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Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

vendredi 11 avril 2014

"Le grand soir" de Benoit Belépine et Gustave Kervern

Casting: Benoit Poelvoorde, Albert Dupontel, Brigitte Fontaine, Areski Belkacem

Les Bonzini tiennent le restaurant ‘la Pataterie’ dans une zone commerciale. Leur fils ainé, Not, est le plus vieux punk à chien d’Europe. Son frère, Jean Pierre, est vendeur dans un magasin de literie. Quand Jean Pierre est licencié, les 2 frères se retrouvent. Le Grand Soir, c’est l’histoire d’une famille qui décide de faire la révolution… à sa manière.


Je suis tombée sur ce film à la télévision, un soir de Mai 2013. Là je me dit que j’ai bien fais de ne pas aller le voir au cinéma: payer une place pour ce truc… Je l’aurais eu très mauvaise. Et encore: « très mauvaise » est faible. Déjà à voir Benoit Poelvoorde je me suis dit « oulà »: vu son passif, j’ai pris peur. Mais je me suis dit que peut être ce film sera un tournant dans la carrière de l’acteur… Grossière erreur de ma part ! Quant à Albert Dupontel, j’ai laissé le bénéfice du doute n’ayant aucun souvenirs d’avoir vu l’acteur dans le feu de l’action (à moins bien sûr que mon cerveau ait fait du tri…).


Le film dure 1h32. Il a bien fallu 1h: à tourner en rond dans la vie de Not, découvrir la vie à la pataterie / la vie de vendeur de litterie, à attendre que Jean Pierre se fasse licencier et se rapproche de son frère Not. Donc il reste 32 minutes pour le duo de frangins pour prendre leur rythme de croisière de punks. 1h32 pour mettre en place ce qui aurait pu largement se faire en trente minutes et pouvoir plus développer le regard de la société sur le fait de plaquer son job de commercial, d’être ou de devenir punk, approfondir le monde punk versus le reste de la société.
Selon le résumé, « c’est l’histoire d’une famille qui décide de faire la révolution… à sa manière ». D’accord Jean-Pierre fait sa révolution car il vire punk. Mais Not? Les parents? Pourquoi pas même le chien? Ou transformer l’affaire familiale? Que neni. Juste la révolution de Jean-Pierre, avec le regard des électrons en gravitation autours.


La mise en scène est d’un grotesque pathétique. Les punks vomissent des sons incompréhensibles et se bourrent la gueule, demander la pièce devient sujet à stratégie (en gros enquiquiner les gens à la sortie des supermarchés en squattant leur voiture par exemple). La volonté de casser la société de consommation, mettre en avant l’exclusion, le commercial à abattre ne sont en rien mis en avant: le vide est surtout l’élément phare de ce film. Où est la mise en scène de la marginalisation, de la société de consommation? La société de consommation a pourtant énormément d’axex à exploiter: les crédits à la consommation, les cartes de fidélité, plus la quantité est grande plus le prix est bas…  Quant aux punks, nous pouvons trouver: les passages chez le tatoueur, un relooking entre frangins (une sorte d’avant / après pour Jean-Pierre par exemple). De même, comment Not en est arrivé à être le punk au chien?


Concernant la classification comédie de ce film, je suis incapable de citer un seul passage ou une seule réplique humoristique. Le seul aspect décallé du film est le punk Not avec son petit chien: je m’attendais plutôt au rottweiller (les clichés ont la dent dure). Je ne comprends pas du tout le rapport entre le titre et le film: où est « le grand soir »? Les frangins qui scellent leurs retrouvailles un soir de concert punk?


Ma note: 2/5 pour le chien qui à mon avis doit se demander ce qu'il fiche là. Jean-Pierre va complètement craquer à son boulot: il y a de meilleures façons d'assurer un contre-coup de burn-out que d'aller voir son punk de frangin. A part peut être la facilité: pourquoi se creuser la cervelle alors qu'il y a déjà un des deux complètement barrés? Pourquoi chercher une autre voie?


A voir si: vous n'avez vraiment rien à faire

A zapper si: vous avez quelque chose à faire (ne serait-ce que le ménage)

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