Sorties

Edito Novembre 2019

La Toussaint est passée, vous avez peut-être été en vacances et profité de lever le pied pour penser à vous. Nous nous tournons vers les préparatifs des cadeaux de Noël: les catalogues de cadeaux commencent à apparaître dans les boîtes aux lettres.

4/30/2014

"The Social Network" de David Fincher

Casting: Jesse Eisenberg, Justin Timberlale, Andrew Garfield, Max Minghella, Rooney Mara, Dakota Johnson, Brenda Song, Armie Hammer

Sorti au cinéma le 13 Octobre 2010

Une soirée bien arrosée d’octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l’Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l’utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l’information se diffuse à la vitesse de l’éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d’avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C’est pourtant à ce moment qu’est né ce qui deviendra Facebook. Peu après, Mark crée thefacebook.com, qui se répand comme une trainée de poudre d’un écran à l’autre d’abord à Harvard, puis s’ouvre aux principales universités des États-Unis, de l’Ivy League à Silicon Valley, avant de gagner le monde entier… Cette invention révolutionnaire engendre des conflits passionnés. Quels ont été les faits exacts, qui peut réellement revendiquer la paternité du réseau social planétaire ? Ce qui s’est imposé comme l’une des idées phares du XXIe siècle va faire exploser l’amitié de ses pionniers et déclencher des affrontements aux enjeux colossaux…


Facebook fait parti des réseaux sociaux majeurs avec Twitter et autres LinkedIn ou encore Viadéo. Les réseaux sociaux, privés ou d’information ou professionnels, font parti intégrante de la société. Facebook est régulièrement le sujet d’articles, notamment depuis son entrée en bourse catastrophique. Aborder l’envers du décors d’un des réseaux majeurs est sur le fond intéressant.


Le spectateur découvre pas à pas la création de certaines fonctionnalités – par exemple le vote de photo préférée entre 2 photos, connu plus tard par le bouton « j’aime » -, comment elles sont accueillies… Va venir ses propres intérêts que chacun des protagonistes va vouloir mettre en valeur versus l’équité dans le développement du système: appât du gain, malhonnêteté, solitude… Le spectateur est plongé dans les tensions possibles des phases de développement, ascenssion fulgurante, ou encore déceptions et défendre sa position – le procès.


Ce film est décapant sur la création d’entreprise à plusieurs, en utilisant l’outil internet pour la vente et/ou la promotion. C’est aussi l’utilistation à des fins personnelles d’un outil: au travers de l’éffritement de la relation humaine entre Mark Zuckerberg et Eduardo Saverin font se demander jusqu’où aller pour le succès, mais au-delà c’est la relation humaine cassée par la facilité de communiquer via les réseaux sociaux sans relation de face à face, avec ce que cela peut engendrer comme tensions. En effet, nous pouvons nous permettre tout et n’importe quoi sans se soucier des conséquences mais récemment il y a eu des fêtes qui ont dégénéré car « évènement rendu public » (et non privé) ou encore des pressions entrainant des suicides. Certes ces évènements sont mineurs, ne généralisons pas. Mais The Social Network souligne qu’il faut ne pas se laisser emporter par la spirale du réseau social.


Ce film aborde tant la guerre entre les créateurs que quelques perspeption des utilisateurs. L’alternance procès / hors procès est bien équilibré. La musique est dans les clous. Rien à dire au niveau du casting: il transparait de chaque acteur les émotions et un positionnement clairs.

Ma note: 4/5 très bonne idée ce retour sur la création d’un des réseaux sociaux les plus importants de notre époque, chronologie graduelle, peut être élargir un peu les modes d’utilisation de Facebook et son expansion (Europe / US / Asie etc.)


A voir si: l'envers du décor d'un des plus grands réseaux sociaux vous intéresse

A zapper si: vous saturez des réseaux sociaux

"Pirates des Caraïbes: la malédiction du Black Pearl" (1) de Gore Verbinski

Casting: Keira Knightley, Orlando Bloom, Johnny Depp, Geoffrey Rush, Jack Davenport, Jonathan Pryce, Lee Arenberg, Brye Cooper

Dans la mer des Caraïbes, au XVIIe siècle, Jack Sparrow, flibustier gentleman, voit sa vie idylle basculer le jour où son ennemi, le perfide capitaine Barbossa, lui vole son bateau, le Black Pearl, puis attaque la ville de Port Royal, enlevant au passage la très belle fille du gouverneur, Elizabeth Swann. L’ami d’enfance de celle-ci, Will Turner, se joint à Jack pour se lancer aux trousses du capitaine. Mais Will ignore qu’une malédiction frappe Barbossa et ses pirates. Lorsque la lune brille, ils se transforment en morts-vivants. Leur terrible sort ne prendra fin que le jour où le fabuleux trésor qu’ils ont amassé sera restitué… 


Gamine, Elizabeth rencontre Will, survivant d’une attaque du voilier où il était à bord. Le pendentif intrigue Elizabeth et le garde. Elle ignore que ce pendentif la relie désormais au Black Pearl… Qui attaquera la ville des années plus tard, confrontant véritablement Elizabeth à la piraterie. Elle est demandée en mariage par Comodore Norrington, se fera kidnappée par deux membres d’équipage du Black Pearl, se fera récupérer par la cavalerie, utilisera l’argument de cadeau de mariage de Norrington pour sauver un pirate, et finallement s’enticher de Will Turner. Un coup dure dans l’aristrocratie. 


Elisabeth va maladroitement négocier le départ des pirates puisqu'elle oubliera de se faire rammener à terre. Les pirates virent au squelette la nuit l'on penserait presque aux loup-garous sauf que de l'or est en question (faut bien renouveller quand même). Will va découvrir que son père était pirate et comme par hasard Will est forgeron.

Cet opus est fortement marqué par des sentiments naissants, une femme qui finalement envoie balader les normes. Will va trouver sa vraie place: quitter le métier de forgeron pour celui de pirate, comme son père. Les personnages phares se mettent en place. Le scénario est bien ficelé: action crescendo, légitimité des personnages… La musique est réussie, elle fait pirate.


Ma note: 4.5/5 une godiche bourgeoise, un gamin qui travaille les épées et un pirate passablement félé. Mélangé avec une musique qui ferait époque, des costumes propres aux différents milieux (bourgeoisie ou piraterie). La mayonnaise prend !


A voir si: vous voulez voir un mélange improbables de personnages

A zapper si: vous préférez aller dans les Caraïbes en vacances


 

"Pirates des Caraïbes: le secret du coffre maudit" (2) de Gore Verbinski

Casting: Keira Knightley, Goeffrey Rush, Orlando Bloom, Johnny Depp

Le toujours aussi excentrique pirate Jack Sparrow est confronté subitement à son passé. Treize ans auparavant, Jack signait un pacte avec Davey Jones, le maître des sept mers, dont l’esprit maléfique n’a d’égal que son apparence tentaculaire. En échange de son âme, ce dernier lui promettait le commandement du mythique Black Pearl… Aujourd’hui, Jones vient donc récupérer sa dette. Mais donner son âme à Jones est sans issue, il n’y a pas de rédemption possible, c’est devenir comme tous les membres de son équipage maudit, un fantôme au physique aussi repoussant que terrifiant. Pour éviter ce sort funeste auquel Jack ne tient pas vraiment, il n’a qu’une solution : retrouver le coffre maudit de Jones où sont cachés les âmes emprisonnées… 


La relation entre Will et Elizabeth va être mise à mal: Elizabeth va donner un aller simple à Jack pour l’autre monde. A ce moment crucial, Will va surprendre un baiser entre la dulcinée et le pirate, alors qu’en réalité elle a agit ainsi pour pouvoir le menotter plus facilement. Cet opus c’est aussi une légende qui hantent les mers: Davy Jones, dont le bateau prend littéralement son équipage. Will va retrouver son père à bord du Vaisseau Fantôme.


Le mariage d’Elizabeth et Will ne sera pas célébré dans les règles de l’art, car interrompu par un arrêté: ils sont jettés en prison, à moins que Will n’arrive à prendre le compas de Jack… Elizabeth se familiarise avec le double jeu: elle fait signer des lettre de recommandations par la Compagnie sous la menace. 


Elizabeth fait moins godiche à mesure qu’elle intègre les règles du jeu de la piraterie. Des scènes de combats épiques, comme le duo à l’épée sur la roue. Les enjeux sont importants: la Compagnie qui veut contrôler les mers, Davy Jones qui tient à son coeur, Jack devant payer sa dette… Et le scénario mène tout cela de manière très équilibrée, très dynamique.


Ma note: 4.5/5 l'introduction dans le monde de la piraterie, c'est fini ! Maintenant, place à l'action et aux prises de position. Elizabeth est partie intégrante du paysage de la piraterie. Cette activité est d'ailleurs menacée par l'envie de contrôle des zones de mer. De nouvelles aventures autours des marques du passé, avec une menace présente.


A voir: par les conquis de la franchise

A zapper: si vous avez déjà eu votre dose avec le premier volet


"Pirates des Caraïbes: jusqu'au bout du monde" (3) de Gore Verbinski

Casting: Keira Knightley, Orlando Bloom, Johnny Depp, Chow Yun-Fat, Geoffrey Rush, Stellan Skarsgard, Bill Nighy, Lee Arenberg

L’âge d’or de la piraterie touche à sa fin. Même le terrifiant Vaisseau Fantôme et son capitaine maudit Davy Jones servent à présent Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales. L’invincible Hollandais Volant écume désormais les sept mers, massacrant sans pitié pirates de tous bords et sabordant leurs navires. Will Turner, Elizabeth Swann et le capitaine Barbossa n’ont qu’une seule chance de résister à Beckett et à son armada destructrice : ils doivent rassembler les Neuf Seigneurs de la Cour des Frères, mais l’un des membres les plus éminents, le capitaine Jack Sparrow, manque à l’appel. Will, Elizabeth et Barbossa, secondés par Tia Dalma, Pintel et Ragetti, doivent faire voile vers des mers orientales inconnues, pour affronter un pirate chinois, le capitaine Sao Feng, et s’emparer des cartes qui les conduiront au-delà des limites du monde connu, là où Jack est retenu… 


Elizabeth prend définitivement sa place dans la piraterie. Jack Sparrow erre dans l’autre monde, sans un souffle d’air, avec des cailloux qui s’avèrent être des crabes (ou pas?). C'est aussi l'occasion pour Elizabeth de croiser son père dans l’autre monde: une façon dure d'apprendre qu'il est mort.


Ce film joue très bien sur les différents tableaux, le scénario est très bien ficelé. Les batailles sont épiques, signes d’un Pirates des Caraïbes. Elizabeth prend des décisions à contre coeur et prend une position importante dans le jeu d’échiquier des pirates, à l’opposé James Norrington (qui voulait épouser Elizabeth dans le 1er opus) passe en second plan.


Lord Beckett et la Compagnie Anglaise des Indes ont bien l'intention d'éradiquer jusqu'au bout les pirates. Ce qui donne lieu a des conflits d'intérêts. Chacun, pirates comme non pirates, va tenter de tirer la couverture à son avantage: obtenir une signature pour une grâce, récupérer un objet...



Ma note: 4/5 "Jusqu'au bout du monde" boucle la boucle. La musique est propre à la saga "Pirates des Caraïbes", le casting (personnages récurrents) maintient le cap.


A voir: si vous êtes inconditionnels de la franchise, si vous êtes curieux de voir l'autre monde

A zapper: si ces histoires de mondes parallèles ne colle pas pour Pirates des Caraïbes


"Pirates des Caraïbes: la fontaine de Jouvence" (4) de Rob Marshall

Casting: : Penelope Cruz, Johnny Depp, Geoffrey Rush, Ian McShane, Stephen Graham,Sam Claflin, Astrid Berges-Frisbey, Richard Griffiths

Le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé…


 L’idée de fond est très bonne: la quête de l’éternité. Après tout, l’allongement de la durée de vie des individus s’accroît et l’éternité touche bon nombre d’ouvrage littéraires et cinématographique (vampire). « La fontaine de Jouvance » c’est aussi la relation entre Jack et une ancienne conquête féminine, une fille et son père, un marin tombant sous le charme d’une sirène.


Bref, cette oeuvre s’annonce très sentimentale: Jack retrouve une (enième) conquête. Mais puisque la conquête revient sur le devant de la scène, c'est qu'elle a dû vraiment compter. Bien sur il s'agit d'une romance à la sauce pirate bien sûr: la donzelle attire l'attention de Jack en se faisant passer pour lui. Le film nous rappelle tout de même l'ambiance de la franchise "Pirates des Caraïbes" en démarrant sur les chapeaux de roues: après avoir eu un face à face avec son lui féminin, Jack se retrouve convoqué par le Roi pour répondre d’accusations, dont la création d’un équipage.


Nous retrouvons Barbossa, le penchant de Jack pour les femmes et des légendes: Barbe Noire et les sirènes. Les scènes d’action opposent les pirates aux sirènes, principale menace et enjeu pour l'accès à la Fontaine de Jouvance. Chacun des protagonistes a une quête, chaque quête est liée: la fille veut que son père ait la fontaine de jouvance, Jack est l’espoir majeur pour cette quête, les sirènes ont leur implication… Pour le principe, et au vu du démarrage du film, le spectateur est tenté de croire que ce quatrième volet peut prétendre être à la hauteur des trois films précédents.



Sans oublier que le casting jusque là à tout de même fait ses preuves. Et le spectateur retrouve Penelope Cruz, qui peut potentiellement remplacer la touche féminine de Keira Knightley. Cette touche féminine semble plus justifiée que le personnage a plus de passif piratique, en tout cas au vu des premières scènes. Ce qui remonte d'un cran le pirate au féminin.


Mais ce quatrième film se flanque d'un 3/5. Tout juste au dessus de la moyenne. Cet opus reste assez plat. Où sont les batailles à l’épée? Les courses poursuites épiques? Sérieusement, appeler la siène Syrena: les scénaristes étaient en panne d'inspiration? Heureusement que la musique nous rappelle que nous sommes dans Pirates des Caraïbes, qu’il y a Jack et Barbossa avec leurs dégaines des autres films, et les bateaux. Malgré un scénario est pas trop mal ficelé.


Il manque le côté barge de Jack: il est complètement à la dérive, et ce malgré un faux-semblant de temps à autre le Jack Sparrow des 3 autres volets. A moins bien sûr que Jack ne se soit lassé de ces folles années, mais il ne semble pas contre partir en aventure. Davy Jones était fascinant: là les personnages sont fades. A la limite d'avoir forcé sur l'autre-bronzant... Barbossa reste plutôt bien fidèle à lui même par rapport aux autres films.


"Looper" de Ryan Johnson

Casting: Joseph Gordon-Levitt, Bruce Willis, Emily Blunt, Paul Dano, Pierce Gagnon, Xu Qing; Piper Perabo, Jeff Daniels

En salles le 31 Octobre 2012

Averstissement: des scènes, propos ou images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaitres tous les témoins gênants: elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminents. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que lui-même, avec 20ans de plus. La machine si bien huilée déraille…


Le film démarre sur Joe (le jeune interprété par Joseph Gordon-Levitt) en sessions d’excécution et pendant son temps libre. Le système Looper est expliqué de manière claire et nette.
S’en suit des séquences en le jeune Joe et le vieux Joe (Bruce Willis): l’évolution de Joseph Gordon-Levitt en Bruce Willis est tout à fait plausible. Mais voir jeune Joe face à son lui vieux, puis voir l’évolution du jeune en vieux, puis le vieux qui fait face au jeune… Je ne sais pas si vous avez suivi mais personnellement j’ai été un peu pomée à ce passage.


Le vieux Joe (Willis) tente de régler ses comptes avec le-faiseur-de-pluie qui est un personnage phare dans l’entreprise de tueurs à gages. Il tente de mettre sur la touche le jeune Joe (Gordon-Levitt) avec de bonnes intentions, pendant qu’il traque le-faiseur-de-pluie qui est à cette époque un enfant: vieux Joe va traquer trois enfants… Et au passage faire face au jeune Joe qui prend partie pour le-faiseur-de-pluie.


Lu comme ça, le film a l’air d’être du charabia. Mais honnêtement, passé la rencontre entre jeune et vieux Joe (présent et futur en somme) qui est déroutante, ce film est excellent.
Revenir dans le passé pour changer son futur, mais faire face à son soi passé réalcitrant est très bien développé. Est-ce que le « passé » veut changer le « futur »?


Joseph Gordon-Levitt et Emily Blunt sont méconnaissables ! Ils crèvent littéralement l’écran dans leurs rôles. Joseph Gordon-Levitt partant en vrille face à son lui futur, en manque de ses injections dans les yeux ou encore sang froid alors qu’il a une carabine pointé sur lui: il transmet parfaitement les émotions. Il incarne parfaitement la sobriété du personnage qui assume tout à fait son job de tueur à gage. Ce rôle du jeune Joe est très bien contrasté avec son lui futur (Bruce Willis) complètement animé par une Vendetta: il y a une complémentarité certaine.
Quant à Emily Blunt en mère face à un gamin psychoté et incontrôlable au possible, en paysane: elle apporte une touche petzouille mais pas avec les gros sabots.


Cependant, la musique ne m’a pas particulièrement marquée… Une tendance western, Texas mais le spectateur n’est pas embarrassé auditivement. Ce film met l’accent sur l’intrigue, plus que sur les effets spéciaux et je trouve que le résultat est très bien comme c’est: je doute que un rajout d’explosions ou de courses poursuites n’auraient pas fait de valeur ajoutée.


Looper donne une bouffée d’air frais parmis les tueurs à gage. Il n’a rien à envier à James Bond, mais ne détrône pas James Bond pour autant. Les deux sont aussi excellent: Looper n’a pas à rougir aux côté du grand nom des agents secrets.


Ma note: 4/5 il faut le temps de se mettre dans l'ambiance et de s'habituer à voir Joseph GL en Bruce Willis (et inversement). Le démarrage est dur à suivre mais le reste s'imbrique bien.


A voir si: vous voulez voir Emily Blunt en pécnaude, vous êtes curieux de voir comment Joseph Gordon-Levitt se transforme en Bruce Willis

A zapper si: le coup du moi futur qui revient vers son moi passé est un concept qui vous dépasse (déjà vous essayez de vous gérer dans l'instant présent et c'est assez difficile comme ça)

4/29/2014

"Mud, sur les rives du Mississipi" de Jeff Nichols

Casting: Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Tye Sheridan, Jacob Lofland, Sam Shepard, Ray McKinnon, Sarah Paulson

En salles le 1 Mai 2013

Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ?


Une leçon de vie à différents niveaux. Les gamins apprenent les relations avec les filles, Mud a un côté désabusé et en est venu à tuer celui qui levait la main sur son ex Juniper, Juniper devient la cible de tueurs à gage parce qu'elle est revenue à proximité de Mud (qui a tué le frère d'un mafieux). C'est aussi l'envie de s'émanciper, passer à autre chose, aller de l'avant quoi: mais pour cela, il faut déjà s'initier à la vie, savoir tourner une page. Savoir à qui se fier, savoir quand lâcher prise pour se donner une nouvelle chance: telle est la leçon de Mud et Ellis, non sans heurts, mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille (quitte à faire dans la rivière, autant donner les références).


C'est aussi une histoire d'honneur: à quel moment lâcher prise, négocier la libération du bateau, se battre pour sa copine, venger le fils / frère qui est tombé... Se rendre compte qu'un rêve a un prix, mais que ce prix n'est pas forcément celui qui avait été fixé: Neckbone voulait le flingue, il l'a eu mais sans les balles; Mud et Juniper s'aiment mais Mud décide de rompre avec Juniper pour des raisons qui ne sont pas données mais qui peuvent paraître évidentes (au spectateur de se faire une opinion).


"Mud, sur les rives du Mississipi" c'est également la vie quotidienne: que faire à part aider ce gars là pomé sur une île, que faire sur l'île perdue à part réparer le bateau. Même si ce n'est pas énormément développé, il y a des bribes ici et là. Le film montre surtout l'impact de l'évasion les uns et des autres: les relations humaines. A renfort de bastons et de vol de matériel ici et là.


Ma note: 4.5/5 ce film sort des sentiers des blockbusters américains, bien que les bastonnades et les flingues soient de rigueur. Le mélange des visions est très bon. Les écorchures sont soit suggérées soit exprimées et chaque personnage a sa manière d'aborder les choses. La finale me laisse un léger goût d'inachevé: nous savons ce qu'est devenu Juniper, Mud, Ellis, mais Juniper est sortie du film par la toute petite porte.


A voir si: vous appréciez les histoires d'amour torturées, vous voulez voir Matthew McConaughey dans un rôle à fleur de peau au lieu du monsieur tombeur de ces dames de Comment se faire larguer en 10 leçons et Magic Mike pour Reese Witherspoon qui prouve qu'elle n'est pas qu'une blonde

A zapper si: déjà vous en avez assez de voir des histoires d'amour torturées autours de vous

4/28/2014

"Mange, prie, aime" de Ryan Murphy

Casting: Julia Robert, Javier Bardem, James Franco, Richard Jenkins, Billy Crudup, David Lyons, Tuva Novotny

Sorti au cinéma le 22 Septembre 2008

Adaptation du roman d’Elisabeth Gilbert, ce film retarce le parcours d’Elisabeth qui, après un divorce, une dépression et une relation sentimentale foireuse, est allée à la recherce de son équilibre: Elisabeth est passée par l’Italie (Mange), l’Inde (Prie) et finalement l’Indonésie (Aime). 


Le film retranscrit de manière très fidèle l’atmosphère du livre. On y retrouve les états d’esprit d’Elisabeth. Les paysages sont magnifiques. La musique sublime ce voyage de recherche d’équilibre et de trouver sa place. Le casting est convainquant: Julia Roberts atteind la paix intérieure et l’amour, comme quoi il n’est jamais trop tard, chacun a son rythme d’évolution: après la théorie de l’évolution de l’Homme, voici une approche de quête de soi. Les différents contextes se prêtent tout à fait à cet aboutissement pas à pas.


Nous par les italiens chauds lapins, avec les pâtes, son language des mains… Nous allons en Indonésie avec ses paysages particulier, ses temples, la réflexion sur sa vie, ses rencontres… Nous finissons le voyage par la rencontre de l’amour, qu’Elisabeth va rejetter au premier abord, par peur de vivre… Ce film inspire la gourmandise, la détente, l’émerveillement ou encore nous tire un sourire, l’envie de lui botter les fesses quand elle s’apprête à laisser filer une relation sentimentale qui peut l’emmener loin. Les choses arrivent lorsque nous sommes prêts à les recevoir.


La musique n’écrase pas le film mais le sublime. Les costumes, nottament pour la partie en Indonésie, sont magnifiques. Les moyens de transports sont adaptés aux pays, tout comme les costumes en général. Le spectateur ressent très bien la détresse du personnage principal au début du film, puis peu à peu son émancipation, son acceptation. Ce voyage initatique couvre parfaitement toutes les perspectives du roman. La quête de soi et d’un nouveau souffle abouti avec des rencontres à l’autre bout du monde: l’humain impacte sur l’humain, ici en bien.


Julia Roberts campe une femme déboussolée par sa vie sentimentale, qui voudrait vivre cette nouvelle histoire d’amour mais n’ose pas, a un super job et l’appartement de rêve et pourtant n’est pas bien dans ses baskets… Un amant post divorce va lui ouvrir les yeux quant à la quête spirituelle: rien n’est vraiment négatif. Tirer le positif de chaque chose pour sa quête d’équilibre intérieure: cela pourrait définir Mange Prie Aime. Pour d’autres ce serait Sport Lecture Boulot, pour d’autres Mange Aime Voyages: chacun a les ramifications qui lui correspondent à un équilibre.


Mange Prie Aime va au-delà du bien-être par le matérialisme, mais bien sur qu’il est apprécié d’avoir un toit: mais ce n’est pas tout. La réussite social avec du vide relationnel: à quoi bon… Et le besoin d’enfant ne se fait pas du tout sentir par l’héroïne, ce qui est également à contre-emploi de la société matérialiste: en plus du job et de l’appartement ou maison, il faut un ou plusieurs enfants. Mange Prie Aime est une très belle leçon de vie.
  

Ma note: 4.5/5 le film est très fidèle au roman d'Elizabeth Gilbert, quelques raccourcis (comme toute adaptation de roman). rien à redire sur les costumes, le casting et la musique: le tout met en avant l'état d'esprit du roman.