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Edito Octobre 2018

Déjà Octobre... Nous avons été au Danemark, une semaine, en Septembre, coupure hors vacances scolaires. En octobre, nous restons à la maison, donc: séries télé, lecture et cinéma, le rythme habituel. La fête des morts est là, à la fin du mois, de quoi nous faire peur avec Paranormal Activity par exemple?

lundi 14 avril 2014

"Inception" de Christopher Nolan

Casting: Léonardo Dicaprio, Joseph Gordon-Levitt, Marion Cotillard, Ellen Page, Ken Wanatabe, Cillian Murphy

Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence. 


L’exploitation des rêves emboités pour de l’espionnage industriel alliée à la création de labyrinthes et de design: il y aurait de quoi en perdre son latin mais Christopher Nolan maîtrise son sujet haut la main. Il a compris que le rêve est un espace où tout est réalisable. En théorie. Là, en pratique, d’autres règles s’appliquent: la notion du temps, les blessures, crever tous les niveaux du rêve… Mais cela n’a pas sans conséquences: intégrer une idée profondément pour être fatal. 


Ellen Page ajoute sa touche de fraicheur, son innocence et est choisie pour son expertise en tant qu’architecte mais se retrouve mouillée dans une affaire d’espionnage industriel. Ellen Page n’a rien à voir avec l’enjeu de Dom Cobb mais accepte son job: elle se retrouve intégrée dans la conception, le montage, aspirée sur le terrain avec ses improvisations au fur et à mesure des embuches du plan de Dom Cobb, en conséquence de quoi son rôle est vital et elle prend son rôle à coeur. L’innocence d’Ellen Page est brouillée mais ce n’est pas elle qui risque gros. 
Les lieux des différents niveaux du rêve est aussi réaliste que n’importe quel décor dans lequel nous pouvons évoluer dans la vie de tous les jours: cela donne une dimension d’identification facile, et permet de mettre en confiance le sujet de l’inception.


Le scénario est admirablement très bien ficelé: les allers et venues entre les différents niveau du rêve n’embrouillent pas le spectateur, l’équilibre entre la préparation et les niveaux du rêve est parfait. La pose du contexte (pourquoi Cobb, le montage de l’équipe…) permet au spectateur de comprendre l’implication des différentes personnes choisies. Les effets spéciaux sont à couper le souffle. Le film dure 2h28: cette durée n’est pas de trop car les personnages et l’histoire sont développés juste à point.


Cobb va s'associer avec les meilleurs. L'histoire va commencer lorsqu'un magnat veut éradiquer du paysage un opposant. Mais il faut que l'opposant le fasse de lui même, sinon le magnat serait très probablement montré du doigt (comme par hasard le magnat va hériter du marché...). L'occasion d'approcher l'opposant: le décès du père, dirigeant de l'entreprise, dont fiston hérite... Le système des rêves emboité va se dérouler dans un avion. Cobb et l'équipe a la durée du vol pour implanter l'idée de démembrer l'entreprise familiale. Sauf que chaque niveau de rêve va souligner les défences du rêveurs mais aussi différentes lignes temporelles.


"Inception" n'est pas seulement l'utilisation des rêves emboîtés pour de l'espionnage industriel. C'est aussi l'occasion pour Cobb (Léonardo Dicaprio) de réparer une énorme erreur: il a été accusé d'avoir tué sa femme (interprétée par Marion Cotillard). Cobb avoue avoir empoisonné l'esprit de sa femme: lui faire croire que la réalité se situe dans un rêve, et que la vraie vie est en fait un rêve. Elle finira par se suicider. Le contrat d'espionnage industriel permettra à Cobb de revenir sur le sol Américain, après des années d'exil sans voir ses enfants. Cobb s'est monté un monde avec des souvenirs, où il s'échappe régulièrement.


Ma note: 5/5 un rythme éfréné, une histoire claire malgré les enboitages de rêves. Il est impossible de se laisser distraire quelques secondes sous peine de ne plus rien comprendre à l'histoire: les allers et venues entre les différents niveaux du rêve a de quoi laisser divaguer même l'esprit le plus attentif. Chaque niveau de rêve a son propre décors et différents: les montagnes enneigées, une ville au bord de la mer, Paris... Chaque niveau a son entité: chaque niveau donne accès à de nouvelles données. La plongée du spectateur se fait comme une initiation: Cobb doit expliquer les bases des rêves emboités et des illusions à l'architecte, tout come au fur et à mesure des éléments sont dévoilés comme le passé de Cobb ou les risques de mourir en rêve.


A voir: si le concept de l'espionnage industriel via les rêves vous trouvez ça juste génial

A zapper: si le rêve pour vous c'est dans votre lit

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