Sorties

Edito Novembre 2019

La Toussaint est passée, vous avez peut-être été en vacances et profité de lever le pied pour penser à vous. Nous nous tournons vers les préparatifs des cadeaux de Noël: les catalogues de cadeaux commencent à apparaître dans les boîtes aux lettres.

8/31/2014

"Black Storm" de Steven Quale

Casting: Richard Armitage, Sarah Wayne Callies, Matt Walsh, Alycia Debnam Carey, Arlen Escarpeta, Max Deacon

En salles le 13 Août 2014

En une journée, la petite ville de Silverton est dévastée par une multitude de tornades sans précédent. Les habitants sont désormais à la merci de ces cyclones ravageurs et meurtriers, alors même que les météorologues annoncent que le pire est à venir… Tandis que la plupart des gens cherchent un abri, d’autres se risquent à se rapprocher de l’œil du cyclone pour tenter d’immortaliser en photos cet événement exceptionnel.


Le début du film est la mise en place des différents personnages centraux: la météorologue, les chasseurs de tornades sur le banc, l'ado en charge de faire un film "capsule temporelle", le paternel qui prépare la cérémonie de remise de diplôme, les geeks en quête de vues sur YouTube pour des cascades à la noix... Pendant que tout le monde s'active, deux tourtereaux se retrouvent dans une usine de tissus désafectés: la donzelle a besoin d'une vidéo pour un CV...


Sauf qu'une tornade va s'abattre: la cérémonie de fin de lycée finira sous la pluie, une tornade va débarquer (coincant par la même occasion les deux ados dans l'usine). On est encore dans du light. Le coup des tornardes pourrait faire penser au film "Le jour d'après" de Roland Emmerich: ici, on est dans du crescendo pour finir dans une méga tornade (un peu plus bas dans l'article) et sans ère glacière.


Mais la famille va se retrouver au complet pour continuer les aventures de chasseurs d'images de tornades. La famille pourra être réunie grâce aux pros des recherches de tornades. Le groupe va ensemble mélanger la recherche d'images à sensations et survie.


Au début il y a une tornade isolée, puis de nombreuses mini tornades se forment ici et là. Elles déjà impactent énormément sur les infrastructures. Ce qui est très bon avec ce film catastrophe est l'alternance entre la caméra au poing et caméra fixe.


Au final, le spectateur se retrouve face à un giga vortex. Sauf que les lycéens de la cérémonie sont encore au lycée, et que le lyce est menacé. Tous ne pourront être évacués par la route: un petit groupe trouvera refuge dans une évacuation.


L'histoire se situe dans ce qui pourrait être hier ou aujourd'hui au vu des références de tornards et cyclones évoqués. Ce qui me chiffonne dans "Black Storm" est l'absence d'élément explicatifs concernant les évènements: pendant le film il pourrait être expliqué les éléments qui influencent la création d'une tornade et ce qui fait qu'une tornade est plus ou moins violente, en conclusion nous pourrions avoir des hypothèses quant à la méga tornade ainsi que le démarrage des phénomènes.


Ma note: 4/5 Les images sont d'un réalisme bluffant (reste à voir si une méga tornade serait réellement plausible). Dommage qu'il y ait des trous dans le scénari: origines possibles, création de l'évènement climatique... Pourquoi pas quelques images amateurs aux journaux télévisées outre USA.


J'ai hâte de voir les bonus du DVD concernant la création des effets climatiques: les grêlons gros comme des balles de golf, les tornards de différents gabarits par exemple. Le sujet climatique passionne: Le jour d'après, 2012... Black Storm abat une nouvelle carte qui apporte un certain regard.


A voir si: l'ambiance catastrophe est pour vous un incontournable (2012, Le jour d'après, The impossible... ça n'a pas de secret pour vous)

A ne pas voir si: vous ne voulez pas voir un énième film catastrophe

8/30/2014

"Ne t'éloigne pas" d'Harlan Coben

Un soir de février, Stewart, père et époux dévoué, sort d'une boîte d'Atlantic City en compagnie d'une ravissante strip-teaseuse. Personne ne les reverra. Dix-sept ans plus tard, l'inspecteur Broome cherche toujours à percer le mystère. Et des éléments pourrainet bien relancer l'enquête: des photos anonymes, une nouvelle disparitions, même lieu, même circonstances. Coïncidances? Rituels macabres? Et si Megan avait la réponse? Car cette bonne mère de famille cache un passé sulfureux. Un passé qu'elle tente d'oublier depuis dix-sept ans...


Le monde de la nuit, les filles, les envies d'une aventure extra conjugale sans lendemain... Mais les filles dans tout ça ? L'inspecteur Broome aura un cas de disparition, vers Mardi Gras. Puis d'autres, dans la même zone. Une ancienne strip-teaseuse réapparait 17 ans après le premier cas avéré, un gars censé être mort aurait été vu... Bref. Broome ne peut s'empêcher de se lancer à corps perdu dans cette affaire, avec peut être la possibilité de boucler le tout.

Harlan Coben livre les éléments petit à petit, au fur et à mesure que les personnages se mêlent et que Broome assemble les pièces du puzzle. Le roman démarre directement 17ans après la première disparition. Broome creuse, les personnages révèlent des liens plus ou moins soupçonnables, les apparences et mensonges s'éffritent petit à petit... La ténacité, le savoir-lire-entre-les-lignes de l'inspecteur Broome va permettre de donner le fin mot de l'histoire mais non sans faire face aux meutres et autres blessures de personnes clés.

Ma note: 4.75/5 des mélis mélos parfois un peu difficile à suivre

8/29/2014

"Lucy" de Luc Besson

Casting: Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Min-Sik Choi, Amr Waked, Pilou Asbaek, Analeigh Tipton

Sorti au cinéma le 6 Août 2014

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté, une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités.


Définir "circonstances indépendantes de sa volonté". Lucy se retrouve embobinée par un Richard, quelque part en Corée. Par embobinée: Lucy fini menotée à une malette, sans savoir ce qu'il y a dedant. A priori la mission est simple: aller à la réception d'un hôtel, demander quelqu'un et remettre la malette. Sauf que... Et bam au bout de quelques minutes l'action et le ton sont donné: le Richard se fait descendre, et Lucy se retrouve dans une suite de mafieux (avec quelques cadavres fraichement mis dans une salle adjacente).


Lucy va devenir malgré elle une passeuse: elle va se faire assomer, et au réveil elle apprend qu'une poche d'une drogue a été inséré dans son abdomen. Ils sont trois hommes et elle à avoir eu droit à ce traitement. Chacun a un passeport et un billet d'avion: à l'arrivée à l'aéroport, une personne du gang mafieux sera là pour extraire le colis. Chacun reprendra alors sa vie comme si de rien n'était. Sauf que pendant son transfert, Lucy va se faire tabasser au niveau de l'abdomen et la poche va s'éventrer: une partie de la drogue va se répendre dans son organisme... Et développer ses capacités.


En parallèle, le Professeur Norman donne une conférence dans un amphithéatre: l'utilisation des capacités de notre cerveau. Il fait un parallèle entre notre utilisation (10%) et celui du dauphin (20%). Un jeune homme va alors demander: et si l'humain accédait à 100% de son cerveau?
Après la conférence, le Professeur Norman va dans un hotel dans le secteur Vendôme à Paris, où il a visiblement connu. Lucy appelle à ce moment là: elle appelle sur le fixe de la chambre tout en se projetant dans la télé. Le Professeur Norman ne sait que dire, puisque dans ses ouvrages, il n'est question que d'hypothèses.


Lucy comprend que sa survie, à très court terme, dépend de la drogue. Il faut qu'elle retrouve les poches... Elle contacte alors la police, et transmet par la pensée, les informations sur les autres compères. Et c'est parti pour une course poursuite ! Les coréens traquent les poches qui se sont échapées et veulent absolument la peau de Lucy.


Pourquoi avoit choisi "Lucy"? Lucy est le prénom donné à la première femme. Scarlett Johansson est semble-t-il la première femme à s'en sortir (tant bien que mal) en étant infectée. Et pourtant c'était mal parti: un des hommes se fait abattre devant elle, après avoir ingéré la drogue. Et les effets ont de quoi faire peur puisque l'homme va partir dans un rire démoniaque avec de la bave au coin de la bouche...


Le sujet est très bien traité: les conséquences de la libération des capacités du cerveau, comment les capacités peuvent être développées mais les effets secondaires... Parce qu'il est rare qu'un film soit parfait, "Lucy" n'échappe pas à la règle ! Comment la drogue a-t-elle été créée, quels éléments ont permis la libération du cerveau? Il semble évident que Lucy ait été piégée par Richard (sans doute Richard devait une tête à leader des mafieux) et il semble évident aussi qu'il n'y a aucun lien entre les choisis pour porter la drogue. A priori. Mais à quel point les rabateurs sont-ils impliqués dans le trafic? Surtout que Richard se faire descendre: qu'est ce qui avait été promis? Autre question: que fait Lucy en Corée?


"Lucy" bénéficie d'un avertissement pour les scènes et propos. Pour par ma part, je recommande pour un public avertis au dessus de 13ans au vue de certaines scènes de violence.


Ma note: 4.75/5 "Lucy" est presque parfait. Un casting impeccable, un scénario très bien ficelé (mais il manque quelques petites précisions ici et là), une musique qui dépotte. Un film de science fiction qui n'est pas improbable: il est question de développement des capacités cérébrales. Les scènes d'actions démarrent très tôt. Tout comme le spectateur est plongé très rapidement dans la trame: en moins de cinq minutes, Lucy se retrouve mêlée aux mafieux et au trafic de drogue, les courses poursuites...


A voir si: le casting vous fait planner, vous vous demandez ce que donne un individu à 100% de capacité cérébrale, vous avez apprécié "Limitless" (casting: Bradley Cooper), vous voulez apprendre quelques raccourcis dans Paris

A zapper si: ces histoires fantasques autours d'une pseudo possibilité d'accéder à votre cerveau ça vous donne déjà la migraine


8/28/2014

"Anges & Démons" de Ron Howard

Casting: Tom Hanks, Ewan McGregor, Stellan Skarsgard, Ayelet Zurer, Armin Mueller-Stahl

Sorti au cinéma le 13 Mai 2009

Une antique confrérie secrète parmi les plus puissantes de l'Histoire, les "Illuminati", qui s'était juré autrefois d'anéantir l'Eglise catholique, est de retour. Cette fois, elle est sur le point de parvenir à son but : Robert Langdon, expert en religions d'Harvard, en a la certitude. Langdon a peu de temps pour comprendre ce qui se trame contre le Vatican et déjouer ces nouveaux crimes. Une course contre la montre et contre les tueurs qui démarre tel un jeu de piste : des églises romaines aux cryptes enfouies, des catacombes les plus profondes aux majestueuses cathédrales... Pour l'aider à comprendre toutes ces énigmes, Langdon va rencontrer Vittoria Vetra, une scientifique aussi belle que mystérieuse. Cette fois, il sait à qui il se confronte. Cette enquête diabolique est un piège, chaque secret est une clé, chaque révélation un danger...


Cet opus s'avère un peu décevant, et pourtant l'adaptation de "Da Vinci Code" était plutôt très bon. Dans le roman de Dan Brown, Langdon s'avère sceptique quant au retour des Illuminati. Ce scepticisme est loin d'être convainquant dans cette adaptation: ses barrières tombent assez facilement, il dubitative moyennement... A part ce point là, le film se montre à la hauteur du roman de Dan Brown. La cavalcade pour trouver les relegieux, la sensation d'avancer grâce aux indices et pourtant l'impuissance pour sauver les personnes, la plongée dans la religion: les éléments du roman sont très présents.


Le prêtre refuse d'ouvrir le tombeau de feu Sa Sainteté (analyser le corps pour un possible empoisonnement ndlr) mais s'y résoudra, Langdon va mettre le doigt dans les secrets du Vatican et découvrira que tout n'y est pas si calme qu'il n'y paraît, pourquoi certains prêtres ont été choisis plus que d'autres... Obtenir les informations s'avère difficile: en ce point, le film est très bon.


Tout comme le roman, ce film montre que l'on veut bien communiquer et archiver ce que l'on veut. Mais il faut faire attention aux potentiels témoins, même s'il s'agit simplement d'une caméra de surveillance sans possibilité d'avoir le son.


Ma note: 4/5 la trame est moins intense que le roman, bien que la finale soit à la hauteur du roman. Le casting est à la hauteur des personnages.

"Da Vinci Code" de Ron Howard

Casting: Audrey Tautou, Tom Hanks, Jean Reno, Ian McKellen, Alfred Molina, Paul Bettany, Jean-Pierre Marielle, Etienne Chicot

En salles le 17 Mai 2006

Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l'étude des symboles, est appelé d'urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles... Avec l'aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l'enquête et découvrir des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire... De Paris à Londres, puis en Ecosse, Langdon et Sophie vont tout tenter pour déchiffrer le code et approcher les secrets qui remettent en cause les fondements mêmes de l'humanité...

Tiré du roman de Dan Brown, le casting bilingue (Tom Hanks l'américain et Audrey Tautou / Jean Réno pour la partie francophone) permet déjà de se dire que l'adaptation sera à la hauteur. En effet, le professeur Langdon va faire face aux français: il aurait été déplacé de choisir un casting 100% américain alors qu'il est question entres autres du musée du Louvre...


Comme toute adaptation il y a l'utilisation de racourcis ici et là, pour utiliser que les lignes phares. Par exemple, la mort du conservateur est raccourcie mais elle n'en est pas moins violente. Cela ne gache en rien l'essence même du roman.


La chasse aux indices est haletante, aussi bien gérée que dans le roman. Cul-de-sac, évasions, courses-poursuites... Tout comme dans le roman, les personnages évoluent dans une sphère artistique qui, peu à peu, livre des secrets qui peuvent être difficiles à croire. Les lieux donnent de la crédibilité à cette adaptation, le tout avec une analyse d'oeuvres et de lieux historiques.


Ma note: 4.5/5 le casting fait vivre de façon très réaliste les personnages du roman. L'essentiel de l'histoire est conservée. Jean Reno (Le grand bleuLes visiteurs...), Audrey Tautou (L'odysséeThérèse Desqueyroux...) et Tom Hanks (Le pont des espionsSeul au monde...) ont une osmose: le trio fonctionne très bien.


A voir si: l'ambiance étude des symboles vous fascine, vous voulez voir le Louvre d'un oeil différent

A zaper si: le mélange américano francophone du casting ne vous fait pas rêver, l'étude à la longue bof


8/24/2014

"Minority Report" de Steven Spielberg

Casting: Tom Cruise, Elizabteh Payne, Kathryn Morris, Colin Farell, Samantha Morton, Peter Stormare

Sorti au cinéma le 2 Octobre 2002

A Washington, en 2054, la société du futur a éradiqué le meurtre en se dotant du système de prévention / détection / répression le plus sophistiqué du monde. Dissimulés au coeur du Ministère de la Justice, trois extra-lucides captent les signes précurseurs des violences homicides et en adressent les images à leur contrôleur, John Anderton, le chef de la "Précrime" devenu justicier après la disparition tragique de son fils. Celui-ci n'a alors plus qu'à lancer son escouade aux trousses du "coupable"...
Mais un jour se produit l'impensable : l'ordinateur lui renvoie sa propre image. D'ici 36 heures, Anderton aura assassiné un parfait étranger. Devenu la cible de ses propres troupes, Anderton prend la fuite. Son seul espoir pour déjouer le complot : dénicher sa future victime ; sa seule arme : les visions parcellaires, énigmatiques, de la plus fragile des Pré-Cogs : Agatha.


Comment enrayer la criminalité? Utiliser un trio d'extra-lucides. L'objectif? Arrêter les criminels avant même que l'évènement ne se produise. Anderton va faire les frais du système: il y aura une vision de lui tuant quelqu'un. Alors qu'il est à deux doigts de commettre l'acte, Anderton s'arrête. Il va commencer à se battre contre le système.


Bien sûr, il y a des gens qui n'entendent pas lâcher l'organisation avec les Pré-Cogs et l'anticipation du crime qui va avec. Un bon film à l'américaine comme l'on peut s'y attendre avec de la cavalcade et des scènes de baston, quelques explosions en court de route.

Même si ça sent le déjà vu et le réchauffé concernant la forme, l'ensemble est très bien développé. Nous retrouvons bien sûr Tom Cruise en sauveur de l'univers (histoire de ne pas changer). Mais il trouvera une alliée inatendue: la femme pré-cog, qui en a plus que marre de voir le futur. Anderton (Tom Cruise ndlr) ira jusqu'à changer ses yeux pour ne pas être identifié lorsqu'il se déplace: en effet, lorsque l'on rentre dans une boutique par exemple, il y a un scanner rétinien ce qui permet d'adapter le message au client selon le dernier achat effectué dans la boutique. Anderton a une blessure personnelle: la perte de son fils, son unique enfant, et le scénario est axé sur cette blessure, pour forcer Anderton a commettre le crime. Le gouvernement cautionne le crime: il est prêt à pousser les gens à être à deux doigts de commettre un crime pour souligner la légitimité du programme des Pré-Cogs.


La fin se termine par un dilemne du créateur du programme: soit il tue Anderton alors qu'Anderton n'a commis aucun crime soit il laisse filer Anderton comme si de rien n'était alors qu'une vision a dit qu'il allait tué quelqu'un (qu'au final il n'a pas tué). Au final, le système est défaillant: Anderton n'a pas tué. Bref.


Ma note: 4/5 rien à dire concernant la longueur et le développement ni le casting, mais parfois ça traine un peu. L'idée de prédire les crimes est très bonne et très bien exploitée.


A voir si: vous êtes curieux de voir le système policier du futur

A zapper si: déjà le présent vous convient (vous avez déjà du mal à programmer pour demain, alors dans des décennies...)

8/23/2014

"Pétronille (23)" d'Amélie Nothomb

"Au premier regard je la trouvais si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans". Ou comment une relation va démarrer suite à une séance de dédicace... Sachant que le relationnel avait commencé un moment plus tôt par des échanges de courriers entre l'écrivaine et l'admiratrice.


Une séance de dédicace, exercice plus ou moins aisé pour les écrivain(e)s. C'est à l'occasion d'une séance de dédicace qu'Amélie Nothomb se retrouve face à face avec Pétronille. Pourquoi ce moment est-il si particulier? Pétronille et Amélie Nothomb échange régulièrement par courrier. Il s'avère qu'Amélie Nothomb cherche un(e) partenaire pour apprécier du champagne. Sauf que Pétronille va se lancer dans l'écriture et sera publiée. Plusieures fois. Et ça va partir en cacahuète vers la fin.

Le lecteur face face au style nothombien: la vision, l'écriture, le déroulement. La marque de fabrique d'Amélie Nothomb. Ce roman (169 pages mais grosso modo le gabarit d'Amélie Nothomb) aborde les relations entre un(e) correspondant(e) et l'auteur(e), un des protagonistes se lance dans l'écriture tandis que l'autre a déjà une certaine notoriété, un burn out du débutant face aux pieds sur terre du mentor...

Ce roman est à double axe. Tout d'abord il y a cette relation particulière entre auteur et lecteur: échange de courriers et dédicaces. Même Amélie Nothomb (en tout cas ici dans "Pétronille") se rue sur des publications littéraires: elle a apprécié le premier roman, donc elle continue de suivre les péripéties. Comme vous et moi avec un ou plusieurs auteurs fétiches: nous achetons sans forcément lire le résumé ou savoir grosso modo de quoi l'histoire retourne. Ensuite, c'est un axe écrivaine encrée (mentor) et écrivaine débutante (qui se fera publiée pour la première foi après la séance d'autographe avec Amélie Nothomb).


Ma note: 5/5 Amélie Nothomb équilibre très bien le relationnel et l'évolution entre les personnages, la chute est excellente. Fidèle à elle-même, Amélie Nothomb plonge le lecteur dans des situations locaces avec des personnages hauts en couleurs, à son image vestimentaire. Des passages loufoques, comme skier en buvant du champagne.


A lire si: vous vous demandez si c'est possible de skier tout en buvant

A ne pas lire si: vous n'appréciez pas le style Amélie Nothomb

8/22/2014

"Canada" de Richard Ford

Great Falls, Montana, en 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents commettent un hold-up, avec le fol espoir de rembourser ainsi un créancier menaçant. Mais le braquage échoue, les parents sont arrêtés, et Dell a désormais le choix entre la fuite ou le placement dans un orphelinat. Il choisit de fuir, passe la frontière du Canada et se retrouve dans le Saskatchewan. Il est alors recueilli par un homme, Remlinger, qui fait de lui son apprenti. Remlinger n'est pas aussi clean qu'il n'y paraît...


Déjà ça démarre mal: Berner et Dell sont issus d'un accident de parcours... En d'autres termes, une histoire d'un soir entre Bev Parsons et Neeva Kamper. Vu que Neeva s'est retrouver enceinte, Neeva et Bev se sont mariés. Car c'est ce qu'il faut faire. A l'époque. Dans les années 1960.
Deux jumeaux Berner et Dell (des faux jumeaux puisque Berner est une fille et Dell un garçon) font face au pétage de plomb des paternels: l'un va s'enfuir (Berner), l'autre (Dell) va se faire récupérer par une femme (Florence) qui n'est pas de l'adoption. Le lecteur découvre uniquement le parcours de Dell, celui qui s'est fait embarqué. Dell fera ses preuves non loin de la frontière entre les Etats-Unis et le Canada. Les choses se gâtent vraiment pour Dell vers la fin du roman, lorsque la police vient interroger Remlinger.
L'un comme l'autre, les gamins ont décidé de prendre les choses en main, chacun à sa façon selon les opportunités qui se présentent. Richard Ford développe chaque étape comme il faut: la vie dans un bled américain, les parents qui complotent, la police qui embarquent les paternels, les jumeaux livrés à eux-même. Je ne sais pas si le développement de la vie de Berner aurait apporté une touche en plus mais c'aurait été pas mal quand même de pouvoir comparer le canadien en devenir Dell et la route qu'a pris Berner.
Le lecteur apprend le fin mot de tout ça lors de la troisième partie du roman: il est devenu professeur, il s'est marié mais sans enfants. La dernière foi qu'il a vu sa soeur jumelle Berner, cette dernière était malade (en chimio pour un lymphome). D'ailleurs Berner a décidé de changer de prénom et de s'appeler Bev.
Ma note: 4.75/5 un pavé de 477 pages qui se lit très bien.

8/15/2014

"Madame Doubtfire" de Chris Columbus

Casting: Robin Williams, Robert Posky, Sally Field, Pierce Brosnan, Lisa Jacub, Polly Holiday, Harvey Fierstein, Matthew Lawrence

En salles le 9 Février 1984

Privé, à la suite de son divorce, de ses trois enfants qu'il adore, Daniel Hillard, doubleur de dessins animés, met en oeuvre tous ses talents d'acteur et d'imitateur et se transforme en respectable gouvernante irlandaise. Lorsque Mme Doubtfire se presente dans la famille Hillard, elle est acceptée a l'unanimité.


Que faire pour pouvoir voir ses enfants le plus souvent possible que un weekend sur deux? Se faire embaucher en tant que nounou. Robin Williams se lance de l'excercice transgenre avec brillio: le spectateur en oublie qu'il s'agit d'un interprète masculin derrière la nounou. Un très bon moyen pour montrer à son ex femme qu'il peut tout à fait gérer avec les enfants.


Derrière la rigolade qu'apporte Madame Doubtfire, il y a un vrai sujet sur les pères divorcés ne pouvant voir autant qu'ils souhaitent la progéniture. Inversement proportionnel, il y a certaines femmes qui perdent la garde des enfants au profit du père.


Robin Williams met le doigt sur les différentes facette de son double role: celui d'un homme qui a sa vie et celui de la nounou. Même démasqué, il gardera jusqu'au bout son intégrité sur les deux tableaux. Le personnage de Daniel arrivera même à jouer de Madame Doubtfire en dehors de la famille.


Ma note: 5/5 j'y crois du début jusqu'à la fin: Robin Williams est bluffant dans son double rôle. Le film alterne émotion et rire, tout en abordant un sujet sérieux: la garde des enfants. Que faire pour arriver à ses fins? Et sans se faire démasquer. Au final, Madame Doubtfire va coller à ce père de famille, même lorsqu'il ne porte pas le costume.

8/14/2014

"Entre mes mains le bonheur se faufile" d'Agnès Martin-Lugand

Depuis l'enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l'aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n'ont toujours vu dans ses ambitions qu'un caprice : les chiffons, ce n'est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l'âme, s'est résignée.
Aujourd'hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s'être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s'ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire...
Portrait d'une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.


Une vie plan-plan pour une toute jeune trentenaire. L'heure du bilan au début du roman: elle a laissé filer sa passion pour la couture pour entrer dans le moule de "femme de". Un déjeuner dominical va virer au fiasco et Iris va commencer à se prendre en main: elle se lance dans la formation qu'elle avait voulu faire. A la grande indifférence de son mari. Ce dernier finira par lui demander de revenir, ce qu'Iris refera: ce n'est pas encore là qu'Iris va s'affirmer... Mais la goutte d'eau qui fera enfin déborder le vase: monsieur a eu une aventure. Iris repartira à Paris mais aura une autre déconvenue: cela concernera sa mentor. Mais Gabriel, coureur de jupons, s'avérera être le meilleur allié.

Agnès Martin-Lugand fait enchainer les déconvenues à Iris mais ce parcours permettra à l'héroïne de se trouver, de se faire une place, de s'affirmer. La vie rassurante a enfermé une femme de caractère, au détriment de soi: il n'est pas toujours bon de s'effacer. Le titre est un très bon jeu de mot: "faufile" comme la couturière que rêve de devenir Iris, "le bonheur" une quête qui se fera grâce à la couture.


Ma note: 5/5 un très beau livre qui montre qu'il n'est pas toujours facile de se détacher d'une vie rassurante mais qu'il n'est pas bon de se frustrer


A lire si: vous considérez que l'émancipation ne se fait pas du jour au lendemain

A ne pas lire si: vous n'appréciez pas le concept d'émancipation

8/13/2014

Visite du monument: le mont Saint Michel

Le Mont Saint Michel fait parti du réseau Les Monuments Nationaux. Pour y accéder, le mieux est par voiture: il vous faudra vous garer dans l'un des parkings, puis soit marcher soit utiliser une navette gratuite.


Vous pouvez aussi utiliser une calèche pour accéder au site. Tout est pensé pour faciliter l'accès à ce site insulaire. Tout dépend de ce qui vous inspire.


Le site accueille entre 25000 et 30000 personnes par jour en Juillet et Août. Autant dire qu'il est difficile de se déplacer à pied dans le Mont, et il y a de l'attente pour visiter l'Abbaye (environ 30minutes). L'entrée à l'Abbaye est payante (entre 5 et 9€ selon l'âge).


L'accès au site a en effet été modifié. Une rampe piétonne d'un côté, et une route en dur pour les navettes. Les voitures individuelles ne peuvent accéder directement au site: il faut donc faire attention pour les personnes à mobilité réduite. De la restauration est possible sur place dans les remparts.


Le Mont St Michel est associé aux marées impressionnantes et aux moutons de pré-salé. Les randonnées, à marée basse, sont possibles mais avec un guide.

Pour plus d'information, vous pouvez visiter le site de l'Office du Tourisme du Mont Saint Michel: http://www.ot-montsaintmichel.com/index.htm