Sorties

Edito Juin 2019

Le festival de Cannes est passé, a-t-il défié vos pronostics ? Avez-vous repéré des robes de créateurs (autant en profiter pour faire son shopping sans rien dépenser) ? D’autant plus que les beaux jours sont enfin là : il est temps de sortir les robes ! Ce n’est pas parce qu’il fait beau qu’il faut oublier de lire et de voir films et séries !

mercredi 28 octobre 2015

Baroque Knights 2, de Maki Fujitas

Miyako parvient finalement à intégrer l'internet spécial et entraîne même ses amis avec elle. Est-ce vraiment le paradis des élites ou bien un repaire de monstres...? A trop vouloir fouiner partout, Miyako risque de rencontrer de nouveaux pièges...


Miyako va intégrer l'internat, ce qui est son sésame pour pouvoir sortir de l'école. Autorisation de sortie qu'elle obtiendra sans même en avoir fait la demande, mais avec la condition de revenir au plus tard le dimanche à 18 heures. Miyako va pouvoir mettre les points sur les "i" avec sa famille: l'accueil qui lui est réservé est assez sur la défensive, mais Miyako va avoir quelques réponses à ses questions...

Maki Fujita n'aborde toujours pas la question des cours de cet établissement, ce qui conforte une approche tout autre de ce lieu: officiellement il s'agit d'une école pour des élites, mais derrière la façade c'est tout autre chose.

mardi 27 octobre 2015

Baroque Knights 1, de Maki Fujita

Saikaô est une école réputée pour former des élites. Ici, non seulement les sorties ne sont pas autorisées, mais même l'abandon en cours de scolarité n'est pas permis ! Miyako Tsukuba intègre cet établissement à moitié par obligation, et se retrouve rapidement confrontée à de nombreuses zones d'ombre...


Saikaô va découvrir malgré elle les problèmes de ses parents, mais aussi que Saikaô n'est pas une école comme les autres: certes les conditions d'entrées et de vie sont particulières, mais les étudiants eux-mêmes ont des particularités. C'est aussi un pensionnaire de l'internat qui pose problème: une réunion décide de sa place future.

Ce premier volet ne comporte par le cursus scolaire, mais au vue des dialogues entre étudiants il s'agit d'une école tout ce qu'il y a de plus banale: certains élèves se connaissent depuis le primaire, il est question de fac et de diplôme.

Un design épuré, des axes parallèles qui restent simples à suivre: une bonne introduction dans cet établissement particulier pour pensionnaires particuliers.

lundi 26 octobre 2015

King's Game 1, de Nabuaki Kanazawa

Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de classe e lycée de s'embrasser. A en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un "King's Game", un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s'affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité: ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang? La mort s'abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu'elles se trouent et quoi qu'elles tentent pour s'échapper? Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros... Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu'il ne soit trop tard?


Nobuaki se réveille d'un cauchemar pour plonger dans un autre, mais ce nouveau cauchemar est bien réel: des défis lancés par le Roi, à une classe d'élèves en chair et en os.
Les deux premiers défis sont plutôt rigolos: s'embrasser et lécher le pied d'une camarade. Mais lorsqu'il s'agit de s'engager un peu plus, il y a de la défiance dans l'air de la part des lycéens. Et le gage du premier refus est radical, et fais très peur... Tout est bon pour essayer d'éviter le gage: ne pas faire le défis, rester en groupe... Mais les lycéens vont vite comprendre que l'on ne peut pas échapper au Roi et au gage...

Ce premier volet se solde par un défis à réaliser sous 10 minutes sous peine de gage. C'est aussi un doute de la part de l'équipe enseignante: lorsqu'ils font part de la véritable origine des drames, ils ne sont pas pris au sérieux; aucune enquête policière n'est donc mise en place.

Un design plutôt réussi: épuré, clair. Les élèves craquent régulièrement au vue des défis de plus en plus personnels et des gages très violents. Ce premier volet surfe sur la jeunesse en utilisant la communication par mail. C'est aussi le doute envers la jeunesse: sans doute une défiance du fait de la différence d'âge.

dimanche 25 octobre 2015

"Seul sur Mars" de Ridley Scott

Casting: Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Jeff Daniels, Michael Pena, Sean Bean, Kate Mara, Sébastien Stan, Chiwetel Ejiofor

Sorti au cinéma le 21 Mars 2015

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.


Une mission sur Mars, comme une simple mission de routine: chacun vaque à sa tâche, les communications sont tantôt légères tantôt professionnelles. L'approche d'une tempête va tout bouleverser: non seulement elle arrive plus tôt que prévu, mais en plus elle est plus violente qu'estimée. Toute l'équipe s'active pour repartir, de façon anticipée. Mark va prendre un débris, et l'équipe quitte Mars malgré tout.


Mark va rejoindre la base et soigner une blessure profonde. Après un moment d'hésitation, il va tenter de se battre: rester en vie et contacter la NASA, pour voir une mission de rapatriement. Plusieurs semaines s'écoulent avant qu'un contact ne soit établit ainsi qu'un programme de sauvetage. La vie sur Mars va aller de rebondissements en rebondissements: la culture de pommes de terre, les tempêtes, la musique, l'enregistrement d'un journal intime sur l'ordinateur... Pendant ce temps, sur Terre, les choses s'organisent.


D'un côté, il y a la survie dans un milieu hostile. De l'autre, la tentative de sauvetage vue par deux clans: d'un côté la sécurité (prendre le temps d'étudier les meilleures options...) , de l'autre la prise de risque (laisser une vie ou engager un nouvel équipage rapidement...). C'est aussi donner une chance à un jeune, qui va montrer qu'une prise de risque est parfaitement envisageable, tout en étant contrôlée.


Ma note: 4.75/5 la 3D est une bonne option pour ce film dont les décors ne manquent pas de relief. Une histoire humaine à plusieurs niveaux: sur Mars et sur la Terre, l'annonce de la mort d'un agent mais en fait sa survie engagée... Une course contre la montre s'engage et de façon rationnelle: les dialogues s'enchaînent dans de la science. Avec plus ou moins de véracité, mais je ne tenterais pas de faire pousser des pommes de terre sur Mars: je ne pourrais donc pas vérifier.


A voir: pour profiter d'un Sean Bean vivant (il meurt violemment dans "GoldenEye" et "Game of Thrones ndlr), si vous voulez un cours de survie en milieu très hostile (même si vous savez très bien que vous n'irez pas dans un endroit aussi loin et difficile que Mars)

A zapper: si le coup de la survie sur Mars est d'une inutilité absolue, si vous avez déjà eu votre dose d'espace avec "Gravity"

vendredi 23 octobre 2015

Vampire Knight 16, de Matsuri Hino

Yûki apaise sa soif de sang ne plantant ses crocs dans la gorge de Zero. Pendant ce temps, la bataille fait rage entre Kaname, qui souhaite détruire tous les sang pur, et Kaien Rurosu, prêt à tout pour l'en empêcher. Dans l'entourage de Yûki, les vampires ayant consommé la nouvelle Blood Tablet se mettent à agir de manière étrange... La vampiresse met alors sa vie en jeu pour sauver ses camarades de la Night Class !





Les plans de Sara sont finalement déjoués. Ainsi que ceux de Kaname. Un cran un peu plus vampirique: les confrontations sont plus sanglantes, tout en restant assez soft, et les crocs sont un peu plus présents dans le sens alimentation. De nouvelles Blood Tablet (substituts alimentaires pour les vampires), Sara n'y est pas indifférente: les effets sont plutôt radicaux concernant la modification des comportements des personnages.

Matsuri Hino apporte ici une nouvelle dynamique: une nouvelle menace vampirique apparaît ce qui donne un nouvel axe de combat et de parti à prendre ou à affronter. Il n'y a plus trop de moments de calme: il y a énormément de confrontations, sur un ton physique ou psychologique.

mardi 20 octobre 2015

Vampire Knight 15, de Matsuri Hino

Considérée comme une vampiresse potentiellement dangereuse, Yûki a été conduite au QG des Hunters. Le coeur brisé depuis la disparition de Kaname, elle assume néanmoins son rôle de représentante du clan Kuran et décide d'oeuvrer au maintient de l'ordre avec la Guilde. Mais quel peut bien être le but de Sara, qui tente de se rapprocher de Yûki? Et quels sentiments éprouvent Yûki et Zero tout juste réunis?


Yûki, étant proche de Kaname, est suspectée de connaître tous les faits et gestes de ce dernier. Ce qui semble être loin de la vérité. Yûki va décider de rouvrir la Night Class à l'Académie Cross, un an après les évènements dramatiques qui ont secoué l'école: et pourtant, cela semble, pour Yûki, une très bonne solution pour maintenir la paix entre vampires et humains.

Matsuri Hino va réapparaître l'Académie Cross, avec des remaniements dans l'organisation et des doutes parmi les étudiants de la Day Class. Mais pas seulement parmi la communauté étudiante. Quant à Ana, elle continue à jouer à un jeu sur plusieurs tableaux et passe pour l'instant toujours inaperçue dans ses intentions réelles.

Vampire Knight 14, de Matsuri Hino

A travers le sang de Kaname, Yûki plonge dans ses souvenirs de l'époque des ancêtres fondateurs. Alors que le vampire est absorbé par ses recherches scientifiques, une femme, qui compte plus que tout pour lui, se tient à ses côtés... De son côté, Sara n'a de cesse de nouer des pactes de sang avec les élèves pour jeunes filles. Quel est son véritable but?


Ana assoit un réseau qui prend déjà une ampleur assez importante. Pendant ce temps, Yûki continue son apprentissage sur le monde des vampires. L'académie Cross n'est pas à l'ordre du jour, mais plutôt comprendre certains évènements. Yûki reste comme un bébé dans ce monde rodé aux manigances et aux actions à mener et à saboter.

Matsuri Hino plonge les personnages et le lecteur dans une atmosphère un peu plus sombre, où assoir le pouvoir est prioritaire pour la survie. Sauf que démêler les bonnes intentions des moins bonnes est loin d'être une évidence...

Autant les personnages que le lecteur apprennent sur les origines des vampires. Matsuri Hino reste cohérent par rapport au reste de la saga.

lundi 19 octobre 2015

Vampire Knight 13, de Matsuri Hino

Au cours de son périple pour empêcher le massacre des sang pur, Yûki est brutalement attaquée par le maître du clan Tôma. Heureusement, Zero vient à son secours ! Ramenée au palais des Kuran, la princesse boit le sang de Kaname... Elle est alors inexplicablement envahie par les souvenirs de son ami.


Un opus riche en révélations ! Le passé de certains personnages y sont révélés, modifiant les relations entre les uns et les autres. Mais aussi le regard que l'on pose aux 12 premiers opus. Et ces éléments changent la vision que le lecteur peut avoir sur les perspectives. Un retour sur les premiers vampires est à noter et est plutôt pas mal: Matsuri Hino revient sur un groupe d'individus qui a plusieurs milliers d'années d'expérience.
L'aspect Académie Cross et Day Class est totalement occulté. Aucun des deux n'apparaît dans ce treizième volet. Un regard vers le passé est posé par Matsuri Hino, comme s'il était temps que les personnages prennent enfin conscience que leurs vies vont au-delà de l'Académie.
La vraie vie n'est pas dans l'Académie, tout comme l'école n'est qu'une parenthèse chez les mortels. L'Académie Cross n'est qu'un tremplin, le temps de prendre connaissance du monde de la nuit, de ses règles et de sa gestion. Ce temps d'adaptation est révolu.

samedi 17 octobre 2015

"Le sixième sommeil" de Bernard Werber

Phase 1 assoupissement. Phase 2 sommeil léger. Phase 3 sommeil lent. Phase 4 sommeil très profond. Phase 5 sommeil paradoxal. Phase 6 le sixième sommeil, celui de tous les possibles.


Le sommeil est tout un domaine: somniloque, somnambule, phases... Bernard Werber aborde ici une nouvelle frontière: 6 stades et non pas 5 comme nous le connaissons. Il aborde un état physique proche de la mort où il est possible de communiquer avec son soi passé. Les rêves sont même le centre de vie d'un groupe d'individus en Asie du Sud-Est.

Le roman est découpé en 3 parties. A chaque axe correspond à une évolution. Un participant à une expérience du sommeil va mourir, la mère va être laissée pour morte, le fils va vivre une quinzaine d'années dans la civilisation asiatique... Il faut laisser le temps au temps: trouver sa voie, peaufiner ses envies et ses choix.

Ma note: 5/5 Bernard Werber continue dans le roman d'anticipation et avec brillo: sans le sommeil nous ne pouvons pas tenir, les somnifères et autres subterfuges sont très importants dans de nombreux pays... Bernard Werber traite un sujet qui est assez important, tout en apportant un nouveau regard: le sommeil ne doit pas être vu comme une phase réparatrice.

vendredi 16 octobre 2015

"Paranormal Acticity - 2" de Tod Williams

Nouvelle famille, nouvelle demeure. Après le jeune couple, voici une famille: parents, enfants, chien... Des caméras de surveillance font office de caméra. Des phénomènes ne vont pas tarder à se manifester.


L'enfant n'a pas l'air effrayé plus que ça, il a plutôt l'air d'adorer l'ambiance: pas vraiment de pleurs, plutôt des gazouillis. Le chien sent les apparitions avant que le spectateur ne puisse voir quoi que ce soit. Les phénomènes commencent assez calmement, pour s'accroître.


Comme pour le premier film, il y a un casting d'anonymes. Petite évolution par rapport à l'utilisation de la caméra: celles de la sécurité de la maison sont utilisées assez souvent. La musique est là juste pour rappeler l'ambiance paranormale.


La mayonnaise prend encore plutôt bien, bien que nous connaissions déjà le concept de la caméra H24 et des agressions inopinées. Sans lien avec le précédent opus, à part l'évolution du statut familial: un enfant s'ajoute au décor. Les esprits frappeurs ne s'acharnent pas spécialement à une maison en particulier ni apparemment à une lignée de famille.


"Paranormal Activity - 1" d'Oren Peli

Un jeune couple suspecte leur maison d'être hantée par un esprit démoniaque. Ils décident alors de mettre en place une surveillance vidéo durant leur sommeil afin d'enregistrer les évènements nocturnes dont ils sont les victimes. Les images récupérées de septembre à octobre 2006 ont été montées en un film de 86 minutes, "Paranormal Activity".


Katie et Micah, jeune couple, a l'air heureux, serein. Mais ce n'est sans compter sur leur maison et un (ou plusieurs?) habitant qui décide de se joindre à leur vie nocturne. Le couple décide de se filmer, enfin surtout de filmer la nuit.


Caméra fixe lorsque le couple dors (enfin, ils dorment en théorie: Madame est somnambule et se réveille par exemple dehors sur la terrasse) et au poing lorsqu'ils décident de mener les investigations (traquer des bruits, constater le chandelier qui bouge...).


L'on y voit l'heure, passé tantôt normalement tantôt en accéléré: tout dépend du rythme des évènements et de la répétitivité de ce qui se passe. C'est aussi du nocturne pur et dur avec juste la lumière ambiante et parfois la lumière des lustres. Tout s'alterne en fonction des évènements.


Un casting d'anonymes (ça change des films à très haut suspens avec du jeu à la Actors' Studio). Une musique plus que minimaliste, juste pour souligner les apparitions des phénomènes paranormaux. Des dialogues que l'on pourrait rencontrer dans la vie quotidienne.


Fais-moi peur? La mayonnaise prend plutôt bien. Quelques manifestation paranormales comme il se doit autant au travers de la femme que dans l'absolu (bruits, mobilier qui bouge...). Ce qui pourrait être un simple somnambulisme devient assez bien flippant.

jeudi 15 octobre 2015

Provins, cité médiévale

Provins, cité médiévale: ville située en Seine et Marne, la visite se fait à pied. Le visiteur se déplace de monument en monument par lui même, et à l'accueil de chaque monument des documents sont distribués voire même un audio guide.


Il est possible de visiter la ville avec un pass: Tour César, Grange aux dîmes, Musée de Provins. En extra, et sur réservation, la visite des souterrains se réalise avec un guide. Aussi en supplément, il y a le spectacle des rapaces.


La réservation des différents produits se fait auprès de l'Office du Tourisme de Provins. Un parking gratuit se trouve à moins de 5 minutes à pied de l'Office du Tourisme et de l'entrée de la ville. L'entrée pour les monuments et le spectacle peut s'acheter directement à chaque accès.


Il y a une aire de pique-nique à l'extérieur des remparts, à côté de l'Office du Tourisme. Dans la ville, il y a plusieurs restaurants, dans des styles variés: crêperie, plats médiévaux... Pour un budget abordable: 15 à 20€ le menu en moyenne par personne.


Les visites sont réalisables en une demie journée, en faisant attention aux horaires d'ouvertures: certains sites ferment à 17h, d'autres à 17h30. Les souterrains sont accessibles uniquement avec guide: renseignez-vous à l'Office du Tourisme, dès votre arrivée, car les places sont limitées.


La marche étant assez importante, prévoyez une tenue décontractée. Au moins, une bonne paire de chaussures. S'il pleut, une cape serait la mieux appropriée qu'un parapluie: moins de risques de gêner les voisins, et au moins, il n'y a rien à tenir.

Pour plus de détails sur la billetterie, l'accès à la ville ou encore la restauration et les spectacles sur le site web de la ville de Provins.

"Hôtel Transylvanie 2"

Sorti au cinéma le 7 Octobre 2015

Dracula et sa bande de monstres déjantés sont de retour ! À l’hôtel Transylvanie, beaucoup de choses ont évolué : Dracula a enfin accepté de dégeler son cœur et d’ouvrir la porte aux humains. Mais il se fait du souci pour son petit-fils, Dennis : mi-humain mi-monstre, ce gamin est bien trop adorable à son goût, et il risque de faire un piètre vampire ! Alors, quand les parents du petit, Mavis et Johnny, s’absentent, Drac fait appel à ses amis Frank, Murray, Wayne et Griffin pour apprendre à Dennis à devenir un monstre, un vrai. Personne ne s’attendait à ce que Vlad, le père de Drac – un vampire très grincheux et très vieille école – choisisse ce moment pour débarquer à l’hôtel. Et quand il découvre que son arrière-petit-fils a du sang humain, rien ne va plus... 



L'hôtel de Dracula n'est plus à présenter. Sauf qu'il y a eu un changement majeur: des humains sont là. En effet, Mavis (la fille de Dracula) s'est mariée avec Jonathan (un humain). Mavis et Jonathan vont même avoir un enfant: un rouquin prénommé Dennis. Les anniversaires se passent, les questions d'éducation s'élèvent (école humaine versus l'hôtel de Dracula avec les monstres ou encore les contines).


La question existentielle se pose alors: est-ce que le petit Dennis aura les dents de vampires? Un plan se met alors en place: Mavis et Jonathan vont prendre quelques jours de vacances pour eux, rien qu'eux d'eux, chez les parents de Jonathan, pendant que papi Dracula va s'occuper de Dennis.


Mavis va s'éclater dans le monde des humains: le vélo, le supermarché... Tandis que Dracula et la clique va tenter de faire sortir les quenottes à Dennis. Comment ? Visite d'une colonie de vampires, le loup-garou va tenter de manger une bestiole... Sauf qu'au temps des appels avec webcam et l'internet sur les téléphones, Mavis va rentrer fissa: un doute sur le lieu réel de la troupe et une vidéo publiée sur la toile... C'en est trop: Mavis, Jonathan et Dennis vont déménager...


Sans oublier Vlad, qui va semer aussi la zizanie : Dracula a laissé Mavis épouser un humain, autoriser les humains dans son hôtel, et en plus il y a Dennis qui est entre-deux (à priori humain mais peut-être monstre)... Une ambiance familiale assez particulière...


Ma note: 5/5 l'humour de ce second opus continue dans la lignée du premier volet, avec des issues familiales que l'on peut rencontrer. Sans aspect moralisateur plombant: les messages dans la légèreté. Chacun essaye de trouver sa place dans une situation un peu particulière: le cas du couple mixte, comment gérer le moufflet...


A voir: si vous avez adoré le premier Hôtel Transylvanie, si vous êtes partant pour voir les monstres mythique en version fun

A zapper: si déjà le premier volet vous a dépassé

mercredi 7 octobre 2015

"On a tué mes enfants" d'Ann Rule

"On a tué mes enfants !" hurle Diane Downs en se précipitant aux urgences. Un homme brun aux cheveux longs, dit-elle, l'a menacée d'une arme, a tiré sur elle, ses deux filles et son fils. La petite Cheryl succombe peu après à ses blessures, les pronostics médicaux pour Christie et Danny ne sont guère optimistes: ils seront sans doute handicapés à vie. Devant ce crime révoltant, la police se lance à la poursuite du mystérieux suspect. Dans une Amérique transportée d'indignation, seul Fred Hugi, un procureur zélé, ose envisager un scénario improbable, de ceux qui soulèvent le coeur et suscitent l'incrédulité générale... La ravissante, l'adorable Diane Downs serai une Médée des temps modernes, capables de donner la vie autant que de la reprendre. Reste encore à la prouver.


Ann Rule, à la base ancienne criminologue, aborde ici un drame familial: une mère arrive en trombes aux urgences avec ses trois enfants, grièvement blessés par balles. Deux enfants étaient sur la banquette arrière, un autre allongé par terre. Rien que la mise en scène a de quoi mettre la puce à l'oreille: pourquoi les trois enfants ne seraient pas sur la banquette? L'un serait tombé à cause d'un coup de frein brutal?

Cheryl va succomber à ses blessures tandis que Christie aura des problèmes au cerveau (entraînant des soucis d'élocutions par exemple) et Danny sera handicapé moteur (il ne sent plus rien en dessous du bassin). Les deux survivants seront placés en famille d’accueil. Pendant ce temps, Diane, la mère, part complètement en vrille. Elle séduit ses collègues mariés, fait une esclandre à l'un de ses amants pour qu'il quitte sa femme. Diane ira même jusqu'à changer d’État pour qu'un des amants entame la procédure de divorce et suive Diane.

Ma note: 4.75/5 Ann Rule apporte un dossier très complet: la vie de Diane depuis la fusillade, les conséquences pour les enfants survivants, les incohérences dans les témoignages de Diane, le procès, l'après procès. Un cas très complet qui ne peut pas laisser le lecteur indifférent: une analyse, une prise de partie s'engage à un moment donné.

mardi 6 octobre 2015

"Prémonitions (solace)" d'Afonso Poyart

Casting: Anthony Hopkins, Colin Farrell, Jeffrey Dean Morgan, Abbie Cornish, Matt Gerald, Jose Pablo Cantillo, Marley Shelton

Sorti au cinéma le 9 Septembre 2015

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
  
Un tueur en série énigmatique sévit à Atlanta, laissant le FBI totalement désemparé. Quoi qu’ils fassent, les enquêteurs ont toujours un coup de retard, comme si le tueur pouvait anticiper leurs mouvements à l’avance ! En désespoir de cause, ils se tournent vers le docteur John Clancy (Anthony Hopkins), un médium retraité dont les visions les ont aidés dans le passé.En étudiant le dossier, Clancy devine rapidement la raison pour laquelle le FBI est incapable de coincer le tueur : ce dernier possède le même don divinatoire que lui. Comment dès lors arrêter un tueur capable de prévoir l’avenir ? Commence alors une partie d’échecs impitoyable. 


Le ton est donné dès le début: Joe et Katherine découvre un cadavre qui répond pour la troisième fois à un modus operandi. Pas d'ADN, pas de cheveu, personne n'a vu le tueur. Joe lâche un simple "je vais aller le voir", tandis que Katherine affirme qu'il n'est pas encore temps d'abattre la dernière carte. Et voilà le binôme en voiture, dans une forêt luxuriante. John vit comme une ermite depuis la mort de sa fille, refuse de participer à l'enquête mais ce sera plus fort que lui...


Là où la psy Katherine et le policier Joe ont échoué, John verra le lien entre les victimes: elles étaient malade, à un stade plus ou moins avancé. Là où Katherine verra l’œuvre d'un artiste psychologiquement dérangé, John fera le lien avec le tueur. John ira même plus loin: il verra le tragique dénouement de Joe (la maladie et se prendre une balle), et la mort probable de Katherine.


Au-delà de l'enquête, c'est aussi les blessures des uns et des autres. Katherine a laissé son bébé à l'adoption, John a perdu sa fille d'une leucémie et peut-être n'y est-il pas pour rien dans le dernier souffle, Joe veut préserver sa famille de sa maladie...


La confrontation entre l'aspect scientifique de l'enquête (les preuves, monter un dossier...) et la parapsychologie (toucher pour reconstituer le parcours des gens). Comme dans toute enquête, il y a les fausses pistes.


C'est aussi les cas de conscience: John et Charles, les deux parapsychos, vont se retrouver en face à face. John va devoir choisir: dénoncer Charles ou pas? Après tout, ils sont tous les deux à un très haut niveau de prémonitions. La question qui se pose alors, est la suivante: Charles a toujours éliminé des personnes gravement malade, qui auraient beaucoup souffert en phase terminale. S'agit-il de meurtre ou de débat sur la fin de vie dans la dignité?


Ma note: 4.75/5 Une musique tantôt psychédélique tantôt tendance électronique, un casting de très haut niveau se montrant à la hauteur des personnages, une trame qui monte en puissance (et en démarrant déjà avec la barre haute). Un film qui traite les prémonitions de façon rationnelle: oui c'est un comble, et pourtant on est loin des clichés un peu bobo des visions.


A voir: si le côté parapsycho dans une enquête terre à terre ça vous botte, si vous voulez voir Anthony Hopkins en parapsycho ermite

A zapper: si vous considérez qu'une enquête doit rester rationnelle, si à la base rien ne vaut Mulder et Scully de X-Files