Sorties

Edito Novembre 2019

La Toussaint est passée, vous avez peut-être été en vacances et profité de lever le pied pour penser à vous. Nous nous tournons vers les préparatifs des cadeaux de Noël: les catalogues de cadeaux commencent à apparaître dans les boîtes aux lettres.

5/29/2016

"Warcraft, le commencement" de Duncan Jones

Casting: Dominic Cooper, Travis Fimmel, Toby Kebbell, Paula Patton, Ben Foster, Ben Schnetzer, Robert Kainzsky, Clancy Brown

Sorti au cinéma le 25 Mai 2016

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
 
Le pacifique royaume d'Azeroth est au bord de la guerre alors que sa civilisation doit faire face à une redoutable race d’envahisseurs: des guerriers Orcs fuyant leur monde moribond pour en coloniser un autre. Alors qu’un portail s’ouvre pour connecter les deux mondes, une armée fait face à la destruction et l'autre à l'extinction. De côtés opposés, deux héros vont s’affronter et décider du sort de leur famille, de leur peuple et de leur patrie.

Warcraft, je ne connais que de nom. Et pourtant j'ai été dans une salle obscure pour regarder ce film de 2 heures. Comme quoi, il n'y a pas que les geeks qui peuvent y aller ! Mais alors pourquoi suis-je aller au cinéma voir Warcraft, n'étant pas gameuse? J'ai accroché à l'ambiance Seigneur des Anneaux et Le Hobbit. Ici, nous jouons dans une dimension fantasy encore plus exacerbée. Ai-je pu apprécier ce film tiré d'un jeu auquel je ne joue pas? Ai-je pu comprendre les différentes trames?

Une courte introduction parlée débouche sur un mâle passablement gigantesque et tressé. Madame attend un évènement. Une attaque via une porte: un cadre en pierre, constitué de 3 piliers, et d'un champs de force vert. Confrontation avec des humains. Et nous voilà dans le cœur de l'action.


Des nains, des humains, un Mage, des Elfes, les Orcs: tout ça sur fond de bastons et de manipulation d'énergies (soit c'est vert soit c'est bleu). Et il y a aussi un gros emplumé volant et une cité dans les nuages. Les personnages se transportent: à cheval ou à pied principalement, avec occasionnellement l'emplumé volant ou l'énergie bleue.


Chacun essaye de trouver un sens. Le leader des Orcs, manipulant l'énergie verte, provoque le dépérissement de l'environnement, souhaite une nouvelle terre pour ce peuple. Pendant ce temps, certains leader tentent d'enrayer ces phénomènes. Pendant que le Messager du Roi se laisse envelopper par la mauvaise énergie verte, et qu'un héritier innatendu commence à prendre la relève.

Alors, qu'en penser? Chaque trame s'entrecroise, fait évoluer le reste, modifie les points de vue et les stratégies. Le réalisme est frappant, tant est si bien qu'on en oublierait presque qu'il s'agit pour la plupart des personnages ne sont pas humains.


Ma note: 4/5 un film qui aspire le spectateur dans une autre dimension. Les pointes d'humour ne sont pas oubliées entre deux batailles ou joutes verbales: transformer un garde en mouton par exemple. N'ayant jamais joué à Warcraft, j'ai eu quelques moments d'égarement sur les références et les liens, mais j'ai énormément apprécié ce film. Dominic Cooper est surtout fan de vampires, pour avoir tourné dans Dracula Untold et Abraham Lincoln chasseur de vampires, mais nous restons dans le même domaine de films.


A voir: par les fans du jeu vidéo, pour les non fans du jeu vidéo mais qui apprécient un bon film fantasy

A zapper: si déjà l'ambiance fantastique de la trilogie Le Seigneur des Anneaux vous a soûlé


5/28/2016

"Le saut du diable" de Karen Harper

La vie de Claire bascule lorsque le corps de Keith, son mari, est retrouvé sans vie au fond du torrent de Portfalls. Tout laisse penser qu'il a quitté en pleine nuit leur gîte de montagne et sauté du vieux pont qui surplombe les chutes vertigineuses... Pourtant, ils venaient de quitter Seattle pour commencer une vie nouvelle, pleine de promesses, au milieu de ce paysage grandiose. Claire n'arrive pas à croire à un suicide. Ni à un accident. Pour elle, il s'agit bien d'un meurtre.


Claire va découvrir des éléments troublants: son mari lui aurait caché sa dépression... Les saumons sont la clef... Un cadavre de biche laissé dans le salon du gîte... Un vieux chaman essaye d'entrer en contact avec l'âme de Keith... Et les paysages décrits: le bruit de la rivière, les pêcheurs de saumons entre eux, la pluie. Le lecteur pourrait presque sentir les odeurs de la forêt après la pluie et entendre la cascade, voir le pont. Claire a l'air de ramer à contre courant, et pourtant les éléments vont se ranger de son côté et au moins permettre le doute quant au suicide de Keith et à la version des faits de Claire.

Karen Harper laisse planer un déséquilibre mental de Claire, cette dernière se retrouvant en plus flanquée d'un shérif qui a perdu sa femme d'un cancer quelques années plus tôt. Mais ce shérif va être le plus grand allié: feu sa femme avait gardé secret jusqu'au dernier moment, sa maladie. Tout comme l'aurait fait Keith avec sa dépression.

Ma note: 5/5 une ambiance campagnarde à l'américaine, autours de gîte, pêche et légendes. L'ambiance permet de laisser libre court à toutes les pistes possibles quant au sort de Keith et le rôle de tous les personnages. Karen Harper apporte ici un roman dramatique haletant.

5/25/2016

Venise

La ville romantique par excellence, Venise est accessible par avion: 1h20 depuis Paris. Les croisiéristes peuvent proposer des itinéraires passant par Venise, pour une escale très courte, mais qui peut donner un premier aperçu de la ville. Venise présente de nombreux avantages: zone euro, pas de décalage horaire par rapport à la France, le français et l'anglais sont très bien parlés. Un bus relie l'aéroport Marco Polo à la station centrale en une vingtaine de minutes, compter environ 7€ l'aller simple ou 15€ en aller-retour. Concernant les prises électriques, elles sont identiques à la France: il n'y a donc pas besoin d'adaptateur secteur.

Le Palais des Doges

Bien sûr, lorsque nous parlons de Venise, nous pensons à la Place St Marc avec sa basilique. La place n'est pas toujours sous les eaux, tout dépend des marées ! En revanche, les pigeons sont bien au rendez-vous. Certaines zones de la Basilique sont payantes (3 à 4 €). Les photos de l'intérieur ne sont pas les bienvenues.

Vue de la Place St Marc, depuis la Tour du Gros Horloge

Au détour d'une ruelle, profitez d'un marché jusqu'à 14h. Certaines guitounes proposent des fruits frais dans un verre en plastiques ou encore des morceaux de noix de coco, très rafraichissant lorsque la météo est clémente.


Pour se déplacer à Venise, il y a le maritime mais seulement sur les axes principaux. Le reste du temps, il faut marcher ! La ville compte environ 300 ponts. Le Vaporetto vous permet d'aller visiter: Burano (ancienne ville de pêcheurs connue pour ses dentelles), Torcello (avec sa basilique), Murano (célèbre pour son artisanat lié à la verrerie). Vous pouvez prendre un pass pour 12h, 24h ou encore 48h.

Venise depuis un Vaporeto, transport maritime

L'architecture est incontournable, que ce soit dans l'art religieux ou pour les monuments: basiliques, églises, palais des Doges, les horloges, y compris le sol. Les détails, les motifs, les couleurs ont des harmonies qui transcendent chaque lieu. Il faut regarder partout, attention au torticolis.


Venise, c'est bien sûr les gondoles ! A ne pas faire par n'importe quelle météo... Comptez environ 70-80€ pour une balade de 30-40 minutes, il faut ensuite rajouter un prix à la minute. Certains canaux sont réservés uniquement aux gondoliers, ce qui permet de profiter du calme, loin du Grand Canal où l'on retrouve Vaporetto et bateaux taxis.

Une balade romantique sous la pluie

Les emplettes s'articulent autours: des masques vénitiens (en magnets ou en masque à porter) et l'art de la verrerie (boucles d'oreilles, petits animaux...) principalement. Sans oublier les cartes postales, avec par exemple la place St Marc sous les eaux.

Murano

1 ticket permet d'accéder à 4 musées: un itinéraire combiné avec Musée Correr / Musée National d'Archéologie / Bibliothèque Nationale / Monumental Rooms, et un accès au Palais des Doges. Profitez de ce pass pour réserver une visite guidée du Gros Horloge ! Tour par petit groupe, plusieurs langues disponibles, horaires restreints.


Le tour guidé du Gros Horloge est proposé à 2 horaires seulement, en français. Le groupe est de maximum 10 personnes. Ce qui donne un accès vraiment privilégié. Le guide explique le fonctionnement de la structure: par le passé il y avait une procession de Rois Mages, le système des poulies, les Maures qui sonnent la cloche...

En haut de la Tour du Gros Horloge

En sortant des grands lieux touristiques, vous pouvez déjeuner à prix abordable: 10-15€ pour une pizza ou un plat de pâtes. Au détour d'une ruelle, vous pouvez également prendre un café pour 1€ à 1.50€. Les boulangeries proposent des biscuits et pâtisseries locales. Sortez des rues touristiques pour profiter de prix très abordables et d'un véritable café à l'italienne.


Côté hébergement, vous avez l’hôtellerie traditionnelle ou AirBnB. L'évolution dans Venise se faisant à pied uniquement, je recommande l'utilisation d'un GPS pour accéder à votre point de chute. Et aussi pour visiter la ville. Prévoyez une bonne paire de chaussures, confortables. Attention: pour la visite de lieux de cultes, une tenue descente est demandée.

Londres

Londres, cette ville sur une île, avec un accès par train sous la Manche mais aussi par ferries et l'avion (Heathrow, City Airport, Luton et Stansted). Livre sterling et non pas euro, voitures et bus rouge qui roulent à gauche, navettes sur la Tamise: le dépaysement avec seulement une heure de décalage horaire.


Les transports sont bien sûr par bus et par métro, mais une façon de découvrir la ville de façon originale reste par bus amphibien. Ils ont été utilisés pour le débarquement de la Seconde Guerre Mondiale, et transformés pour pouvoir aller sur route et sur la Tamise. Le challenge: conserver l'aspect historique tout en mettant des normes de sécurité et la structure amphibienne. London Duck Tour, à réserver soit via Internet soit à leur office située derrière le London Eye.

London Duck Tour

A visiter: Tate Modern (entrée libre et gratuite pour certaines salles, The Globe (théâtre de Shakespeare en visite guidée uniquement), Greenwich, Tower Bridge, London Sea Life Aquarium (compter 2 heures environs). A voir: le palais de Buckingham avec la relève de la garde, Downing Street où habite le Premier Ministre, le siège du MI6 (passage à côté du bâtiment grâce au bus amphibien).

MI6

Ne passez pas à côté des bijoux de la royauté ! Aucune photo n'est autorisée à l'intérieur de la tour, mais pour tout le reste de la visite il n'y a aucun problème. Retrouvez couronne ou encore sceptres avec des pierre précieuses colorées ou translucides.

Tower of London: les bijoux de la Reine

Lors de la visite de Tower Bridge, cette structure avec 2 tours et un pont-levis pour laisser passer les bateaux de grandes tailles, vous verrez les différentes étapes de la construction et vous profiterez d'une très belle vue sur la ville.

Tower Bridge

Il faut juste faire attention au changement d'heure: il faut reculer sa montre d'une heure par rapport à la France. Ou sinon laissez la montre à l'heure française et comptez sur la mise à jour automatique de votre téléphone: vous pouvez jouer sur deux fuseaux horaires !

Greenwich

Incontournable, l'aquarium SeaLife, derrière le London Eye, ne vous laissera pas sur votre faim. Poissons et tortues sont au rendez-vous. Comptez environ 2 heures pour avoir le temps de tout voir tranquillement. L'accès au SeaLife peut se combiner avec le LondonEye par exemple: les combos vous permettent de bénéficier de prix réduits.

London Sea Life

Le métro et bus bénéficie d'un pass Oyster, similaire au pass Navigo. L'oyster est une carte qui se recharge avec de l'argent, qui est débité en fonction du trajet effectué: il suffit de badger à l'entrée et à la sortie, et le débit dépend de la zone parcourue.


Côté culture culinaire, il y a aussi ses incontournables ! Le fameux fish & chips, le thé, la bière au Pub, le hot dog dans un bouiboui. Honnêtement, à l'exception de ces plats, je vous recommande la cuisine européenne: restaurant italien ou indien.

5/17/2016

King's Game Extrême (saison 2) 4, de Nobuaki Kanazawa

Le sacrifice de Teruaki a mis Natsuko dos au mure. Désormais dotée d'un scrore négatif, la jeune fille risque un gage mortel, tout comme Aimi... Pourtant voilà qu'elle passe son tour ! Ses amies accepteront-elles de se briser les doigts pour la sauver alors qu'elle-même n'a pas pu s'y résoudre? Et l'ordre ultime vient de tomber: rejoindre une ville à 100 km de là, toutes les 8 heures la personne la plus éloignée sera tout simplement éliminée...



Les gages restent tout aussi violent, mais les challenges se renouvellent: se casser les doigts mais pas n'importe comment (la main gauche enlève des points tandis que la main droite en rajoute), atteindre une ville éloignée... Le Roi met la barre de plus en plus haute ! Une envie plus forte de tester les limites !

Nobuaki Kanazawa garde le même esprit, mais avec des étudiants plus extravertis et des ordres qui démarrent en cascade au début pour finalement n'en donner qu'un seul très puissant. Une adaptation aux participants, ce qui porte à croire qu'ils sont plus virulents que ceux de la saison précédente !

King's Game Extrême (saison 2) 3, de Nobuaki Kanazawa

Nobuaki décide de se rentre une nouvelle fois au village de Yonaki, escorté par Mizuki et Kenta, afin de récupérer  le plus d'informations possibles. Mais en chemin, le trio va faire face aux ordres qu'il faut continuer à honorer... Cependant, l'adolescent va trouver des éléments troublants, dont une étrange lettre adressée à une certaine Matsuko et une photo de Chiemi !


Dans ce troisième opus, le trouble s'est intensifié, les ordres continuent ainsi que les gages... L'instinct de survie est toujours très élevé. Mais les survivants semblent être bien partis pour déjouer les pronostics: il y aurait peut-être plus qu'un seul vainqueur... Vraiment? 

Nobuaki Kanazawa montre un degré supérieur d'évolution dans cette seconde saison de King's Game: toujours autant de panique, des gages tout aussi violents, mais les étudiants semblent être un cran au-dessus concernant la mise en place de la survie. Il y a deux avantages, et pas des moindres: deux survivants de King's Game et les éléments trouvés à Yonaki.

King's Game Extrême (saison 2) 2, de Nobuaki Kanazawa

Sept mois ont passé depuis le jeu du Roi. Transféré dans un nouveau lycée, Nobuaki est accueilli chaleureusement par les autres élèves, à commencer par une certaine Natsuko Honda... Mais l'adolescent reste hanté par la disparition de ses camarades et vit dans l'angoisser à l'idée que le massacre se répète. Et pourtant, le cauchemar est bien de retour !


La psychologie a un effet boomerang: les réactions des camarades sont décuplées. Ils craquent, mais de façon encore plus importante que lors de la première saison. Sans doute le fait de savoir que l'un des leur a déjà vécu ce jeu sadique ne doit pas aider.

Dans ce second opus, il y a un passage dans la ville de Yonaki, là où tout aurait commencé. Une recherche plus poussée que lors de la saison 1: Nobuaki y est déjà allé, il sait ce qu'il veut trouver pour pouvoir avancer. Mais cette fois, il sera accompagné et bien sûr les ordres et heures butoirs sont toujours d'actualité pour les camarades.

Ce second opus montre un groupe un peu plus soudé, qui comprend que l'enjeu est bien réel, qu'il faut utiliser tout indice. C'est pour ça que 2 camarades accompagnent Nobuaki. Peut-être aussi pour prendre l'ambiance de cet endroit qui aurait vu naître ce phénomène du jeu du Roi.

King's Game Extrême (saison 2) 1, de Nobuaki Kanazawa

Chaque nuit, par sms, le King's Game somme ses participants de se plier à un défi toujours plus extrême. Les joueurs ont 24 heures pour obéir... sous peine d'y laisser la vie ! Qui est l'expéditeur de ces mystérieuses injonctions? Quelle sont les racines de ce jeu cruel? Plus crucial encore: quand le message tombe et que la sentence est imminente, comment échapper à la mort?



Dans ce premier opus de la saison 2, nous retrouvons Nobuaki Kanazawa, faisant ses premiers pas dans un nouveau lycée. Un évènement sportif inter-classes est imminent, Nobuaki y participe à contre-coeur... Mais sa pire crainte va finir par se concrétiser, et le sport est sa dernière préoccupation. Lorsque les premiers textos tombe, Nobuaki va tenter de mettre en garde ses camarades, il devient la cible idéale: après tout, il connaît les règles de ce jeu... Pour avoir été survivant d'un King's Games. Finalement, après quelques morts, les survivants s'assagissent, dans la mesure du possible...

Cette seconde saison démarre très fort: les ordres du Roi tombent les uns après les autres. Cette foi, qu'est ce qui pourra faire la différence par rapport à la saison précédente: Nobuaki pourra-t-il trouver une issue autre qu'un seul survivant?

5/16/2016

"N'éteins pas la lumière" de Bernard Minier

Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l'homme qui l'interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire... Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu'un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s'effondre. Avant que l'horreur fasse irruption.
Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d'une chambre d'hôtel. Une chambre où une artiste plasticienne s'est donné la mort un an plus tôt. Quelqu'un veut le voir reprendre du service... Ce qu'il va faire, à l'insu de sa hiérarchie et de ses collègues.



Une nouvelle histoire, et pourtant une continuité de "Glacé" et "Le cercle". Servaz reprend du service, bien qu'il soit en arrêt maladie, et comme tout être humain il vit avec les fantômes des enquêtes précédentes, et à s'inquiéter pour sa fille (qui a été directement concernée par une enquête dans "Le cercle" ndlr). Son chemin va croiser un cas psychologique complexe, à savoir le profil du pervers manipulateur. 

Les indices partent dans une direction, pour contredire d'autres éléments. Les témoignages sont livrés et se contredisent, en révélant de nouvelles pistes qui méritent tout intérêt. Qui croire? Que croire? Des cas passés rappellent étrangement le cas du jour. Il va falloir creuser dans le milieu aérospatial, sauf que les langues se délient difficilement: après tout, il s'agit de fouiner dans la conquête spatiale, dans le cas de deux femmes ayant été dans l'espace, ce qui s'est passé lors d'une des rares missions impliquant une de ces deux femmes.

Ma note: 4.75/5 un roman riche, touffu: beaucoup de lignes parallèles. Bernard Minier garde une certaine clarté dans les intrigues, qui s'intensifient aussi au fil des pages. "N'éteins pas la lumière" reste tout de même assez indépendant de "Glacé" et "Le cercle", une certaine émancipation, tout en gardant Servaz qui a ses fantômes: ces fantômes qui vont justement s'avérer utiles.

Angry Birds, le film

En salles le 11 Mai 2016

A partir de 6 ans

Ce film nous amène sur une île entièrement peuplée d’oiseaux heureux et qui ne volent pas – ou presque. Dans ce paradis, Red, un oiseau avec un problème de colère, le très pressé Chuck, et l’imprévisible Bomb ont toujours été mis à l’écart. Mais lorsqu’arrivent des cochons verts mystérieux sur l’île, ce sera la mission de ce groupe de parias de découvrir ce que trament les cochons.


Bird habite à l'écart de la ville, sur la plage. Chuck carbure à 200 à l'heure. Bomb explose à la moindre émotion forte. Un trio qui s'est trouvé ! Et qui va rester souder lorsqu'il s'agira de sauver leur île. L'arrivée de cochons verts va sonner une menace: ils repartiront avec les œufs... Et c'est parti pour l'expédition sur l'île des cochons !
A la base, un concept assez simple. Quelques oiseaux mal vus face au phénomène de foule avec le leader. Jusqu'au moment où les parias sont révélés: ils avaient vu juste ! Et pourtant, ils ont eu droit à une thérapie de groupe, avec une prof de yoga qui elle-même semble avoir des soucis pour gérer son stress... La prof crache quand même des boules de lumière par son popotin !


Le film peut mettre un certain temps à démarrer, mais ce n'est que pour mieux se familiariser avec l'ambiance de cette île particulière. Les petits, les caractériels, le juge, un endroit où la grande majorité des emplumés s'apprécient. Et pour comprendre à quel point l'arrivée des cochons va tout chambouler pendant leur séjour et même après avoir récupéré les œufs volés.


Ma note: 4.75/5 un clin d’œil ici et là qui prête volontiers à sourire: "vous êtes mes jeunes Padawan" étant la phrase la plus marquante. Des répliques très rigolotes, pour des personnages qui aspirent à trouver leur place (comme l'oiseau qui est auto-entrepreneur pour des Hugs). Chaque caractère d'oiseau est mis en avant par l'image comme par les voix. Un monde qui leur est propre: les oiseaux ont leur idole (un aigle), avec une organisation de ville (police, passage piéton...).


A voir: pour une confrontation animalière haute en couleur, si vous voulez vous amusez à trouver votre homologue oiseau (prof de yoga? Red le grognon?...)

A zappez: si déjà au quotidien vous avez votre dose d'animaux


5/10/2016

Castle, saison 5

Casting: Stana Katic, Nathan Fillion, Molly C. Quinn, Susan Sullivan, Jon Huertas, Seamus Dever, Tamala Jones, Penny Johnson Jerald


Des piqûres de rappel pour ce début de saison: que s'est-il passé précédemment, dans la saison 4? Beckett s'est fait tiré dessus, le big boss de l'agence Capitaine Mongtomery a été tué et remplacé par une femme à la poigne de fer Capitaine Gates, l'équipe reste fidèle à elle-même avec Esposito ou encore Ryan et Beckett.


Alexis va être la cible d'un enlèvement, donc le dénouement prendra 2 épisodes. Castle, qui s'était toujours entendu dire par sa mère Martha que son père avait tout simplement disparu de la circulation, va alors rencontrer son paternel. Comment Castle saura-t-il que son père s'en est sorti? Une référence à un passage à la bibliothèque lorsque Castle avait 10ans, un certain livre lui a été donné d'une étagère.


Beckett va se retrouver sur une bombe le temps d'un épisode, à l'issu duquel le Capitaine Gates va révéler connaître le fond de la relation entre Beckett et Castle. Relation connue par Ryan et Esposito, quelques épisodes plus tôt. Capitaine Gates accepte que Castle et Beckett continuent de travailler ensemble à condition qu'ils restent professionnels: normalement, ils auraient dû être séparés...


Pendant ce temps, Ryan et sa femme essayent d'avoir un bébé. C'est donc un marathon de la conception: Madame a une application qui détermine les meilleurs moments pour s'envoyer en l'air... Ryan arrive régulièrement à la bourre sur des scènes de crimes ou en court d'enquête, mais cela va se calmer vers la moitié de la saison lorsque Madame va enfin être enceinte.


Une cinquième saison qui conserve ce qui a toujours fonctionné jusque là: une équipe qui continue de se compléter. Tout en donnant un peu de sang neuf: la relation entre Beckett et Castle est officialisée au sein du commissariat, Alexis prend son envol à l'Université et connaître quelques sueurs froides (et donner du fil à retordre à son Castle de père), un futur papa.


L'esprit des enquêtes est toujours là. Castle se montre comme un gamin de quinze ans avec une ado de quinze ans plus mature que lui. Martha, la mère de Castle, se montre toujours aussi excentrique. Ryan et Esposito ont toujours les mêmes dégaines. Peut-on alors commencer à s'en lasser, que tout reste aussi stable, à part quelques micro changements dans le fond du décor?


Castle et Beckett sont officialisés, ce qui modifie radicalement le regard porté par des collègues lors de prises de risques au cours des enquêtes. Mais pas plus que ça au final, à part un soulagement pour le couple: il n'y a plus besoin de se cacher. Mais l'épisode 21 va expliquer pourquoi ça fonctionne encore: les attitudes de Beckett et Castle permettent d'avancer dans les enquêtes. L'une est rationnelle, l'autre a une imagination débordante. De plus, Beckett semble trouver un peu de répit par rapport à la mort de sa mère. Et au final, l'ambiance reste la même, à peu de choses près, dans une entreprise. Pourquoi en changer?


La clef est dans le 24ème et dernier épisode: Kate passe un entretien au FBI, elle n'en a rien dit à Castle, sauf que Castle va tomber par accident sur le billet d'avion de Kate pour Washington... Capitaine Gates a elle-même recommandé Beckett. Cette dernière ne sait pas quoi faire: saisir l'opportunité de travail dont elle a toujours rêvé, ou refuser. L'enjeu: sa relation avec Castle, la seule qui reste la plus stable de toute sa vie jusque là. Et pour compliquer les choses: lors de la mise au point, sur une balançoire, Castle va vider son sac... Pour conclure par une demande en mariage.


5/09/2016

"Central Park" de Guillaume Musso

New York, huit heures du matin. Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l'un à l'autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Elysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin. Impossible? Et pourtant... Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D'où provient le sang qui tache le chemisier d'Alice? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme? La vérité qu'ils vont découvrir va bouleverser leur existence...


Deux inconnus, deux personnes lambdas, un homme et une femme. Une ville très loin de l'Europe où ils étaient. C'est aussi du sang, une arme à feu, une paire de menottes reliant ces deux individus. Et apparemment aucune relation en commun ni un antécédent d'enquête ou de rencontre à un concert. C'est parti pour une course-poursuite pour découvrir la vérité, et elle n'est pas toujours bonne à assimiler.

Guillaume Musso apporte ici une enquête qui livre des éléments qui permettent de questionner les deux partis: lequel des deux est réellement visé au final? Quelle vérité est vraiment enterrée profondément: le meurtrier aux bas toujours vivant? Même les éléments fournis par les collègues d'Alice deviennent suspect. Alice elle-même, pourquoi pas, en tant que suspecte: et si elle avait tout manigancé pour se couvrir d'un meurtre? Elle est policière et connaît donc les meilleures tactiques pour feinter.

Mais au final "Central Park" manque de cette pépite qui fait la signature de Guillaume Musso: il manque un côté haletant, nous avons ici une quête de soi plus qu'un dépassement. Il y a certes l'improbabilité de situation avec la distance parcourre soit disant en très peu de temps. Mais on n'est loin des distorsions temporelles de "Demain" et "Seras-tu là" qui soulignent une suprématie du temps qui file, qui glisse entre les mains et que l'on pourrait maitriser, l'envie de pouvoir écrire son scénario. Certes une proximité avec la réalité, que l'on peut rencontrer: une maladie refoulée, par soi-même, mais le vécu de l'entourage est occulté dans la grande majorité de la trame.

Ma note: 3.75/5 une histoire relativement palpitante: l'homme se révèle emprunter différentes identités, il est donc difficile de savoir que et qui croire. D'autant plus que la femme a le mords aux dents concernant l'individu l'ayant grièvement blessée et se retrouve persuadée que son partenaire est le meurtrier en question. Une enquête qui relève de la psychiatrie: accepter une certaine réalité, et pour cela, certaines mises en scènes sont nécessaires. Bien que cette réalité soit la notre, qu'une confrontation soit très probable pour soi ou un proche, il manque une analyse de l'entourage, un élargissement que l'on connait dans les romans de Guillaume Musso: comment les autres viennent provoquer, avec plus ou moins de frontal, cette réalité vécue de plein fouet par un des personnages.