Sorties

Edito Novembre 2019

La Toussaint est passée, vous avez peut-être été en vacances et profité de lever le pied pour penser à vous. Nous nous tournons vers les préparatifs des cadeaux de Noël: les catalogues de cadeaux commencent à apparaître dans les boîtes aux lettres.

11/26/2014

"Mars et Vénus réussissent ensemble" de John Gray et Barbara Annis

Parce qu'un malentendu est si vite arrivé entre deux collègues de sexe différent, mieux vaut savoir décoder son interlocuteur ! A travers de nombreux entretiens menés auprès d'employés de multinationales, ce livre explore le comportement à l'origine des quiproquos, de la méfiance et du ressentiment entre Mars et Vénus. De la répartition des tâches aux idées reçues sur l'autre genre, découvrez les influences biolgiques et sociales qui conduisent hommes et femmes à penser et agir différemment. En analysant comment Mars et Vénus se comportent au travail, John Gray et Barbara Annis nous donnent des exemples concrets et des conseils faciles à suivre pour apaiser le stress des uns et des autres, éviter les conflits inutiles et prendre des décisions pour former une équipe masculin-féminin qui gagne !


A partir de témoignages (donc de ressentis), le binôme Gray et Annis dressent des conseils sur les relations entre Mars et Vénus en entreprise. Sur le même concept de "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus", il est souligné l'origine de chaque quiproquos: lorsqu'un homme dit ça il pense ça, et inversement avec les femmes. Parce que hommes et femmes n'ont pas le même mode de pensées.

Un peu comme "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus", il est mis en avant que les incompréhensions et la compréhensions nécessitent une sorte de décodeur. Et partir du principe que le collègue ne fonctionne pas comme nous, ne pense pas comme nous, n'a pas les mêmes ressentis que nous.

Les auteurs abordent des points tels que : les hommes apprécient-ils les femmes, les femmes sont-elles mises à l'écart, les femmes posent-elles trop de questions ou encore établir un lien entre nos valeurs différentes et atteindre l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Ma note: 4.5/5 ne pas oublier de fonctionner au feeling: les relations humaines restent différentes selon les individus, il s'agit ici d'un guide plus que d'un mode d'emploi.

11/23/2014

"Polisse" de Maïwenn

Casting: Karin Viard, JoeyStarr, Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Maiwenn, Karole Rocher, Emmanuelle Bercot, Frédéric Pierrot

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.


Une plongée dans la Brigade de Protection des Mineurs: interrogatoires des parents et des enfants mais aussi les relations entre les collègues, investigations, soirée en boite de nuit, pause repas... C'est donc la double personnalité des agents: la personnalité quand il faut faire son boulot et la personnalité avec ses considérations personnelles (tomber enceinte par exemple).


La lourdeur du travail se mêle à de la légèreté: il faut bien lâcher les soupapes à un moment donné... Et revenir au sérieux assez rapidement: une enquête ou une arrestation n'est jamais bien loin. Maïwenn a su s'entourer pour réaliser "Polisse": trouver le juste ton dans les images, l'enchainement des évènements, dénicher le casting... Un film choc sur une Brigade dont nous entendons souvent parler.


Ma note: 4.75/5 un film choc, poignant, avec ses hauts et ses bas, le quotidien d'une équipe sans tomber dans le mélodrame mais une volonté de montrer la réalité du terrain dans le brut

11/20/2014

"Million Dollar Baby" de Clint Eastwood

Casting: Hilary Swank, Clint Eastwood, Morgan Freeman, Jay Barychel, Anthony Mackie, Michael Pina, Benito Martinez

Sorti au cinéma le 23 Mars 2005

Rejeté depuis longtemps par sa fille, l'entraîneur Frankie Dunn s'est replié sur lui-même et vit dans un désert affectif, en évitant toute relation qui pourrait accroître sa douleur et sa culpabilité. Le jour où Maggie Fitzgerald, 31 ans, pousse la porte de son gymnase à la recherche d'un coach, elle n'amène pas seulement avec elle sa jeunesse et sa force, mais aussi une histoire jalonnée d'épreuves et une exigence, vitale et urgente : monter sur le ring, entraînée par Frankie, et enfin concrétiser le rêve d'une vie. Après avoir repoussé plusieurs fois sa demande, Frankie se laisse convaincre par l'inflexible détermination de la jeune femme. Une relation mouvementée, tour à tour stimulante et exaspérante, se noue entre eux, au fil de laquelle Maggie et l'entraîneur se découvrent une communauté d'esprit et une complicité inattendues...


A la base, Maggie est une femme à part: elle vit dans un taudis, dans une situation précaire. Frankie ne veut pas la voir dans sa salle de boxe: il n'entraîne pas les filles. Frankie va à la messe. Au fur et à mesure, il se fera à l'idée que Maggie soit dans la salle bien qu'il ne se préoccupe pas de ses entraînements. L'associé de Frankie va d'abord donner sa chance à Maggie, Frankie prendra le relais. Chacun reste dans son monde: Maggie sur-motivée, Frankie blasé de voir une femme qui en veut autant car elle rappelle son propre rejet dans sa vie privée, mais les deux mondes vont fusionner.


Frankie ne va pas pouvoir s'empêcher de faire quelques remarques à Maggie sur sa façon de boxer la poire et comme quoi elle est trop vieille. Mais Frankie va faire face au départ de son boxeur en titre.
Les deux tempéraments vont se compléter. Maggie est plutôt du type à taper et mettre K.O les opposantes en un rien de temps, Frankie va lui apprendre à la jouer en finesse. Chacun va trouver un nouveau souffle, un complément qui manquait à leur vie respective.


Le duo ira jusqu'aux sommets, mais la chute sera d'autant plus violente: un mauvais coup va paralyser Maggie dans un lit d'hopital. La mère de Maggie, qui avait jusque là délaissé sa fille, ira lui rendre visite à l'hopital et lui demandera de signer des papiers pour mettre la famille à l'écart du besoin.


Million Dollar Baby ce n'est pas qu'une histoire de boxeuse. Maggie va acheter pour sa mère une grande maison. Sa mère lui dira que tout le monde rit sur ce que Maggie fait. Une femme est faite pour être avec un homme, pas pour être boxeuse.


Hilary Swank a un côté garçon manqué qui convient très bien au role, en tout cas pour le stéréotype que j'ai des boxeuses: très masculine. Le spectateur peut sentir chez Clint Eastwood une faille, une brèche qu'il va réussir à combler grâce à la boxeuse.


Ma note: 4.75/5 un film qui souligne avec brillio que le sport, à un certain niveau, n'est pas sans risques. Le casting est excellent: la détermination, être blasé, la force... Tout y est et adapté aux différentes scènes.


A voir si: vous êtes en manque de film sur les boxeuses

A zapper si: pour vous la boxe c'est une affaire de mecs

11/15/2014

"Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus" de John Gray

Les hommes et les femmes ne parlent pas la même langue ! D'où les frustrations, les malentendus, les déchirements... Mars, dieu de la guerre, Vénus, déesse de l'Amour: les deux sexes se ressemblent peu dans leur manière d'agir et d'exprimer leurs sentiments. Des années d'expériences conjugle ont permis à John Gray d'analyser ces différences et d'en faire une source d'enrichissement mutuel plutôt que de conflit. Best-seller dans le monde entier, ce guide est indispensable pour communiquer et vivre en harmonie avec l'autre sexe.

John Gray est connu pour ses séminaires de thérapie conjugale qu'il organise depuis plus de vingt ans, qui ont fait sa réputation.


Honnêtement en toute franchise, le titre "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus" m'a interpellée... dans le film "Bridget Jones l'âge de raison" lorsque Bridget rend visite à ses ex co-détenues en Asie: elle offre, entres autres, l'exemplaire de ce livre.
Puis j'ai vu ce livre sur une étagère dans un espace culturel. La couverture m'a franchement fait sourire: un homme n'a pas les mêmes considérations qu'une femme (et inversement proportionnel). Ce qui est le sujet de ce livre.

John Gray s'attaque au décryptage du langage homme et du langage femme, des attentes de l'un et de l'autre. Autant dire que ce n'est pas un roman de détente, mais plutôt un roman psycho ou bien-être (il est noté "bien-être" sur la couverture: un brin de psycho tout de même).

Quand un homme veut donner des conseils, la femme attend une oreille attentive. Une formulation malheureuse peut braquer l'autre. Quand un homme est contrarié, il ne veut pas parler alors qu'une femme, le simple fait de parler aide à aller mieux. L'on offre à sa moitié ce que l'on aimerait recevoir: sauf que les envies de sa moitié ne sont pas les mêmes. On voudrait que l'autre désire ce que l'on désire: en gros, que l'autre soit comme nous. Or l'autre est différent. La gestion du stress n'est pas la même du point de vue de l'homme et du point de vue de la femme. Une remarque peut être mal perçue: l'autre cherche à me changer par exemple.
John Gray analyse les petites choses qui peuvent être source de conflits, de rancoeurs autours de 13 chapitres: 1/ Les hommes viennent de Mars les femmes viennent de Vénus, 2/ Monsieur réponse-à-tout et le comité d'amélioration du foyer, 3/ les hommes s'enferment dans leur caverne et les femmes bavardent, 4/ comment motiver le sexe opposé, 5/ la confusion des langages, 6/ les hommes sont comme des élastiques, 7/ les femmes sont comme des vagues, 8/ à la découverte de nos besoins émotionnels différents, 9/ comment éviter les disputes, 10/ comment marquer des points auprès du sexe opposé, 11/ comment exprimer des sentiments délicats, 12/ comment solliciter un soutien et l'obtenir, 13/ entretenir la magie de l'amour.

L'introduction date de Novembre 1991: certains points plus que d'autres (certainement dû à mon histoire personnelle) me semblent d'actualité. Ce livre n'est pas à négliger pour faire un chemin de compréhension vis-à-vis du sexe opposé en général. A adapter selon le lien avec l'autre et cela n'enlève en rien à agir "au feeling": il y aura toujours des bourdes, des malentendus mais si l'on ne vit pas et que l'on passe son temps à analyser avant d'agir, la spontanéité n'aura plus lieu d'être.
Ma note: 4.5/5 toutes les situations ne sont pas à appliquer à son cas personnel. Tout s'imbrique de façon logique avec le chapitre précédent.

"Seul au monde" de Robert Zemeckis

Casting: Tom Hanks, Helen Hunt, Nick Searcy, Chris Noth, Lari White, Geoffrey Blake, Jenifer Lewis

Sorti au cinéma le 17 Janvier 2001

Chuck Noland, un cadre de Fedex, sillonne le monde pour améliorer les performances de son entreprise et la productivité de ses équipes. Il ne trouve la tranquillité qu'auprès de sa compagne Kelly. Mais à la veille de Noël, il reçoit un appel lui annonçant qu'il doit contrôler la livraison d'un colis urgent pour la Malaisie. Il n'en a que pour quatre jours et reviendra pour fêter le Nouvel An avec sa dulcinée. Chuck quitte Los Angeles à bord d'un petit avion. Mais au-dessus de l'Océan Pacifique, un orage éclate et prend par surprise l'équipage. Le crash est inévitable. Agrippé à un radeau de sauvetage, Chuck s'échoue sur une île déserte. Les jours passent et aucun secours en vue. Pendant quatre ans, le naufragé va tenter de s'adapter à cet environnement sauvage en surmontant l'épreuve terrible de la solitude.


La livraison aérienne FEDEX commence comme toute livraison aérienne: Chuck ira jusqu'à promettre d'être de retour pour Noel. Il est sûr qu'il s'agit d'un passage de routine. Trop de confiance? Toujours est-il que les conditions météo, une avarie peuvent changer un vol. Chuck sera le seul survivant de l'amérissage catastrophique de l'avion. Il devra puiser dans ses ressources pour survivre.


Mis à part réussir à faire du feu, il faut se nourrir. Sauf qu'un individu n'est pas fait pour vivre seul. Il s'avère que les colis de l'avion finissent par s'échouer sur l'île: Chusk récupèrera une paire de patins à glaces (les lames sont idéales pour couper).


Mais aussi un ballon de foot. Baptisé Wilson. Tom Hanks démontre qu'il est capable de tenir la conversation à un ballon. Au-delà de la performance, c'est aussi la capacité à se créer de la compagnie, de façon matérielle.


Mais bon. A force d'être sur son île, à pêcher et parler au ballon et pas l'ombre de secours... Le temps finit par être long. Très long. Et l'hygiène qui n'est pas au rendez-vous. L'eau douce est rare. La solitude. La pêche à l'ancienne: au harpon. Le feu de bois comme du temps des hommes de cro magnon: en frotant ce que l'on trouve.


En toute logique, après la survie: le temps de l'évasion est venue. Ainsi que la séparation d'avec Wilson. Qui a dit que la construction d'un radeau de fortune était de tout repos? Et quitter l'île? Il se fera récupérer par un tanker.
  

Bien sûr, lorsque Chuck se pointra chez sa nana Kelly, cette dernière aura refait sa vie: Chuck a été déclaré mort, disparu. Elle a tourné la page. Il va falloir qu'il refasse sa vie à zéro. Le choc est des deux personnages: Kelly le croyait mort, Chuckc croyait qu'elle l'aurait attendu.


Ma note: 4.5/5 Tom Hanks est avec lui-même pendant un bon 3/4 du film et assume très bien ce rôle de survivant sur une île déserte. L'approche de survie en totale autarcie est très bonne, captivante.


"Il n'est jamais trop tard" de Tom Hanks

Casting: Julia Roberts, Tom Hanks, Gugu Mbatha-Raw, Bryan Cranston, Cedric The Entertainer, Pam Grier, Taraji P. Henson, George Takei

En salles le 6 Juillet 2011

Fraîchement licencié d’un poste qu’il occupait depuis des années, Larry Crowne décide de s’inscrire à l’Université pour reprendre ses études. Ce changement de vie professionnelle prend une tournure plus personnelle lorsqu’il tombe sous le charme de son professeur d’expression orale, Mme Tainot. Belle, cynique, désabusée par le niveau affligeant de ses étudiants et déçue par son mariage, elle est également à un tournant de sa vie… Auront-ils droit à une seconde chance ?


Bon. Larry est désemparé de son licenciement et se cherche une nouvelle vocation. Il fait face à Mercedes Tainot prof blasée. Quand Mercedes arrive dans la salle de classe et déclare ne pas faire cours pour moins de 10 personnes: ça annonce la couleur. A son déséspoir le dixième arrive: Larry. Le ton est donné dès le début.


Autant dire que vu comme ça: c'est sur que Larry et Mercedes sont faits pour s'entendre, se remontrer le moral. Avant que les deux personnages se rapprochent vraiment, il faut se farcir les cours. Qui ne ressemblent à pas grand chose. Pour être honnête, c'est le type de cours qui en fait ne sert à rien. Mais vraiment à rien. Je ne pourrais même pas vous dire l'intitulé du cours. Autant dire que je ne sais pas à quoi ce cours va bien pouvoir servir à Larry pour sa réorientation professionnelle. Et je comprends que Mercedes soit déséspérée à son poste.


En parallèle des cours, c'est un quadra qui tente de s'intégrer parmis des étudiants beaucoup plus jeunes que lui. Et c'est parti pour des virées en moto. Il dénote. Complètement. Mais pourtant il a l'air de s'éclater... Tant qu'il trouve son bonheur...


Il n'empeche que Larry va pécho Mercedes. Et ils vont s'éclater tous les deux à moto, avec des casques en forme de bob. Bon pour ce qui est de la vie professionnelle ce n'est toujours pas forcément ça mais au moins à deux on se soutient.


Ma note: 2/5 parce qu'il y a Julia Roberts et Tom Hanks, mais ils ne sont pas dans leur avantage. Certes le message se veut positif: peu importe l'âge, un tournant est possible tant profesionnellement que dans la vie personnelle. L'histoire n'avance pas, ça dégouline de bons sentiments.


A voir si: vous êtes inconditionnel(le) de Tom Hanks et/ou Julia Roberts quoi qu'il advienne des rôles, vous voulez voir un film sans prise de tête, vous avez un peu de mal à vous endormir, vous voulez voir Julia Roberts et Tom Hanks à moto avec des casques bof

A zapper si: les histoires qui patinent ce n'est pas votre truc, une histoire de deux déséspérés qui se mettent en couple ça le fait moyen, un quadra qui tente de s'insérer avec un groupe d'étudiants en moto vou trouvez ça has been

11/09/2014

"Esther" de Jaume Collet-Serra

Casting: Vera Farmiga, Peter Sarsgaard, Isabelle Furhman, CCH Pounder, Aryana Engineer, Lorry Ayers, David Fine

Interdit aux moins de 12 ans

Après avoir perdu l'enfant qu'elle attendait, la fragile Kate voit ressurgir les douloureux souvenirs d'un passé qu'elle préférerait oublier. Hantée par des cauchemars récurrents, et décidée à retrouver une vie de couple équilibrée, elle fait le choix, avec son compagnon John, d'adopter un enfant. A l'orphelinat voisin, Kate et John se sentent étrangement attirés par une fillette, Esther. Mais Kate ne tarde pas à découvrir la face cachée de la " douce " enfant. Autour d'elle, personne n'a rien remarqué, et nul ne semble partager ses doutes et ses inquiétudes...


La perte d'un enfant n'est jamais facile à accepter. La plaie met du temps à se refermer. Le couple Kate et John ont déjà deux enfants: un fils qui ne s'intéresse qu'aux jeux vidéo et une fille sourde muette. Ce qui est assez frustrant pour Kate, très bonne pianniste. Mais un espoir subsiste chez Kate: il s'avère qu'Esther est douée pour la peinture. Kate tentera d'ailleurs d'initier Esther au piano.


L'adoption d'Esther va quelque peut chambouler la famille, mais tout semble bien commencer: Esther est couverte de cadeaux. Mais en tant qu'individu devant s'adapter à un nouveau milieu, elle fera des bourdes et provoquera des incidents: une fillette de son école tentera de lui enlever les rubans (Esther piquera une crise), Esther sera accusée d'avoir poussée la fillette au parc de jeu (sachant que la fillette a fini la jambe dans le plâtre), Esther coupera les roses blanches de la tombe du bébé mort-né de Kate (provoquant chez Kate une crise pas possible)... Ce ne sont que des exemples.


Ces bourdes peuvent être vues comme des incidents, mais au fur et à mesure du film, le spectateur est ammené à se dire que c'est volontaire: Esther cherche à blesser Kate. En faisant ainsi, elle isole Kate, et trouve un allié en John. Esther arrivera à duper la psy, mais l'entourage direct un peu moins (à l'exception de John). Plus Kate va mettre le doigt sur les problèmes, plus les problèmes iront croissant. La soeur de l'orphelinat va d'ailleurs le payer de sa vie.


Vers la fin du film, le spectateur va découvrir la véritable identité d'Esther: et elle est loin d'être une gamine d'une dizaine d'année... Il s'agit d'une femme, trentenaire, atteinte d'une maladie... Ce film est la confrontation entre deux mondes: d'un côté les personnes qui ont des doutes (certes c'est un nouveau milieu mais quand même), et d'autres qui préfèrent laisser le bénéfice du doute (ce n'est pas facile de s'adapter à une nouvelle famille, une nouvelle école, il faut se faire de nouveaux amis etc.).
Vu que la mère Kate a une fragilité psychologique, la plupart des gens vont d'emblée remettre en question ce qu'elle dit. Ce qui renforce la détresse de Kate face à un réel danger.


Ma note: 4.75/5 un excellent thriller qui tiraille le spectateur entre les affrontements des uns et des autres. Le dénouement démontre bien qu'Esther a un problème mais ce n'est pas forcément le problème auquel nous croyons.


"Panic Room" de David Fincher

Casting: Jodie Foster, Kristen Stewart, Forest Whitaker, Jared Leto, Dwight Joakam, Patrick Bauchau

En salles le 24 Avril 2002

Meg Altman, la trentaine, a très mal vécu la séparation avec son mari et angoisse à l'idée de devoir élever seule sa fille Sarah. Afin de commencer une nouvelle vie loin de ses craintes, Meg achète une immense et splendide maison située dans un quartier huppé à l'ouest de New York. Son ancien propriétaire y a fait construire au dernier étage une pièce de sûreté dans laquelle on peut se réfugier en cas de menace extérieure et rester enfermé de nombreux jours grâce aux provisions qu'elle contient.
Cependant, Meg n'aurait jamais pensé s'en servir dès le premier soir. En effet, trois cambrioleurs, Burnham, Raoul et Junior, ont pénétré dans la maison avec la ferme intention de dérober une somme de quatorze millions de dollars cachée par l'ancien maître des lieux. Tout porte à croire que ce butin est dissimulé dans la pièce de sûreté, là où se sont réfugiées Meg et Sarah.


L'emménagement dans un nouveau lieu peut déjà, à la base, être source de stress. Si en plus l'on traine un passif pas reluisant (le mari qui est parti avec la secrétaire: ça peut mettre un coup): on n'est pas forcément dans les réjouissances.


Ce n'est sans compter sur les cambrioleur qui débarquent en pleine nuit... C'est l'occasion pour mère et fille pour tester la Panic Room, cette pièce forte indépendante: ligne de téléphone à part, porte blindée, écrans de surveillance et j'en passe. Le téléphone portable ne passe pas, Sarah est asthmatique et peut déclencher une crise à n'importe quel moment (sauf que dans la panique son traitement est resté quelque part dans la maison), les cambrioleurs veulent faire décamper les indésirables de la Panic Room (sauf que le butin se trouve justement dans la Panic Room)...


La base est intéressante quoique banale: les cambrioleurs face aux propriétaires qui n'ont rien à voir avec le business. Surtout qu'avec le recul, nous avons eu l'évènement de la pseudo fin du monde de Décembre 2012 et certains individus se sont créer des bunkers. Mais en 2002 le coup des Mayas n'était pas encore à l'ordre du jour. Donc, David Fincher a mis en place en avance le principe de la pièce pour survivre en cas de soucis.


Au fil du film, les évènements sont assez prévisibles: la fille va devoir recevoir son traitement, la mère (en tant qu'adulte responsable) va tenter de gérer la situation, confrontations ici et là... Mais au final David Fincher s'en tire pas trop mal. Tout d'abord le casting: Jodie Foster et Forest Whitaker assurent respectivement dans leur role de mère faiblarde mais forte et cambrioleur qui en a un peu à faire des gens; Kristen Stewart en look ingrat d'ado et asthmatique. Ensuite les prises de vues: à travers une cafetière ou le trou d'une serrure, des images légèrement penchées avec un arrière plan flou... Des touches qui ajoutent de la tension, de la paranoïa.


Ma note: 4/5 un contexte assez basique (train, avion, maintenant Panic Room: toujours des huits-clos), un casting qui assure et un scénario bien ficelé bien que prévisible.


A regarder si: vous voulez voir Kristen Stewart à ses débuts avant qu'elle ne devienne physiquement moins agrate, vous êtes fan de Jodie Foster et/ou Forest Whitaker

A ne pas regarder si: vous êtes claustrophobe et même regarder un film sur le sujet vous rend mal


11/08/2014

"Grizzli" d'Alastair Fothergill et Keith Scholey

Une année de la vie d'une famille de grizzlys en Alaska, et leur interaction avec la faune voisine : loups, saumons, orques... Dans des paysages grandioses, on découvre la vie trépidante de ces animaux emblématiques, pour répondre à la question suivante : Comment le grizzly peut-il être, dans notre inconscient collectif, à la fois un animal féroce et le symbole de l'animal rassurant pour tous les enfants du monde ?


Il y a eu Félins et Chimpanzés. Pour ce nouveau DisneyNature, ce sont les ours qui sont à l'honneur. Une femelle et ses deux oursons pendant une année. L'introduction apporte l'approche des Indiens d'Amérique: leur vision de ces animaux dans leur vie. Puis le spectateur est plongé dans le vif du sujet par un démarrage par la saison la plus rude: l'hiver. Nous passons par l'hiver, le printemps, la recherche de nourriture, les confrontations avec les autres ours et d'autres menaces comme le loup, la remontée des saumons: pendant un an, tout y est. Tout comme les étapes de la mère et des oursons: l'affaiblissement, les jeux, l'émotion...


Les commentaires sont bien sûr assez édulcorés mais n'enlèvent en rien à la compréhension de l'habitat de l'ours, en Alaska tout du moins. La musique est très belle et sublime les différentes scènes. Le générique de fin est très rigolo: les caméramans face aux animaux.


Les prises de vues sont assez impressionnantes: la remontée des poissons au ralenti, une avalanche vue du ciel, les confrontations entre ours. Avec des scènes touchantes: l'ourson qui reste couché sur le sable tandis que l'eau monte, l'oursonne qui colle sa mère (voyage parfois sur son dos). Le rythme est très bon.


Ma note: 4.75/5 un très beau DisneyNature. J'enlève 0.25: merci les gens pour les commentaires pendant la projection. Le message final est clairement écologique (protection du milieu, des animaux): clairement énnoncé, contrairement aux autres opus, ce qui ajoute un plus car il est montré les liens entre plusieurs écosystèmes (les poissons, les ours, l'eau, la météo...).


Ce troisième volet apporte sa touche dans le documentaire animalier: certes assez romancé, mais cela donne un autre souffle au style et donne accès à un jeune public sans être trop rébarbatif. La nouveauté est cette introduction et conclusion écrite et parlée sur le rapport entre Indiens et ours, ainsi que l'importance de l'écosystème.

Après la savane africaine et la forêt tropicale, nous avons désormais l'Alaska. Que nous réservera le prochain DisneyNature? Je verrais bien les grands espaces australiens avec koalas et/ou kangourous. Ou pourquoi pas l'Asie, avec les pandas ou un autre animal typique. Pour Madagascar je dirais les lémuriens.

11/02/2014

"La femme parfaite est une connasse - 2 : le retour" d'Anne-Sophie Girard et Marie-Aldine Girard

Voici enfin la suite tant attendue de "La femme parfaite est une connasse". Pourquoi une suite? Mais parce que la connasse ne meurt jamais !
Avec humour et légèreté, les auteurs continuent de s'attaquer à celle qui les fait tant culpabiliser: la "femme parfaite".
Vous y découvrirez de nouvelles théories telles que le "frisson de la honte" ou la technique du "tiré/décalé", mais vous comprendrez aussi "comment reconnaître l'homme parfait", "comment savoir qu'on ne vit pas dans une comédie romantique américaine", ou le concept universel du "mec à trois bières".
Bref, tout ce qu'il faut pour assumer enfin votre imperfection !


- La validation d'un texto ou "comment polémiquer 23 minutes sur l'éventuelle utilisation du terme "coucou" en introduction"

- "Tu as une jolie bibliothèque" / Ouais mais je les ai pas lus, c'est juste pour la déco

- "Le manque de sens des proportions" (...) qui nous pousse à agir de façon plutôt étrange, voire flippante

- "C'est pas du tout comme ça que j'imaginais ton mec" / Il est moche ...

Un second volet sur la lancée du premier. Des situations très rigolotes où je pense que l'on peut parfois un peu se retrouver (le coup du chignon parce qu'on a les cheveux sales? manger directement dans la boite parce que la vaisselle n'est pas faite?...).

Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard apportent ici d'autres théories tout en gardant la base humoristique du premier livre. Parce que certaines pulsions sont là (comme par exemple souhaiter à son ex qu'il refasse sa vie mais aussi en lui souhaitant qu'il se plante bien comme il faut).

Cette suite est aussi bonne que le premier livre. A lire au second degrés. Mais c'est vrai que parfois certaines choses peuvent nous faire s'auto-énerver... Ou ces petites phrases dont le sous-entendu peut parfois nous échapper... Un décodeur.

11/01/2014

"Le journal intime d'un arbre" de Didier Van Cauwelaert

"On m'appelle Tristan, j'ai trois cents ans et j'ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi - mais sous quelle forme? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu'une jeunne fille a sculptée dans mon bois? Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j'essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d'agir sur le destin de ceux qui m'ont aimé?"


Nous connaissons le journal de Bridget Jones. Nous avons plus ou moins tenu un journal intime. Voici le journal intime d'un arbre. Sauf qu'un arbre n'est pas doté du don d'écriture. L'esprit de l'arbre va vivre au travers d'humains: des humains qui vont sculpter, écrire, se confier... L'esprit de l'arbre va vivre au gré des considérations, et donc des créations; des uns et des autres.
C'est aussi un arbre qui a ses propres considérations: il a vécu des évènements traumatisants: un garçon tué par balle, les compotes (d'ailleurs ses poires ont servies de compote pour les mulots pour sa fin de vie: au grand déséspoir de l'arbre qui adorait laisser ses poires se faire cuisiner)...

Didier Van Cauwelaert apporte ici une sensibilité à fleur d'écorce: un message pas toujours entendu ou mal interprété, l'esprit de l'arbre y va de son commentaire sur la vie des personnes gravitant autours de lui, les considérations et engagements des humains... Un très bon équilibre. L'auteur ira même jusqu'à donner un prénom au poirier. Parce que Tristan est un poirier: une humanisation à plusieurs niveaux.

Didier Van Cauwelaert développe des avenirs, des vies qui à priori n'ont pas grand chose à faire ensemble mais qui vont se retrouver lier de par l'arbre. Deux personnages vont retourner sur le lieu où ça a commencé (où l'arbre est tombé ndlr) et les maisons ont changées: l'arbre continue de vivre malgré les modifications de la terre d'origine.

Ma note: 4.75/5 une sensibilité, un certain regard sur un arbre qui n'est pas considéré que comme un arbre. Une façon de questionner notre rapport à ce qui nous entoure. Quoi de mieux qu'un livre, donc du papier, pour qu'un arbre fasse ses épenchements? Mëme un arbre peut se demander s'il a une mission sur terre.