... La vie de ce groupe va changer, et tout le monde va voir les choses d'un autre oeil.


Ils mangeaient des baies. Là ils passent aux chips, boissons énergisantes ou encore des cookies: tout en expliquant les sensations du pic de sucre et de caféine dans l'organisme. Chacun y va de ses arguments pour justifier de ne pas manger ou de manger ces produits.

Les amis sont toujours là pour donner un coup de main, remonter le moral: si RJ avait annoncé la couleur dès le début, tout le monde aurait suivi dans l'aventure. Au final, tout le monde se sert les coudes quand même, face l'adversité.

Et les espaces verts attirent forcément des animaux spécifiques. Les humains ont mis au point des techniques d'élimination selon la taille de chaque animal: un moustique et un ours n'ont pas la même approche. Tout le monde vit dans un environnement aseptisé.


Au-delà des trois axes majeurs de ce film d'animation, nous passons un très bon moment. Les personnages s'attachent, se tournent le dos, se montrent rancunier, passent à autre chose. Un équilibre revient, rien n'est jamais vraiment acquis.


A voir: un scénario qui n'invente rien mais avec des animaux qui se montrent plus humains que les humains, une alternance nature / maison bien équilibré

A zapper: si les animaux qui parlent très peu pour vous, le côté "nature qui reprend sa place" vous dépasse