Sorties

Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

samedi 12 avril 2014

"Insaisissables" de Peter Letterier

Casting: Jesse Eisenberg, Mark Ruffalo, Morgan Freeman, Woody Harrelson, Isla Ficher, Dave Franco, Mélanie Laurent, Michael Cane

« Les Quatre Cavaliers », un groupe de brillants magiciens et illusionnistes, viennent de donner deux spectacles de magie époustouflants : le premier en braquant une banque sur un autre continent, le deuxième en transférant la fortune d’un banquier véreux sur les comptes en banque du public. Deux agents spéciaux du FBI et d’Interpol sont déterminés à les arrêter avant qu’ils ne mettent à exécution leur promesse de réaliser des braquages encore plus audacieux. Ils font appel à Thaddeus, spécialiste reconnu pour expliquer les tours de magie les plus sophistiqués. Alors que la pression s’intensifie, et que le monde entier attend le spectaculaire tour final des Cavaliers, la course contre la montre commence. 


Les prestidigitateurs font rêver: qui n’a jamais essayé de comprendre « le truc » des tours réalisés. Un inconnu en sweet, capuche vissée sur la tête, repère quatre individus réalisant un numéro qui leur est propre: enchainée sous l’eau, jeu de carte, télépathie / hyptnose… Ils se connaissent pour avoir travaillés ensemble, ils se connaissent de vue ou ils ne se connaissent pas du tout mais ont été convoqué par le biais d’une carte de tarot: le quatuor se retrouve devant un appartement et doivent composer avec les tempéraments des uns et des autres. Au final, un an après leur rencontre, ils réalisent le casse du siècle dans une banque parisienne et marque le début d’un chemin de croix d’un total de trois scènes avant le final. En parallèle, FBI et Interpol tente de dénouer le vol semé par le quatuor et Thadeus tente de percer les secrets des tours de magie du groupe. Les deux premiers tours mettent en avant deux victimes: une personne choisie dans le public (interprété par José Garcia soit dit en passant) et le bienfaiteur. C’est du moi ce que l’on est tenté de croire mais au fur et à mesure du film…


Mais au fur et à mesure du film nous nous rendons compte que l’illusion ne se cantonne pas qu’aux shows scéniques du quatuor « Les quatres cavaliers ». Les « trucs » sont utilisés pour arriver à leurs fins. Le coup du miroir pour faire croire que le lapin a disparu? Utilisé pour faire croire qu’un coffre a disparu. Henley disparait du bac à eau des pirhanas? Jack meurt soit disant dans un accident sur un pont. L’argent a disparu? En fait le coffre fort se trouvait derrière la salle, quant à l’argent de la banque parisienne il a brûlé sans laisser de fumée.


Le quatuor a toujours un coup d’avance, même lorsque la police débarque dans leur point de repère à New York. Insaisissables c’est aussi le jeu des apparences. L’agent du FBI est en effet pas indifférent à la nébuleuse de l’Oeil, bien qu’il affirme jusqu’au bout se fier qu’à ce qu’il croit et non pas aux supersitions: l’indice flagrant est que l’on parle d’un magicien disparu suite à un malencontreux numéro dans le fleuve. Thaddeus a tout pour être le cinquième  cavalier vu qu’il cherche à décortiquer « les trucs », il se fera même sollicité par la police.


Ce film est truqué à différents niveaux mais tout s’emboite de façon parfaitement logique, les « trucs » restent expliqués de façon réaliste (quant aux « trucs » non expliqués, comme la façon dont Henley sort de la piscine, il n’y a tout simplement aucune référence ou ébauche d’explications: le côté magie reste). Le centre de l’histoire est très rapidement approché: entre la présentation de chaque spécialité des membres / la rencontre entre les membres et le pseudo cambriolage de la banque parisienne un an plus tard et les courses poursuites, il se passe maximum un quart d’heure (à vue de nez).


Les décors sont démesurés, comme tout blockbuster américain: New York, Las Vegas, jets privés, scènes de spectacles… La musique est tout aussi surdimensionnée. Après tout, le spectateur est plongé dans un show de prestidigiation: il faut en mettre plein la vue pour faire rêver. Et pourtant même dans le coin de la rue, chacun des membres des quatres cavaliers rendent bien, mais le niveau passe largement au dessus lorsque le groupe se forme: lorsque l’on voit plus grand, il faut que le cadre suivre. La musique est tout aussi spectatulaire: ça en jette plein les tympans.


D’un point de vue du casting, nous sommes très bien servis. Jesse Eseinberg a été dans The Social Network et American Ultra. Concernant Morgan Freeman sa filmographie est plutôt longue mais nous retrouvons Million Dollar BabyWanted choisi ton destin ou encore Lucy et Bruce tout-puissant.


Ma note: 5/5 on y voit que du feu, ça déménage. Le spectateur cherche à comprendre les trucs, apprécie la façon dont les tours sont mis en place.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire