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Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

vendredi 11 avril 2014

"Beetle Juice" de Tim Burton

Casting: Michael Keaton, Alec Baldwin, Geena Davis, Winona Ryder, Annie McEnroe, Maurice Page, Hugo Stanger, Rachel Mittelman

Pour avoir voulu sauver un chien, Adam et Barbara Maitland passent tout de go dans l’autre monde. Peu après, occupants invisibles de leur antique demeure ils la voient envahie par une riche et bruyante famille new-yorkaise. Rien à redire jusqu’au jour où cette honorable famille entreprend de donner un cachet plus urbain à la vieille demeure. Adam et Barbara, scandalisés, décident de déloger les intrus. Mais leurs classiques fantômes et autres sortilèges ne font aucun effet. C’est alors qu’ils font appel à un « bio-exorciste » freelance connu sous le sobriquet de Beetlejuice.


Jus de bestiole: il n’y a que Tim Burton pour pondre un nom de personnage pareil. En même temps, vu qu’il est mort, les cafards, ça l’y connait (bien que depuis le temps les cafards ont dû aller voir ailleurs). La mort: un sujet récurrent dans les films après BeetleJuice (Corpse Bride les noces funèbres, Frankenweenie, Sweeney Todd le diabolique barbier de Fleet Street, L’étrange Noël de Monsieur Jack…). Il pose une base que l’on retrouvera dans certains de ces films post Beetlejuice: les fantômes joyeux. La variante: la fille de la famille peut voir les morts et un mort complètement hystérofrapadingue, faisant face au couple recomposé dont la femme se prend pour une artiste sculpteur et le mari est déséspéré de s’installer au milieu de nul part. Bref, du Tim Burton dans toute sa splendeur: mélanger des personnages hauts en couleurs, aux antipodes les uns des autres et qui vont devoir cohabiter tout d’abord à leurs dépends.


Des décors tout à fait dans l’année de production, la ville américaine de l’époque dans tous ses clichés: le côté kitsh burtonien (voir Edward aux mains d’argent, Sleepy Hollow la légende du cavalier sans tête ou encore Dark Shadows).  Sur ce fond, c’est la mort pour éviter de renverser un chien, une fille mal dans sa peau qui veut mourrir confrontée à un couple mort (voir Corpse Bride et Frankenweenie). Passé le choc de découvrir sa mort, c’est parti pour une prise en main et se faire son chemain entre différentes approches. Bien sûr, lorsque l’on dit de ne pas se retourner nous nous retournons: la responsable du traitement des dossiers (morte bien évidemment) supplie le couple de ne pas avoir recourt à Bettlejuice, donc le couple fait appel à Beetljuice.


Tim Burton prend à contre-pied le monde du traitement des revenants: au lieu de proposer les vivants faisant appel à un exorcisme, ce sont les morts qui font appel à l’un des leur (complètement barge) pour faire partir les nouveaux habitants. Les deux entités ne veulent pas cohabiter: après tout les vivants sont les envahisseurs des morts ayant acheté la maison, et les morts sont les envahisseurs des vivants ayant la légitimité d’habiter dans la maison de leur choix.


Les effets spéciaux sont très grossier: il est plus qu’évident que la mer de sable avec le serpent, le costume blanc et noir de Beetljuice  ou encore l’attaque des crevettes sont réalisés en carton pâte. Cette technique est non sans rappeler Corpse Bride et Frankenweenie avec ses personnages modelés. Le mélange carton / pâte et personnes réelles est franchement très intéressante dans l’opposition des vivants et des morts: les morts sont dans un monde parallèle: pourquoi n’auraient-ils pas une structure différente? Beetlejuice se pointe bien dans la maquette du village !
Loufoque, déjanté, frapadingue, une comédie horifiquement hystérofrapadingue, un humour noir décallé, des costumes et décors en adéquation avec l’histoire et l’époque: du Tim Burton dans toute sa plendeur.


Ma note: 4/5 à l'époque les effets spéciaux ont du etre géniaux (sauf qu'aujourd'hui ça fait plus que très limite)

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