Sorties

Edito Novembre 2019

La Toussaint est passée, vous avez peut-être été en vacances et profité de lever le pied pour penser à vous. Nous nous tournons vers les préparatifs des cadeaux de Noël: les catalogues de cadeaux commencent à apparaître dans les boîtes aux lettres.

7/30/2014

"La planète des singes: les origines" de Rupert Wyatt

Casting: James Franco, Freida Pinto, John Lithgow, Brian Cox, Tom Felton, Andy Serkis, David Hewlett, Tyler Labine

Sorti au cinéma le 10 Août 2011

Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.


La science peut se retourner contre les créateurs: voilà clairement le message de ce film. Les sujets ne réagissent pas comme il le faudrait, ce qui entrainera un soulèvement parmi les primates. Après tout, entre le grand singe et l'homme, il n'y a même pas 2% de différence génétique. Ce qui est également révélé par ce film. Des deux côtés (humains comme primates) l'on cherche à comprendre où l'on peut aller: les humains cherchent le traitement contre Alzheimer, les primates cherchent à comprendre où ils peuvent aller sur la planète.


Les primates vont se soulever contre les humains, mais certains liens peuvent être difficilement défaits: César le primate et Will l'humain. Les deux ont besoin de soutiens pour pouvoir éviter un déchirement total entre les deux groupes, mais cela semble plus que compromis lorsque l'on voit la finale du film. Will va devoir se séparer de César, ce qui sera l'occasion pour César de lier des contacts avec ses congénères et se positionner comme leader. De son côté, Will fait ce qu'il peut pour endiguer la grogne humaine.


La violence humaine envers les primates va engendrer chez ce derniers une violence très forte envers les humains. César et Will ont un certain vécu qui fait qu'il est difficile pour eux de vraiment ne plus se supporter. Je me prendrais au jeu à soutenir le soulèvement des primates, au vu des conditions d'étude et d'enfermement. Malgré ce lien particulier, César va prendre un chemin qui lui est propre car il comprend que son espèce a besoin de lui. De son côté, Will va tenter de participer à la lutte des primates mais parmi les humains, ce n'est pas forcément bien vu.


Un retour aux origines est devenu un peu banal dans le monde cinématographique, mais Ruper Wyatt réussi à ne pas tomber dans du réchauffé ni dans du cliché. Cet opus peut être vu comme un message subliminal: la nature se rebelle pour reprendre des droits dans un monde bétonné. Les primates sont comme une piqûre de rappel: ne pas oublier d'où l'humain vient, et pourquoi pas revenir à là où il doit être, quelle est sa place.


Ma note: 4.5/5 les axes sont très bien développés. Pour avoir vu ce film sans connaître les autres opus, j'ai pu tout à fait suivre l'histoire. Il questionne le rapport entre expériences et ses conséquences: quel rapport avons-nous avec ce qui nous entoure.


Ce film est aussi des relations entre humains. Les positions des uns et des autres vis-à-vis de l'évolution des évènement, la plus ou moins compréhension de protection de Will envers César... Il y a un très bon équilibre entre le soulèvement primate et les humains.


Ma note: 4.5/5 le retours aux origines du phénomène de l'invasion des singes est très bien développée, l'aide d'un humain envers un des singes captifs et futur leader est touchant. Une prouesse technique: les singes ont vraiment l'air humain.


A voir si: vous voulez savoir comment les singes peuvent dominer les humains

A zapper si: mouais les singes étaient là avant nous donc ils doivent reprendre leur place


7/27/2014

"Le miroir de Cassandre" de Bernard Werber

Et vous, que feriez-vous si vous pouviez voir le futur et que personne ne vous croie? Cassandre Katzenberg n'a aucun souvenirs de sa vie d'avant ses 13ans, d'avant cet attentat qui a couté la vie à ses parents. Elle est dans un centre: les Hirondelles. Elle a 17ans.


Le lecteur va découvrir en même temps que Cassandre: la montre probabilité, l'existence du frangin, les expériences 23 et 24... Elle va vivre dans un groupe de SDF au milieu d'immondices, et c'est avec ce groupe que les choses vont s'enchaîner: Cassandre va non seulement découvrir son passé, mais elle va aussi prendre conscience de son pouvoir. Cette prise de conscience va se faire avec des embuches, de l'incompréhension, un côté irréaliste et pourtant...
Les personnages sont hauts en couleurs, avec chacun son parcours et une volonté d'aller de l'avant. Les confrontations des idées, flanquées d'utilisation d'anti-citations, donne un vrai débat lors des discutions.
Bernard Werber rejoint "L'arbre des possibles": à partir du moment où l'idée germe chez quelqu'un, il y a une probabilité qu'elle se réalise même s'il s'agit que d'1%. Ici, l'idée développée est de partir de l'arrivée (projeter une vie idéale) et à partir de là, voir comment nous pouvons y arriver. Le village de Rédemption sert de laboratoire. C'est aussi prendre conscience de notre passé via les vies antérieures pour comprendre le présent et influer le futur.

Le roman démarre par trois citations, dont une de Lao Tseu "on peut faire des prévisions sur tout, sauf sur l'avenir" et se termine par entres autres "On peut faire des prévisions sur tout, y compris sur l'avenir": l'idée du Miroir de Cassandre est de prendre conscience de ce qui peut arriver au court, moyen et long termes. Après tout, nous projetons nos vies dans ces trois axes: travail, couple... Mais rien n'empêche de changer de voie. Exemple? Les études déterminent le travail mais rien n'empêche de prendre un travail qui n'a rien à voir avec les études. Et il y a des paramètres que l'on ne peut pas prendre en compte et qui peuvent influencer le voie: maladie, accident, mutation...

Ma note: 5/5 "Le miroir de Cassandre" donne au lecteur la réflexion sur ce qu'est la société, le monde aujourd'hui et ) se projeter sur l'après: ne pas se contenter de plaisirs sans se préoccuper des conséquences futures.

A lire si: vous appréciez l'équation mythologie + présent = futur

A ne pas lire si: ok pour se dire "quand on ne sait pas où on va on regarde d'où on vient" mais faut pas pousser non plus à remontrer dans la mythologie hein

7/25/2014

"Sanctum" d'Alister Gierson

Casting: Richard Roxburgh, Rhys Wakefield, Alice Parkinson, Daniel Wyllie, Ioan Gruffudd, John Gryin, Allison Cratchley, Christopher Baker

En salles le 23 Février 2011

Plongeur expert, Frank McGuire se lance dans l’exploration à haut risque des grottes immergées d’Esa’ala, dans le Pacifique sud. Il emmène avec lui entre autres son fils de dix-sept ans, Josh, et le milliardaire Carl Hurley, qui finance l’expédition. L’équipe s’engage dans le plus vaste, le plus mystérieux et le plus inaccessible des réseaux de grottes du monde. Lorsqu’une tempête tropicale s’abat sur la zone, ils sont obligés de s’enfoncer dans le labyrinthe sous-marin pour lui échapper. Désormais perdus dans un décor incroyable, ils doivent absolument trouver une issue avant qu’il ne soit trop tard. Ce monde inconnu ne leur pardonnera aucune erreur…


Après avoir mis des gens dans une maison pour la télévision, nous voilà avec un groupe de spéléologues sous terre: en sortant d’une cave, nous débouchons dans une autre cave. Dans l’état d’esprit de l’émission mettant en scène des personnes tentant de survivre sur une île, c’est sportif. Il n’y aura qu’un seul survivant. L’innovation? Les autres meurrent.
Comment réagissent les personnes professionnels de la spéléologie bloqués sous terre et face à la diminution du groupe, dans des circonstances violentes? Après tout, une femme meurt en cordée et un homme noie un confrère à la demande de se dernier. Être le seul survivant d’une expérience pareille… J’aurais énormément apprécié un dévelopêment plus approfondi à ce sujet que quelques pauvres minutes à la fin.


Les scènes dans la grotte sont beaucoup trop éclairées: après tout seules les lampes frontales sont censées être la source lumineuse… Certes les seules lampes frontales auraient été trop légère pour que le spectateur puisse voir quelque chose mais entre un quasi néant lumineux et limite le plein jour, il y a un équilibre à trouver.
La grotte en Papouasie Nouvelle Guinée est magnifique au premier abord, puis nous sommes plongés dans une semi claustrophobie: le dénouement est tellement prévisible que j’ai eu des difficultés à me sentir complètement immergée dans la grotte avec les spéléogoues. Les dialogues sont plutôt dénués d’intérêts. Quelques bons moments de pressions: grognement de l’eau qui approche, quelques tremblements des cavités ou encore quitter un renfoncement pour déboucher sur un autre renfoncement.


Le casting assure tant bien que mal les tensions individualistes opposées au groupe, mais il n’apparaît que trop rarement qu’il faille sortir de la grotte plutôt que d’entammer une course contre la montre. Les comportements restent assez stéréotypés: se faire noyer par un collègue car il est impossible de continuer dans l’état physique actuel, éliminer la fille en panique en cordée… Au final, c’est le plus jeune qui survit. Le scénario manque énormément de confrontations entre survivalistes et maturité: il s’agit simplement de survivalistes bloqués dans une grotte, face à la montée des eaux. Quant au stress, mis à part la menace de l’eau et vouloir sortir face à un groupe qui se rétrécit: il n’y a pas grand chose. Pourquoi ne pas ajouter une bestiole qui en veut aux spéléologues? Ou suite à une fissure un liquide corosif se dégage? Je ne sais pas il doit bien y avoir de quoi délayer à simplement de l’eau et la survie !


Le point vraiment positif de Sanctum est la 3D. Cette technique apporte une valeur ajouter à Sanctum au regard des paysages, des caves, des jeux de lumières dans l’eau et encore les masses d’eaux plus ou moins importantes lors des cordées. Cela relève le niveau plat de dialogues, l’action qui ne décolle pas vraiment et le manque de balance dans les attitudes des personnages. La musique est minimaliste: ce qui est pas mal à certains passages, en manque cruel dans d’autres. Je me tate à demander Sanctum muet, avec simplement une musique spéléologique et des personnages plus en proactif humaniste. Le scénario qui a déjà été vu, revu, rerevu bref du réchauffé, aurait pu être remanié de sorte qu’il y ait un nouveau souffle.


Ma note: 3/5 James Cameron a à nouveau participé à un nauffrage, le paquebot en moins: il a du avoir la rage d’avancer les sous à Alister Gierson pour un résultat pareil… C’est vraiment dommage car il y a un potentiel de renouvellement fort, mais le potentiel n'est pas du tout exploité: la musique n'est pas adaptée, trop de luminosité. En tant que sanctuaire (sanctum) il aurait été logique que personne ne survive. Cependant, ce qui rattrape l'ensemble (et permet une note au dessus de la moyenne): la 3D, des situations assez réalistes, l'introduction est juste comme il faut. Au casting, en tête connue, nous avons Richard Roxburgh (Van Helsing).

A voir si: la survie en grotte vous botte
A zapper si: rien que l'évocation d'une grotte vous rend claustrophobe

7/24/2014

"Le vélo de Ghislain Lambert" de Philippe Harel

Casting: Benoit Poelvoorde, Daniel Ceccaldi, José Garcia, Sacha Bourdo, François Berléand

En salles le 30 Octobre 2001

Au milieu des années 70, Ghislain Lambert, né le même jour qu'Eddy Merckx avec huit minutes d'écart, est un coureur cycliste belge dont l'ambition est de devenir un champion. Il parvient à intégrer une grande équipe mais comme porteur d'eau. Déterminé dans son rêve de victoire et de gloire sportive, Ghislain Lambert attend patiemment son tour.


Il faut parfois commencer par l'échelon le plus bas pour finir au plus haut: Ghislain Lambert a commencé en tant que porteur d'eau dans l'équipe cycliste. Sur le fond pourquoi pas, ça ferait une bonne comédie: le gars qui sort de nul part et qui arrive sur le podium, qui y est arrivé alors que ce n'était pas gagné... Il finira par faire une publicité télévisée pour un déodorant par example, il aura aussi des hémoroïdes lors d'une course: un brin de célébrité mélangé avec un côté humain. En plus, Benoit Poelvoorde n'a pas du tout la gueule de l'emploi: lui, champion de cyclisme et tête d'affiche d'une pub?


Un film fade. Très fade. Et pourtant, Ghislain va y mettre du sien: il va même jusque rouler de nuit pour rattraper son retard. Même qu'il fera un podium, et qu'en passant il sera accusé de dopage. Il y a de la bonne volonté: pousser Ghislain, même ce dernier y croira. Sauf moi, moi je n'y crois pas des masses.


Ce qu'il manque? De la crédibilité. Même si Ghislain va s'entrainer, qu'il y a le contrôle anti-dopage: ces deux points donnent du réalisme, certes. Mais genre le gars arrive comme ça, pas plus sportif, et en peu de temps il arrive à avoir un physique de sportif: pour de vrai? A part le vélo, je ne vois pas l'impact, les à-côtés. Oui bon à part un coup d'hémoroïdes et un coup de dopage...


Ma note: 2.5/5 la moyenne car il y a tout de même une évolution des personnages, surtout de Ghislain. Mais c'est loin, très loin de casser des briques. A croire aux coincidances, on devient persuadé que l'on peut faire aussi bien que l'autre. Ou pas. Ce film montre qu'il faut savoir bien regarder, bien s'analyser avant de se lancer dans une quelconque entreprise. Dans ce sens, Philippe Harel a réussi son film, mais par contre il aurait eu fallu bien annalyser le scénario pour se rendre compte que l'ensemble est vide.


A voir si: vous êtes un cycliste (peu importe votre niveau), vous voulez voir ce que donne Benoit Poelvoorde sur un vélo et coaché par José Garcia

A ne pas voir si: vous ne supportez pas le vélo, Benoit Poelvoorde vous hérisse les poils

7/23/2014

"Transformers 4: l'âge de l'extinction" de Michael Bay

Casting: Mark Wahlberg, Stanley Tucci, Kesley Grammer, Nicola Peltz, Jack Reynor, Sophia Myles, BingBing Li

En salles le 16 Juillet 2014

Quatre ans après les événements mouvementés de "Transformers : La Face cachée de la Lune", un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie. Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…


ByeBye Shia LaBeouf, place à Mark Wahlberg. Cade Yeager est un père veuf trentenaire (en tout cas il fait trentenaire) flanqué de son ado de fille Tessa de 17ans et d'un partenaire de boulot à l'allure geel. Un peu pomé (son entreprise de réparation de robotique est légèrement au fond du gouffre comme le montre le nombre de factures impayées dans la boîte aux lettres) Cade Yeager / Mark Wahlberg dégote une carcasse de camion.
Pendant ce temps, les autobots se font exterminé. Un agent de la CIA a par ailleurs signé un contrat avec un vandetta galactique. Mais dans le même temps, nous avons un magna qui, grâce à la débacle post-Chicago, a réussi à dupliquer... rien de moins que les Décepticons.


Donc. Voilà pour la mise en bouche. Le gouvernement va détecter la présence robotique dans le ranch (plus ou moins en vente tout dépend du point de vue) de Cade. Alors que Tessa est à deux doigts de se faire descendre par la CIA, Optimus Prime décide de sortir de sa cachette. Et là on démarre la course poursuite: Optimus Prime va s'allier avec Tessa, Cade et le geek (qui finira par se faire descendre).


De l'autre côté, nous avons Joshua Joyce qui fait face à la prise d'autonomie des copies de Décepticons. Su Yuerning, qui représente la branche chinoise de l'usine, est légèrement au taquet mais réussira à sauver les fesses de Joshua et de l'Humanité.


En toute logique, l'histoire va vraiment démarrer à Chicago, pour finir en Chine / Hong Kong. Ce qui est intéressant avec ce quatrième opus est l'arrivée de nouveaux robots. Nous avons par exemple le robot qui a une tronche de pirate.


Nous retrouvons aussi le robot antique: le dinosaure. Ce qui est logique puisqu'au tout début de l'opus, avant même de retrouver Cade et son ranch, nous avons une scène d'ouverture d'invasion robotique du temps des dinosaures puis une expédition arctique qui découvre un cadavre de dinosaure qui a viré en fer.


Voilà les grandes lignes de ce quatrième opus: un mélange de différents styles de robots, un père de famille qui se retrouve mêlé à un combat alors qu'il a du mal à gérer son ado de fille et son entreprise, une entreprise qui cherche à copier les Décepticons mais pour qui ça va chauffer.


Comme Tessa sur la photo ci-dessus, il y a de quoi finir sur les fesses. Les industriels n'en ratent pas une: les robots d'une autre galaxie arrivent et hop on fait une purge et on récupère leur technologie pour essayer de l'améliorer. L'opportunisme. Mais c'est aussi le cas parmis les Décepticons et Autobots: chacun veut concerver la domination ou renverser la situation. Et l'autre zigoto qui accepte de donner une graine si Optimus Prime est rendu.


Ma note: 4./5 la 3D n'apporte absolument rien, à part donner parfois des bons maux de tête à cause des mouvements de caméra rapides lors de la grande baston finale (reste à voir si en 2D ça ira mieux) et faire payer la place de cinéma plus chère. Et ça sent quand même le réchauffé: toujours le même conflit. Mis à part ça, les nouveaux robots apportent une nouvelle touche assez justifiée dans la famille Transformers, chacun ayant sa philosophie et son caractère. Mon soucis réside dans le fond: il y a encore, et ce pour la quatrième foi, un conflit entre Autobots et Décepticons. Certes, il y a deux nouveaux vecteurs: l'entreprise créatrice de robots et le gouvernement.


A voir si: vous voulez voir de nouveaux robots, vous voulez savoir ce qui a débouché du troisième volet

A zapper si: vous vous dites que ce sera encore des bastons entre robots et que de nouvelles recrues ne changeront pas grand chose


7/18/2014

"Nos amis les humains" de Bernard Werber

Les humains sont-ils intelligents ? Sont-ils dangereux ? Sont-ils comestibles ? Sont-ils digestes ? Peut-on en faire l'élevage ? Peut-on les apprivoiser ? Peut-on discuter avec eux comme avec des égaux ? Telles sont les questions que peuvent se poser les extra-terrestres à notre égard. Pour en avoir le cœur net, ils kidnappent deux Terriens, un mâle et une femelle, Raoul et Samantha. Ils les installent, pour les étudier tranquillement, dans une cage à humains. Une " humainière ". Ils espèrent ainsi assister à une reproduction en captivité. Le problème, c'est que Raoul est un scientifique misanthrope et Samantha une dompteuse de tigres romantique. Pas simple dans ce cas pour nos deux cobayes de se comprendre et, a fortiori, de s'aimer...


Cet opus est non sans rappeler "L'arbre des possibles". En plus poussé. Les deux humains choisis ne s'apprécient guère, en tout cas au premier abord. Un peu du bingo pour les extraterrestres puisque les humains vont finir par s'apprivoiser. Les humains vont comprendre que certains gestes apportent ce dont il ont besoin: nourriture, papier, roue pour faire du sport, eau... Les extraterrestres vont leur communiquer la fin de leur planète, ce qui va être l'élément déclencheur du rapprochement des deux humains.
Les quelques dernières pages concernent le débat entre des extraterretres et leurs animaux de compagnie: humaniot, la femelle ne pond pas d'oeufs, quand ils sont contents les humains ronronnent...

Une double vision, mais celle des extraterrestres reste très limitée. Il s'agit d'un débat sur "et s'il restait qu'une femme et qu'un homme sur terre", sur notre rapport aux autres êtres vivants. Bernard Werber permet cependant de questionner notre rapport aux animaux.

Ma note: 4.75/5 Bernard Werber met en place l'élevage d'humain à partir des deux derniers exemplaires. Le fait de prendre un homme et une femme est non sans rappeller Adam et Eve.

A lire si: vous voulez voir ce que donne l'évolution d'un homme et d'une femme qui n'ont rien à faire ensemble et qui ne peuvent pas se supporter

A ne pas lire si: vous considérez que deux aliens débattant autours de leurs animaux de compagnies (dont un homme et une femme) c'est un peu tiré par les cheveux

"Anges et Démons" de Dan Brown

ILLUMINATI... Robert Langdon n'en croit pas ses yeux. Pourtant l'inscription s'étalait bien devant lui, marquée au fer rouge sur le cadavre de Leonardo Vetra, éminent chercheur du Conseil européen pour la recherche nucléaire en Suisse. Pour le célèbre symbologue, ce crime est signé : la société secrète tant redoutée est de retour après quatre siècles de silence. Son but ? Anéantir l'Eglise catholique et son symbole, le Vatican...


Robert Langdon n'est plus à présenter: spécialiste de symboles, il est souvent sollicité. Dans cet opus, il reçoit un appel à cinq heures du matin. Robert envoie balader l'interlocuteur... Ce n'est sans compter sur la détermination : Robert ne tardera pas à recevoir un fax. Quelques secondes plus tard, Robert sera à nouveau au téléphone. Le motif? Un scientifique retrouvé mort, et marqué au fer rouge.
"Anges & Démons", c'est aussi un côté relations humaines et relations spirituelles. Une plongée dans la Cité du Vatican (un des plus petits états au monde, pour ne pas dire le plus petit). C'est aussi un lien avec la fille du scienfitique: Vittoria.

La plongée italienne est très complète: la langue, l'art, la religion. Il manquerait presque l'alimentation, mais les péchés capitaux ne sont pas au centre de "Anges et Démons": il s'agit des éléments (eau / terre / feu air) ainsi que le légendaire diamant des Illuminati.

Les Illuminati, "illuminés": la science. Opposée à la religion. Une chasse dans la Cité du Vatican et aux alentours avec des indices laissés ici et là dans des oeuvres d'art.

Dan Brown apporte ici une oeuvre très riche car analyse des rapports religieux (l'évènement a lieu aux alentours du Conclave: élection d'un nouveau Pape), la place de la science, les archives du Vatican, l'analyse des symboles...

7/15/2014

"Transformers: la face cachée de la lune" (3) de Michael Bay

Casting: Shia LaBeouf, Rosie Huntington-Whiteley, Patrick Dempsey, Josh Duhamel, Tyrese Gibson, John Turturro, Kevin Dunn, Julie White

En salles le 29 Juin 2011

Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour: dans les années 1960, un OVNI est repéré pour s'est crashé sur la lune... C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre ; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.


Ce troisième volet démarre par les missions lunaires. Michael Bay a décidé de revisiter l'Histoire: les américains ont découverts une épave extraterrestre.

Puis nous revoilà dans des considérations plus terre à terre. Déjà, Sam se retrouve avec une autre nana que les deux opus précédents. Ensuite, il n'a pas de boulot (mais a eu une médaille remise par le Président des Etats-Unis et un diplôme de fac). Enfin, tuture-robot n'est plus là. Sam arrive quand même à décrocher quelque chose. Et là, c'est le début de la fin puisqu'un des collègues reconnait Sam et livre des secrets sur les missions lunaires.


Si vous avez une tête comme la nana au-dessus, c'est mal barré. Car de là, c'est le démarrage de "La face cachée de la lune". Cet opus révèle que les Décepticons (les méchants robots quoi) ont l'intention d'activer un pont entre leur planète et la terre, peupler la terre et mettre en esclavage les terriens. Pourquoi? Parce que leur planète est détruite, la terre a des ressources qui permettraient la reconstruction.

Donc la bataille sur terre démarre en fait sur la lune, au début 1900. La conquête spatiale n'est en fait l'occasion pour les humains d'explorer la navette crashée des machines. Les interférences entre lune et terre, "la face cachée de la lune", vont entrainer la coupure de communication temporaire: c'est le moment de mener l'enquête sur le vaisseau, mais il n'y a pas beaucoup de temps...


Ce troisième Transformers s'imbrique très bien dans les deux autres opus précédents. Il y a toujours l'opposition entre Décepticons et Autobots, Sam est toujours du côté des Autobots (et implique encore sa nana), les parents de Sam sont toujours un peu à la masse. A part ça, le spectateur découvre ce qui pourrait mettre fin au conflit des deux opus précédents et faire partir les machines-robots: la base sur la lune.

Un grand saut par rapport aux deux opus précédents puisque le spectateur fait vraiment le saut entre la lune et la terre (et même sur la terre d'ailleurs).


Une petite pointe d'humour vient clotûrer le film. Sur les cendres de la bataille qui vient tout juste de se terminer, Sam avoue à Carly ne jamais vouloir la quitter, qu'il la suivra blablablablablabla. A ce moment, l'Autobot Bumblebee (la voiture-robot jaune) chantonne la marche nuptiale et justifie qu'un coup de main quel qu'il soit est toujours le bienvenue.


Ma note: 4.5/5 la bataille entre Décepticons et Autobots bat son plein avec une aide au sens galaxique du terme, Sam essaye pour une enième fois d'avoir une vie en dehors des machines. Les effets spéciaux sont plus impressionants que les deux autres films. A priori, la planète des machines est plutôt en mauvaise passe et elles devraient s'installer sur cette bonne vieille terre.


Je suis tentée de dire que le quatrième opus pourrait être sur l'intégration des Autobots dans la société. Mais au vu du passif des trois volets actuels, cela semble mal barré...


A voir si: vous pensiez tout savoir sur la conquête de la lune

A zapper si: pour un troisième opus Sam n'est toujours pas fichue de gérer sa vie privée et que l'idée vous gonfle


"Transcendance" de Wally Pfister

Casting: Johnny Depp, Rebecca Hall, Paul Bettany, Cillian Murphy, Kate Mara, Cole Hauser, Morgan Freeman, Clifton Collins Jr

Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologies qui voient dans ce projet une menace pour l’espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de ses travaux pour « transcender » l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur de l’histoire. Pouvant désormais contrôler tous les réseaux liés à internet, il devient ainsi quasi omnipotent. Mais comment l’arrêter s’il perdait ce qui lui reste d’humanité ?


Le sujet en soi est excellent: garder les différents souvenirs d'un individus pour l'injecter dans un ordinateur. PINN, c'est le nom du système permettant l'expression des mémoires d'un individus. Un couple de scientifiques, Will Caster et Evelyn Caster, va être en ligne de mire: monsieur va se faire tirer dessus, ce qui va dégrader son état physique et son envelope physique va claquer; madame va lancer la sauvegarde de monsieur avec l'aide d'un collègue. Ce dit collègue finira par retourner sa veste, avec l'aide du groupuscule anti-mémoire artificielle.


Une sorte de mélange entre I-Robot et Phénomènes. Pourquoi? I-robot, ou l'intelligence des machines: l'esprit de Will Caster va être projeté dans le système via Internet. Il ira même jusqu'à s'implanter dans des êtres vivants qui deviendront des surhommes: ils peuvent soulever des masses que seule une machine pourrait soulever. En parallèle, c'est la médecine et les plantes qui sont bouleversées: régénération en quelques secondes, ou quelques minutes selon l'organisme. Je rebondis donc sur Phénomènes: lorsque Will le décide, les humains perdent le contrôle de leur corps pour servir l'intelligence artificielle, comme par exemple bloquer le groupuscule armé.


La trame du film est très bien menée. Le spectateur y voit l'avant fusillade, la dégradation de Will Caster, le transfert des souvenirs, en version accélérée (2ans) ce qu'est devenu le complexe, les attaques... En soi, "Transcendance" est excellent: les dialogues sont accessibles (et pourtant l'on parle d'ordinateurs et d'Internet), l'évolution des personnages est croissante et logique. Evelyn et Max vont retourner leurs vestes à leur rythme, selon leur degré d'implication vis-à-vis de Will.


Ce qui est très intéressant et très bien développé dans "Transcendance": les opinions, les prises de positions des différents personnages. Le spectateur cerne les motivations des uns et des autres, cela ne vient pas comme ça tout à coup: il y a une certaine argumentation.


Il y a cependant plusieurs point qui me chiffonnent. Certes, tout a dû colapser (électricité, internet...) donc forcément banques, moyens de paiements (caisses, cartes bancaires...): il aurait été intéressant de voir comment les échanges s'effectuent. Après tout, dans "Les âmes vagabondes", le spectateur voit comment les corps hôtes vont faire leurs courses. De plus, il est émis l'hypothèse qu'il reste certaines villes avec de l'électricité: pourquoi ne pas avoir un peu développé cet aspect post catastrophe? Les forces de l'ordre se lancent dans une enquête suite aux explosions quasi simultanées de labortoires sur l'intelligence artificielle, nous retrouvons Evelyn et Will deux ans après, leur super stucture scientifique hyper développée: personne n'a été inquiété pendant les constructions, pour les emplois?


Ma note: 4/5 un très bon casting, une histoire très bien menée tant pour la musique que pour l'évolution de l'histoire. Sur le fond, il y a un bon début de débat sur le sujet de l'intelligence artificielle. Dommage qu'il y ait trop d'incohérences.