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Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

samedi 12 avril 2014

"Une place à prendre" de JK Rowling

La bourgade de Pagford, Angleterre. La mort soudaine du conseiller paroissial Barry Fairweather va semer la discorde: la place au Conseil à pourvoir ne va pas laisser les habitants de Pagford indemnes.


Ce roman nous plonge dans un brassage de couches sociales variées: médecin dont la fille se taillade les bras aux lames de rasoir, une mère enchainant les cures de désintox, les confrontations entre les adolescents, le père de famille violent…  la chute du club d’aviron… Le tout sur fond de père violent, le petit frère de cinq ans en retard, les meilleurs amis fumant en cachette… C’est comme s’il a fallu que Barry meurt pour que la ville parte en vrille totale. En parallèle à ces éléments de la sphère privée (approche officieuse), il y a l’aspect officiel: la vie publique, qui est toute aussi barée que la vie privée. Rien n’est oublié: les potins, l’enterrement, ce que pense le gamin bossant pour untel, le lycée…
Peu à peu, les rancoeurs se libèrent et les drames s’enchaînent. JK Rowling n’épargne pas les détails: vocabulaire cru dans les dialogues, courtes descriptions de relations intimes ou encore le sentiment de soulagement d’un personnage se tailladant les veines. Comérages, enjeu d’une élection, fumer en cachette des parents: le lecteur est plongé dans une autre facette de l’Angleterre, celle où le tea time passe aux oubliettes - une mère préfère se shooter – ou encore cette approche de la retenue en public – cassé par exemple deux personnages s’envoyant en l’air dans un parc – et le garçonnet de même pas cinq ans mimant la levrette avec une camarade de classe.


JK Rowling décrit au plus près les décors, les personnages, les états d’âmes, les scènes: le lecteur n’a aucun mal à se visualiser la scène ou imaginer le personnage. Le lecteur est plongé dans la bourgade anglaise, tendance quartier mal famé où il faut à tout prix sauver les apparences et tout faire en cachette pour assousvir ses petits plaisirs ou craquer. Les comportements officiels et officieux sont très bien équilibrés.
JK Rowling, connue pour être la saga en sept volumes d’Harry Potter et les contes de Beedle Le Barde dont une partie des bénéfices a été reversé à une association, réussi sa reconversion dans ce roman pour adulte. Les quelques 685 pages couvrent, sans se répéter, les fissures croissantes de la vie privée et de la vie publique. Et dire qu’elle a essuyé de nombreux refus avant qu’une maison d’édition accepte de publier « Harry Potter à l’école des sorciers », et la suite de la saga avec le succès que l'on connais, et d’ailleurs JK Rowling n’espérait pas rencontrer un tel succès avec ce roman: elle même a été aspirée par la Harry Potter et a continué d’écrire la saga. Aujourd’hui Harry Potter c’est 8 film, 7 romans traduits dans plus d’une centaine de langues, un parc d’attraction aux USA (Pré-au-Lard avec la possibilité de déguster une bièrobeurre ou d’envoyer une lettre avec un cachet de la ville), le tour des studios de Londres…


Ma note: 4.75/5 des passages un tout petit peu trop lent mais la plongée dans différents destins est très bien mené.

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