Sorties

Edito Mai 2019

Voici Mai fait ce qu’il te plait ! La météo de ce début du mois de Mai n'est pas si beau que cela, idéal pour rester au chaud à lire et regarder des films. Nous le phénomène annuel du festival de Cannes du 14 au 25: quel sera le cru de cette année ? Le 8 nous aurons un troisième Hellboy, dont les deux premières aventures remontent à 2004 et 2008. Pikachu devient détective au cinéma.

jeudi 31 décembre 2015

Vampire Knight 18 de Matsuri Hino

Pour l'empêcher d'exterminer les sang pur, Yûki se dresse contre Kaname. Alors que le combat fait rage, Sara intervient, accompagnée de Zero, à qui elle a donné son sang. La princesse du clan Shirabuki ordonne alors à Zero d'assouvir sa vengeance... Que va-t-il décider? Au même moment, le métal originel constituant la matière première des armes des Hunters se met à réagir de façon très étrange... La guerre sans merci prend un tournant décisif !


Des souvenirs effacés. Un bal masqué. Des considérations: "et si nous avions été humains". Les armes des hunters sont en danger. Sara frôle la mort, à moins qu'elle ne meurt vraiment cette fois, tandis qu'elle révèle vouloir être reine.

Matsuri Hino chamboule l'ordre établis dans ce 18ème et avant-dernier volet de la saga Vampire Knight. L'ordre de la Guilde, les Hunters, l'Académie: tout semble être vraiment sur la limite de connaître des changements importants.

mercredi 30 décembre 2015

Vampire Knight 17 de Matsuri Hino

Kaname, qui avait disparu depuis des mois, réapparaît soudain à l'Académie ! Lorsqu'il révèle à Zero qu'il est à l'origine de la tragédie ayant mené à sa transformation en vampire, le coeur de Yûki s'arrête... Quels sentiments agitent la jeune vampiresse? De son côté, Sara propose à Zero de l'aider à se venger en échange de la protection de la Guilde. Gorgé du sang de Sara, Zero fait alors face à son ennemi juré, Kaname !


Bloody Rose. Imprégnation du sang d'un vampire sang pur. Révélation sur son origine de vampire. Une entrée au sein d'une structure incontournable de la saga. Ce 17ème opus sent la finale ! Matsuri Hino révèle des finalités des personnages ainsi que des origines: cela ne peut qu'éclater. Les confrontations sont déjà là: les ennemis non seulement sont révélés mais en plus ils rentrent dans un bâtiment mythique où les protecteurs sont présents.

Un design plus facile à suivre, que certains opus: les confrontations physiques sont moins en action, c'est plutôt dans de la stratégie au travers de dialogues.

mardi 29 décembre 2015

"Claymore: les ténèbres de la terre sainte (2)" de Norihiro Yagi

Dans la ville sainte de Ravona se cache un démon qui dévore les membres de la grande cathédrale. Claire est appelée pour s'infiltrer en ville dans le plus grand secret afin de démasquer le monstre. Mais malgré ses pouvoirs démoniaques, elle est incapable de déceler le moindre indice. Où se cache donc le démon?


Claire se lie d'amitié pour Thomas. Une mission va montrer que l'inverse est vrai: Thomas s'inquiète pour Claire, malgré son statut particulier qui lui permet de guérir rapidement de toute blessure. La mission va plonger Claire dans une position de porte-à-faux: son détecteur de démon est passablement troublé. Est-ce vraiment la faute aux pilules, ces pilules permettant de passer inaperçue?

Un tournant dans Claymore: il y a une possibilité d'effacer une partie des signes de ces êtres mi-humain mi-démon. Mais à quel prix? Et un challenge de taille: trouver un démon, dont l'essence est dans la cathédrale, mais qui n'est pas parmi les membres du clergé ni des gardes...

Ma note: 5/5 un très bon rythme, une histoire qui va de l'avant, de nouveaux challenge: Norihiro Yagi apporte un très bon manga.

lundi 28 décembre 2015

"Claymore: la tueuse aux yeux d'argent (1)" de Norihiro Yagi

Depuis l'antiquité, les hommes sont les proies de démons dévoreurs de chair humaine. Pendant longtemps, ils ont espéré la venue d'un moyen pour leur résister. Et finalement, des guerriers d'un genre nouveau, portant sur leur dos une épée gigantesque font leur apparition. Face aux démons, le combat de ces jeunes filles que l'on nomme "Claymore" ne fait que commencer !


Ce premier opus démarre directement par un village qui sollicite la venue d'une Claymore. Un garçonnet voit son frère tué par cette femme, alors que quelques années plus tôt le reste de sa famille était tuée. Le doyen du village se fait tuer également. Norihiro Yagi lâche aussi quelques informations sur ce personnage Claymore: il n'y a que des femmes parmi ces tueurs, pourquoi la femme accepte que l'humain l'accompagne, la délivrance de la mission et le principe de l'enveloppe noire.

Un très bon premier contact avec ce monde particulier: quelques éléments des Claymore sont donnés, mais pas assez pour vouloir en apprendre plus. Comment les Claymore sont-elles créées? Y a-t-il une durée de vie pour une Claymore? Peuvent-elles être détruites en mission? Entres autres.

dimanche 27 décembre 2015

"Le labyrinthe: la terre brûlée (2/5)" de James Dashner

Thomas en était sûr, la sortie du labyrinthe marquerait la fin de l'épreuve. Mais, à l'extérieur, il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre... Et des hordes de gens infectés, en proie à une folie meurtrière, errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à une nouveau défi démoniaque. Au cœur de cette brûlée, parviendra-t-il à trouver la paix... et un peu d'amour?


Après une soirée autours d'une pizza, un lit est plus que le bienvenu. Sauf que Teresa va appeler à l'aide, tandis que Thomas est en plein rêve... Un réveil brutal va attendre les survivants: les infectés ont pris d'assaut le bâtiment, Teresa n'est plus là, et les sauveteurs sont morts... Et pour couronner le tout: lors de leur réunion pour déterminer l'axe à suivre, une vingtaine de minutes à tout casser, tout à changer. Les corps ont disparus, des murs en brique ferment toute sortie... Et un message attend le groupe, au travers d'un homme: le groupe a deux semaines pour rejoindre le refuge... Sauf que deux labyrinthes ont été créées, il y a donc deux groupes avec le même objectif...

James Dashner apporte ici une possible survie. Mais sur la Terre qui est dévastée par un évènement solaire, et dont les habitants sont plus ou moins atteints mentalement. L'on apprend mieux sur ce qui s'est passé, la dureté de vie à la surface: tempête, éclairs, vent... Tout est d'une violence inouïe. Et personne à qui se fier. L'organisation WICKED en arrive même à faire une entorse à sa ligne de conduite. Le labyrinthe semblait presque un paradis, tout semble se fendiller, mais l'objectif du refuge lie tout le monde.

Ma note: 4.75/5 Teresa change de camps comme de chemise, Thomas se fait balloter d'un groupe à l'autre; et l'objectif est le même: le refuge, pour avoir l'antidote de la Braise. Le lecteur se retrouve aussi balloté: il ne sait plus qui croire, que croire. Est-ce vraiment l'issue, celle tant attendue, pour de bon? Un opus qui apporte plus d'éléments sur ce qui se passe: les rôles des uns et des autres, le pourquoi des survivants.

vendredi 25 décembre 2015

"Le Labyrinthe (1/5)" de James Dashner

Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier... Il se retrouve entouré d'adolescents dans un lieu étrange, à l'ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d'acier. Chaque nuit, le plan en est modifié. Thomas comprend qu'une terrible épreuve les attend tous. Comment s'échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie? Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire...


Thomas sort d'une cage métallique, au milieu d'un attroupement, sans souvenirs quelconques à part son prénom. Légitimement, il va poser des questions pour comprendre ce qui se passe: où il est, qui fait quoi, le principe du labyrinthe... Mais ses questions sont mal vues: ça fait 2 ans, pour les plus anciens, que le système fonctionne d'une certaine façon, Thomas apprendra en temps voulu. Dans l'immédiat, Thomas doit trouver sa place dans ce groupe: travailler au potager ou dans les cuisines ou dans une autre partie, le principe des portes qui s'ouvrent et se referment chaque jour...

L'arrivée, quelques jours après lui, d'une fille, Teresa, va tout chambouler: cette dernière a un message, écrit sur un papier. Il n'y aura plus d'autre livraison de gens. Déjà, il n'y a pas deux livraisons de personne la même semaine, tout au mieux un dans le mois. Le reste du temps, la cage métallique sert de livraison d'outils et autres. Petit à petit, Thomas va se retrouver sous le feux des projecteurs: des personnes le reconnaissent, Thomas a le sentiment de déjà-vu, un lien particulier existe avec la fille...

James Dashner met en place un système de société: une organisation, un rythme de vie, chacun a un rôle et il y a un rôle pour chacun. Personne ne sait vraiment pourquoi il est là, les gens savent ce qu'il y a dans le labyrinthe, et tout le monde veut s'échapper. Et les clefs se trouvent dans le binôme Thomas / Teresa.

Ma note: 5/5 un rythme qui part tout de suite dans les hauteurs: James Dashner montre que le temps est compté. Rapidement, les évènements s'enchaînent. Les ébauches de solutions apparaissent dans le dernier tiers de l'histoire. Mais la fin du livre annonce clairement que les survivants du labyrinthe sont loin d'être au repos. Le labyrinthe n'est que le début: la société, en dehors de cette vie créée de toute pièces, s'annonce comme un challenge encore plus grand.

L'étrange Noël de Mr Jack

Jack Skellington, roi des citrouilles et guide de Halloween-ville, s'ennuie : depuis des siècles, il en a assez de préparer la même fête de Halloween qui revient chaque année, et il rêve de changement. C'est alors qu'il a l'idée de s'emparer de la fête de Noël... 


Une ambiance musicale et décalée pour ce film d'animation sur fond d'envie de changement. Jack décide de modifier les codes: il quitte Halloween pour Noël... Sauf qu'habitué de la frayeur, ça créée forcément des décalages: dans l'esprit de la fête, dans les costumes...


Un film passablement déjanté, qui donne une nouvelle vision de la fête de Noël, tout en posant la question de l'esprit de Noël avec un personnage déçu d'être cantonné à une fête dans l'année. En effet, Halloween est la fête des morts, tandis que Noël est synonyme d'émerveillement et de naissance.


Ma note: 4.75/5 une juste équilibre entre les confrontations des visions, une très bonne musique, des personnages hauts en couleurs. Le mélange de genres prend très bien: un côté classique pour Noël et déjantée pour Jack.


A voir: pour la confrontation de visions, pour une animation de qualité sur un sujet de décalage

A zapper: si les personnages donnent déjà la chair de poule


mardi 22 décembre 2015

Cirque du Soleil: Amaluna

A la plaine des jeux de Bagatelles dans le 16ème arrondissement de Paris, ce nouvel opus du Cirque du Soleil vous transporte dans un nouveau monde ! Au rendez-vous: musique, acrobaties et une histoire.


Une île quelque part. Une jeune fille. La Reine Prospéra provoque une tempête. Roméo arrive sur l'île et rencontre cette jeune fille. Sauf que le lézard protecteur ne voit pas cette relation d'un bon œil... C'est aussi l'extravagante nounou, un pirate...

Un spectacle rock, qui donne un renouveau au Cirque du Soleil. Des riffs de guitares, de la batterie, mais aussi le côté plus classique avec des tendances au lyrisme. Fidèle à la lignée, ce spectacle mêle acrobaties (barres ou encore trapèze) avec souplesse (dans une bulle d'eau) et humour (la nounou avec le pirate).


Ce 33ème spectacle tourne jusqu'au 3 Janvier 2016. Pour plus d'informations sur le site Amaluna Accès par le métro: Pont de Neuilly, une navette gratuite par bus est à disposition.

dimanche 20 décembre 2015

"La fille de papier" de Guillaume Musso

"Trempée jusqu'aux os et totalement nue, elle est apparue sur ma terrasse au beau milieu d'une nuit d'orage.
- D'où sortez-vous?
 Je suis tombée.
- Tombée d'où?
- Tombée de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi !"

Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d'inspiration, voit surgir dans sa vie l'héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s'il s'arrête d'écrire. Impossible? Et pourtant... Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s'entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel...


Tom Boyd est vraiment au fond du trou, et son manager a dilapidé de façon dingue l'argent rapporté des ventes... Au point que la maison de Tom Boyd est hypothéqué... Bref... Cette nuit, c'est la nuit: la nana apparaît dans le salon de Tom Boyd... Tout d'abord halluciné, Tom va comprendre qu'il est bien dans la réalité. Mais son entourage proche (ce qu'il en reste) va le ramener à la réalité: une sorte de cure de désintox. De fil en aiguille, tout le monde va se recentrer sur un autre axe: permettre à Tom de finaliser le bazar littéraire lancé lorsque Billie a atterrit dans le salon de Tom.
 .
Les personnages vont passer vont commencer par la méfiance, passer par la défiance pour enfin s'apprivoiser et s'allier. Des histoire vont se renouer pour finalement échouer à nouveau. La policière va révéler un passer douloureux, pour enfin avoir une pause. Il y a une confrontation assez forte entre les croyances de l'écrivain "looser" et l'entourage, ce qui donne des dimensions assez complètes de la trame: une confrontation des réalités.

Ma note: 5/5 un des meilleurs romans de Guillaume Musso, vraiment. Il apporte ici une trame qui démarre par une improbabilité flagrante: on ne tombe pas comme ça sous prétexte d'une erreur d'impression de livres... Logiquement, le lecteur se pose des questions sur l'état mental de Tom qui est plus que dans une mauvaise passe et passablement shooté aux médocs et à l'alcool. Mais le développement fait changer de bord, pour un dénouement qui cloue sur le siège.

vendredi 18 décembre 2015

"Comment c'est loin" d'Orelsan et Christophe Offenstein

Casting: Orelsan, Gringe, Seydou Doucouré, Claude Urbiztondo Llarch, Ablay, Skeard, PaulMinthe

Sorti au cinéma le 9 Décembre 2015

Après une dizaine d’années de non-productivité, Orel et Gringe, la trentaine, galèrent à écrire leur premier album de rap. Leurs textes, truffés de blagues de mauvais goût et de références alambiquées, évoquent leur quotidien dans une ville moyenne de province. Le problème : impossible de terminer une chanson. À l’issue d’une séance houleuse avec leurs producteurs, ils sont au pied du mur : ils ont 24h pour sortir une chanson digne de ce nom. Leurs vieux démons, la peur de l’échec, la procrastination, les potes envahissants, les problèmes de couple, etc. viendront se mettre en travers de leur chemin. 


Orelsan au casting, forcément le film est sur la musique, et le rap en particulier. Un peu cliché comme approche, mais c'est le cas: un binôme, formé par Oreslan et Gringe, vivent ensemble et ont même un studio d'enregistrement de musique. A priori ça baigne. Sauf que ça fait 5 ans qu'ils n'ont pas pu finaliser une seule chanson, et les producteurs refusent de continuer l'aventure...



Au-delà de l'épée de Damoclès musicale, c'est aussi la vie à côté: un job de veilleur de nuit dans un hôtel dont le boss est passablement particulier, les copines, l'Ice Tea chauffé au micro-onde, les sachets de nouilles achetés par dizaines pour avoir une réduction, les textos d'une inconnue flanqués d'une littérature pas possible...


Le binôme essaye de composer à un abris-bus, sur le chemin du centre commercial. Mais aussi à l'hôtel, dans le studio d'enregistrement... Sans vraiment grand succès... Et ce n'est pas faute de sortir ! Mais comment trouver un texte qui parle à tout le monde? L'élément déclencheur va pourtant arriver...


Honnêtement, je n'aurais pas été voir "Comment c'est loin" si je n'avais pas été accompagnée. Le monde du rap n'est pas vraiment mon atmosphère... Et pourtant je suis agréablement surprise par ce film. Les dialogues sont décapants, une répartie qui scotche. Une musique rap qui jongle sur différents tableau: passage entre deux tableaux avec deux musiques différentes. Il ressort des personnages des envies d'ailleurs, des inspirations avortées.


La réalité arrive comme une baffe en pleine figure: leurs couples ne sont pas fais pour exister, il faut mettre les voiles. Et de là, une mise au point entre Orelsan et Gringe en ville, la nuit, avec une rencontre de fan (passablement dérangé psychologiquement) va permettre une prise de conscience et la remise à l'écriture, la composition, le chant...


Ma note : 4.75/5 certaines transitions un peu brutales, mais le spectateur se prend bien à l'ambiance: une très bonne musique, on est loin des clichés du rappeur avec les baggys qui descendent et où on voit le caleçon, les textes ont un sens.


A voir: que vous soyez fan d'Orelsan ou moins ou pas du tout en fait, pour un film sur le rap où l'on oublie qu'il s'agit de rap, pour un film sur l'écriture du rap mais avec des dimensions humaines en arrière plan et qui viennent presque surplomber l'histoire d'écriture

A zapper: si le rap restera toujours un concept peu importe le film et peu importe qui chante quoi, si le coup des chanteurs un peu beaucoup paumés qui en 24 heures remontent la pente ça fait tiré par les cheveux


dimanche 13 décembre 2015

"Une petite fille trop gâtée" d'Ann Rule

Sur ses photos de mariage, la frêle Pat pose au côté de Tom telle une ravissante Scarlett. Elle rêve de plantations, de jardins de roses et de réceptions chics dans les résidences huppées d'Atlanta. Deux mois plus tard, tous ses espoirs sont réduits à néant: son bel époux est accusé d'avoir sauvagement assassiné ses propres parents...


Ann Rule revient sur un cas de couple dont l'un des membres est coupé de la réalité: Pat se prend pour une héroïne de roman, comme Scarlett O'Hara dans "Autant en emporte le vent". Il s'avère que Pat est une manipulatrice hors pairs. Alors qu'elle pense avoir trouvé enfin la quiétude sentimentale avec Tom, voilà que ce dernier se retrouve accusé d'avoir tué ses parents. Et voici que ses rêves de haras, d'espaces, de Madame recevant des invités, bref la vie qu'elle rêvait: tout cela s'écroule.

Le lecteur se retrouve face à Pat qui s'apparente à une déséquilibrée mentale mais qui en fait a des lacunes dans son éducation ("non" n'a jamais existé alors qu'on cédait à tous ses caprices), le brave Tom, la famille de chaque bord qui soit tente s'aider soit a renié Pat.

Ann Rule traite ici un cas familial que certaines personnes peuvent avoir vécu: la compagne pas forcément acceptée, vouloir croire en sa compagne mais se fissurer... Avec un drame à la clef. Les condamnations ne vont pas forcément porter sur ce que le lecteur peut croire, mais plusieurs personnages auront leur lot judiciaire. Tandis que d'autres vont continuer leur chemin.

jeudi 10 décembre 2015

"Pulp Fiction" de Quentin Tarantino

Casting: Uma Thurman, Samuel L Jackson, John Travolta, Bruce Willis, Harvey Keitel, Ving Rhames, Rosanna Arquette, Tim Roth

Sorti au cinéma le 26 Octobre 1994

Interdit aux moins de 12 ans
 

L'odyssée sanglante et burlesque de petits malfrats dans la jungle de Hollywood à travers trois histoires qui s'entremêlent. 


Un couple, un peu niais au premier abord, décide de braquer la caisse du resto. Et la musique mythique de Pulp Fiction démarre. On retrouve ensuite un binôme Vincent / Jules, puis vient se greffer Mia la femme du boss. Puis à la fin du film, on revient au resto avec Vincent et Jules, alors que quelques scènes plus tôt Jules s'est fait descendre...


Pour parler du film, ça ne va pas être simple. Occuper la femme du boss, des coupes de cheveux improbables, le couple du resto va revenir à la fin du film lorsque Vincent / Jules viennent manger un bout après que Vincent se soit fait buter...

Une soirée entre Mia et Vincent mémorable, dans un resto où l'on mange dans un décors typé voiture, avec une piste de danse où un concours est lancé par un animateur.


Des débats culinaires aussi, avec par exemple la dénomination d'un hamburger entre Etats-Unis et Europe. Avec un passage sur de la drogue de qualité, dont l'utilisation va dégénérer...


Du Quentin Tarantino: ça part dans tous les sens. Ca démarre par une scène, pour partir sur un certain dénouement, pour revenir au début. Des scènes, une musique et un casting: très haute voltige. Flanqué de dialogues improbables.

Ma note: 4/5 un incontournable, même pour du Tarantino (et pourtant je ne suis pas particulièrement fan de son style). Mais "Pulp Fiction" reste abordable, compréhensible. Un film de haute voltige. La signature Tarantino reste bien présente.

A voir: si vous êtes inconditionnels ou pas de Tarantino

A zapper: si vous partez du principe que du Tarantino ça reste un concept


"Retour vers le futur" de Robert Zemeckis

Casting: Michael J Fox, Christopher Lloyd, Crispin Glover, Lea Thompson, Thomas F Wilson, Marc McClure, Wendie Jo Sperber, George DiCenzo

1985. Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l'expulser du lycée. Ami de l'excentrique professeur Emmett Brown, il l'accompagne un soir tester sa nouvelle expérience : le voyage dans le temps via une DeLorean modifiée. La démonstration tourne mal : des trafiquants d'armes débarquent et assassinent le scientifique. Marty se réfugie dans la voiture et se retrouve transporté en 1955. Là, il empêche malgré lui la rencontre de ses parents, et doit tout faire pour les remettre ensemble, sous peine de ne pouvoir exister... 


Une vie plate: l'ado arrive à la bourre au lycée, il se préoccupe surtout de pouvoir emmener sa copine faire un tour en voiture, relations tumultueuses avec le proviseur, tenter un casting de groupe de musique... L'ado type. Et le stéréotype de la famille américaine par excellence.


Jusqu'à cette nuit où Doc donne rendez-vous à Marty à 1h15 du matin sur le parking d'une zone commerciale pour filmer un évènement scientifique majeur. Et là tout dégénère: le Doc se fait tirer dessus, Marty s'enfuit avec la voiture à bouger dans le temps.... Voiture paramétrée pour le 5 Juillet 1955...


La mission, acceptée par instinct de survie: trouver le Doc, qui trente ans plus tôt, n'a pas encore créée la voiture à voyager dans le temps... Sauf qu'en route, Marty va chambouler la rencontre entre ses parents... Les conséquences? Sur la photo que Marty a sur lui, ses frères et soeurs vont petit à petit disparaître... Non seulement Marty va devoir provoquer la rencontre de ses parents, mais en plus revenir en 1985... Et vu que la rencontre des paternels a été chamboulée, lorsque Marty va revenir en 1985, le contexte familial est légèrement changé...


Des personnages passablement frappés. Un scénario qui tient bien la route, avec un bon rythme d'enchaînement des évènements. Une musique qui rappelle un peu GhostBuster. Le casting colle aux personnages.


Ma note: 4/5 le concept de confrontation avec le passé, le présent et l'impact sur le futur est très bien géré. Marty croit bien faire, mais se rend compte après coup des impacts engendrés par son attitude: il finira par tirer quelques leçons.


A voir: pour un film complètement frapadingue

A zapper: si vous avez déjà votre dose de problèmes temporels

lundi 7 décembre 2015

"Le pont des espions" de Steven Spielberg

Casting: Tom Hanks, Mark Rylance, Scott Sheperd, Amy Ryan, Sebastian Koch, Alan Alda, Austin Stowell, Peter McRobbie

Sorti au cinéma le 2 Décembre 2015

James Donovan, un avocat de Brooklyn se retrouve plongé au cœur de la guerre froide lorsque la CIA l’envoie accomplir une mission presque impossible : négocier la libération du pilote d’un avion espion américain U-2 qui a été capturé.


 James Donovan (Tom Hanks) campe un avocat, spécialiste surtout des litiges aux assurances. Il se retrouve désigné malgré lui comme le représentant d'un espion russe. Lui qui menait une vie de famille plutôt calme, se retrouve la cible d'attaques extérieures (vitres de la maison brisées) mais aussi en interne (sa femme lui bat froid).


Madame, comme toute femme à l'époque, reste à bord. Elle se montre en mère de famille et épouse comme il se doit: gérer les mouflets, exprimer son désaccord en retenue... Mais aussi aux yeux du monde, lorsque Monsieur son avocat d'époux se retrouve sous les flash des journalistes.


Au-delà de l'impact sur la vie de famille, c'est l'histoire d'un avocat qui souhaitait simplement continuer tranquillement sa vie d'avocat. Ce cas d'espion va le mettre sous le feu de la rampe, avec les conséquences sur sa vie privée. C'est un cas de conscience aussi: le procès se déroule sur fond de guerre froide.


Un concours de circonstances va le conforter dans son rôle dans la défense: un pilote américain est capturé. L'échange entre l'espion russe et le pilote américain est la seule solution permettant de calmer un peu le jeu entre Russie et Etats-Unis, et permettre à Donovan de redorer son image par rapport à la presse et aux habitants. Donovan se retrouve catapulté dans le Berlin du Mur.


Sur fond d'Histoire, avec une histoire de Droit et de jugement, "Le pont des espions" mélange tous les éléments permettant un succès. En effet, l'on retrouve la construction du Mur de Berlin et les conséquences diplomatiques que cela implique pour les déplacements et l'échange des prisonniers. C'est aussi les Cours, la couverture médiatique, les prisons...


Ma note: 4/5 certes un démarrage un peu lent mais nécessaire pour planter le décors d'une vie tranquille d'un avocat provincial. Les décors, les costumes corroborent l'époque de l'histoire. Les faits historiques rajoutent une touche de réalisme.


A voir: pour un film inspiré de faits réels sur fond d'Histoire

A zapper: si 2h20 de film ancré dans le réel ça vous paraît long

vendredi 4 décembre 2015

Le voyage d'Arlo

A partir de 3ans 
Et si la catastrophe cataclysmique qui a bouleversé la Terre et provoqué l'extinction des dinosaures n'avait jamais eu lieu ? Et si les dinosaures ne s'étaient jamais éteints, et vivaient parmi nous de nos jours ? Arlo, jeune Apatosaure au grand cœur, maladroit et craintif, qui va faire la rencontre et prendre sous son aile un étonnant compagnon : un petit garçon sauvage, très dégourdi, prénommé Spot. 


Et si la météorite n'avait jamais frappé la terre, et donc que les dinos seraient encore là? Voici la base de ce film d'animation de Pixar: la météorite va juste frôler la terre. C'est une maman dino et un papa dino qui attendent que leurs 3 oeufs éclosent. Le premier est une fille malicieuse. Le deuxième est un garçon turbulent. Et le troisième est un peureux qui hésite à sortir de son oeuf.


La vie de famille: chacun a une tâche, et chacun a l'opportunité d'apposer sa patte sur la tour qui sert de sauvegarde de la nourriture. Arlo s'avère être le petit dernier, incapable de gérer face aux poules. Mais un évènement va permettre de changer la donne: un animal vole le stock d'épis de maïs... Arlo va devoir attraper et tuer ladite bête. Sauf qu'Arlo va faire face à un quadripède un peu spécial, et n'arrivera pas à aller jusqu'au bout de la mission...


Papa dino va alors emmener Arlo à la poursuite de l'animal, mais malheureusement une crue soudaine va emporter papa dino... Arlo se retrouve livré à lui-même... Vraiment? Non: le quadripède voleur va lui venir en aide. C'est parti pour une aventure pleine de rebondissements et d'émotions ! L'humain et Arlo vont apprendre à se comprendre: chacun a perdu au moins un parent, et veulent une famille. Mais c'est aussi les dangers des autres animaux, des amitiés.


La finale est bien sûr en happy endding: Arlo va retrouver sa mère, le frangin et la soeur; même l'humain à quatre pattes va retrouver une nouvelle famille. La séparation est émouvante, mais nécessaire: chacun a besoin de trouver ses racines propres.



Un film d'animation qui apporte une très belle histoire: une quête de soi, et au-delà des rencontres avec une faune et une flore très variées qui donne une dimension particulière. Le design est exceptionnel. La musique est très belle. Chaque personnage a son caractère et apporte sa touche, sa signature.


Ma note: 5/5 un film de très forte portée qui fait tantôt rire, tantôt pleurer, tantôt retenir son souffle. Une histoire cohérente, qui dure juste le temps qu'il faut. Les liens prennent le temps de se tisser, les challenges tombent à point nommé et crescendo.


A voir: si vous voulez revisiter l'Histoire de la Terre

A zapper: si vous sentez que ça fait le film d'animation spécial Noël