Sorties

Edito Novembre 2019

La Toussaint est passée, vous avez peut-être été en vacances et profité de lever le pied pour penser à vous. Nous nous tournons vers les préparatifs des cadeaux de Noël: les catalogues de cadeaux commencent à apparaître dans les boîtes aux lettres.

11/29/2016

"Au commencement du septième jour" de Luc Lang

4h du matin, dans une belle maison à l'orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d'avoir un très grave accident, sur une route où elle n'aurait pas dû se trouver. Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu'il incarne: époux, père, fils et frère devient un combat. Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d'abimes sous ses pas.


La base est très bonne: un accident, au milieu de la nuit, sur une route où Madame n'aurait jamais dû être. Ce n'est pas sur la route de retour pour la région parisienne. Et en creusant, Monsieur va sortir les cadavres des placards. Cet accident, une bonne chose pour mettre les pendules à l'heure dans la famille ou fallait-il que tout reste comme c'était? Thomas va aller en France, en Afrique, retracer les problèmes de Camille et démêler les imbroglios familiaux.


Honnêtement, je n'ai pas pu finir ce roman. Pourtant la base est excellente: un mélange entre l'accident et la famille qui vient s'en mêler. Alors, qu'est ce qui a posé problème?
// Le style d'écriture est un énorme frein: constamment analyser ce qui relève du dialogue de ce qui est de la narration. Il n'y a pas de mise en page permettant de déterminer au premier regard un échange d'une description: des guillemets, des tirets. Il y a parfois des passages à la ligne, pour marquer le changement de personnage lors des parole. Mais entre les paroles et le texte, c'est un seul et même bloc.
// Le passage en Afrique est trop long, et n'apporte pas forcément quelque chose dans l'histoire: ce passage aurait pu être réduit. Ce qu'ils mangent, visitent, à un intérêt: le côté local, immersion. Mais en quoi est-ce vital de connaître leur vie là-bas? Et Camille dans tout ça?
// Je ne comprends pas le lien entre le titre du roman "Au commencement du septième jour" et la trame. A quel moment est-il question du septième jour? Camille est hospitalisée plus d'une semaine. L'enquête dure largement plus d'une semaine également. La boîte noire de la voiture? Trop faiblement développé.

Parce que Luc Lang pêche dans la mise en page, j'ai lâché le roman à cent pages de la fin: mise K.O. Je ne connais pas la chute, tant pis. Peut-être y reviendrais-je un jour, pour achever l'histoire, maintenant que je sais à quel style m'attendre.


Ma note: 2.5/5 la base est très bonne, mais la lecture est épique à cause de la mise en page entre les dialogues et les passages descriptifs, le séjour en Afrique reste un mystère pour moi. Il faut s'accrocher. Dommage, je n'ai pas fini: braquée. Roman 1 / moi 0.

11/24/2016

"Les animaux fantastiques" de David Yates

Casting: Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Folger, Alison Sudol, Colin Farell, Ezra Miller, Samantha Morton, John Voight, Johnny Depp

Sorti au cinéma le 16 Novembre 2016

Les aventures de Norbert Dragonneau, l’auteur du livre Les Animaux Fantastiques qu’étudiait Harry Potter.

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d'être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du "Moldu") déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable.
Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d'un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s'agit d'une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l'ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d'enquêtrice. Et la situation s'aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d'Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina.
Norbert, Tina et sa sœur Queenie, accompagnés de leur nouvel ami Non-Maj’ Jacob, unissent leurs forces pour retrouver les créatures disséminées dans la nature avant qu'il ne leur arrive malheur. Mais nos quatre héros involontaires, dorénavant considérés comme fugitifs, doivent surmonter des obstacles bien plus importants qu’ils n’ont jamais imaginé. Car ils s'apprêtent à affronter des forces des ténèbres qui risquent bien de déclencher une guerre entre les Non-Maj’ et le monde des sorciers. 


Nous voilà plongés dans l'univers du New York de l'entre-deux guerres mondiales, bien avant qu'Harry ne vienne au monde. Un enfant doit être trouvé. Un magicien qui ne veut plus cacher ce monde aux yeux des moldus. Une force noire qui est difficilement contrôlable. Une rencontre improbable à la banque entre un moldu en quête d'un prêt et de Dragonneau qui cherche son animal attiré par tout ce qui brille. Une mallette qui permet d'accéder à des mondes propres aux animaux fantastiques, dimension que transporte Dragonneau avec un carnet qui rappelle toutes les capacités de chaque espèces.


Alohomora, cracmol, Poudlard, Dumbledore, Grindelwald, un ministère, des baguettes magiques: des termes, personnages qui ont bercés 7 livres et 8 films de la saga Harry Potter. Le générique de début rappelle les notes d'Harry Potter, mais le reste de la bande-son laisse une signature propre, en dehors de cette saga. La masse noire rappelle très fortement Voldemort. Il ne manquerait plus que les draguées surprises de Bertie Crochue ou une partie de Quidditch.


Dragonneau se retrouve accusé à tort de semer la zizanie dans la ville. Un peu comme Harry, qui est un aimant à problèmes. Il va trouver des alliés: Dragonneau aura deux sœurs et un moldu, Harry aura Hermione et Ron principalement; la dimension petit groupe serré en commun. Le côté cracmol est ici dans le personnage de Croyance, qui est Argus Rusard dans Harry Potter.


Que penser de cet opus, qui rappel Harry Potter tout en gardant une trame entièrement indépendante pour le scénario et la musique. Car il y a des liens qui peuvent se faire entre les deux sagas, comme expliqué dans le paragraphe précédent. Même Dumbledore et Poudlard, qui sont mentionnés, n'apparaissent pas du tout à l'écran.


Ma note: 4.75/5 Heureusement que l'on ne s'intéresse pas dans ce film à la façon dont Dragonneau a géré sa mallette, nous aurions passé quatre heures dans la salle. Peut-être un sujet pour une suite. Le dynamisme est un peu difficile à suivre parfois avec les entrées et sorties de mallettes: nous nous retrouvons d'un coup dans un monde de la mallette, et brutalement dans New York. A quand "Le Quidditch à travers les âges"? Ou l'histoire de Bertie Crochue ?


A voir: par un inconditionnel de la saga Harry Potter, pour en savoir plus sur certains animaux particuliers qui font partis du monde du sorcier

A zapper: si ça fait trop extension d'Harry Potter même s'il n'y a rien à voir avec la saga de façon directe


"Famille parfaite" de Lisa Gardner

Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour: un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston... Une vie de rêve. Jusqu'au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d'effraction, pas de témoins, pas de motifs, pas de demande de rançons. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l'enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait donc bien cacher une existence en apparence aussi lisse?


Les ravisseurs ont pris toutes les protections possibles: appels intraçables, vidéos tournées sur un fond banal, aucune trace d'effraction dans la maison malgré un système d'alarme dernier cri. Une détective privée est mandatée, la cohabitation avec le FBI ne sera pas chose aisée mais trois personnes ont été enlevées.
Les preuves démontrent l'utilisation de taser: blesser au minimum pour garder les victimes en vie. Un test de grossesse positif: Madame ou leur adolescente de fille? Tous les biens de valeurs sont restés à la maison: alliances, ordinateurs...

Les éléments d'enquêtes révèlent que l'entreprise de Monsieur a les comptes à la limite du rouge. Le contrat de mariage stipule que Madame aura cinquante pourcents des biens mobiliers en cas de divorce, sauf que tout appartient à l'entreprise. Des détournements de fonds, des tromperies. De quoi s'agit-il exactement?

Un puzzle machiavélique. Car le lecteur se rend compte que la famille a perdu tout contact, tout dialogue. Cette claque arrivera lors du kidnapping, mais arriveront-ils à tirer les conclusions et les attitudes qu'il faut? Auront-ils l'opportunité de pouvoir appliquer leurs nouvelles résolutions? Le bon dénouement n'est pas assuré, et ça tient en haleine.

Ma note: 5/5 Lisa Gardner apporte ici un roman qu'il est difficile de fermer avant la dernière page. Une plongée dans un drame familial. L'enquête plonge le lecteur dans des apparences pures, mais dont les indices permettent de tout comprendre. Exceptionnel. Un roman à la fois polar et drame.

11/15/2016

"Irish Coffee" de Carol Higgins Clark

La verte Irlande et ses paysages sauvages et romantiques: c'est, après un mariage mouvementé, le cadre idyllique du voyage de noces de la détective Regan Reilly et de son mari Jack. Mais à leur arrivée à Hennessy Castle, rien ne se passe comme prévu: Regan croit apercevoir un fantôme, une alerte au feu sème la panique et une précieuse nappe, oeuvre d'une dentellière qui hanterait toujours le manoir, disparaît. Folklore et légendes irlandaises, personnages pittoresques...


Rien que l'Irlande laisse vagabonder l'esprit du lecteur: l'on imagine les paysages verdoyants, les moutons à tête noire, la météo capricieuse, un manoir qui se détache. Cela favorise la réceptivité du fantôme de la dentellière May. Et lorsqu'un incendie se déclenche dans les cuisines du manoir et que l’œuvre de May, l'ayant rendue célèbre, disparaît, l'esprit s'enflamme aisément.

Carol Higgins Clark en rajoute: un dentiste qui semble avoir eu son diplôme dans une pochette surprise, l'ambiance péquenaude, une supérette où la gérante est une pipelette dingue, une femme de chambre superstitieuse. Cette enquête va donner un nouveau souffle pour la fréquentation du manoir.

La description des scènes permet d'imaginer parfaitement les lieux et personnages: un sentier isolé, l'agencement du village, le profil du dentiste... Originaires des États-Unis, les protagonistes ne s'y projettent pas, juste pour les besoins de témoignages: logique, les choses se passant en Irlande. Toute l'action reste dans un rayon proche du manoir.

Ma note: 4.75/5 juste parce que j'aurais apprécié un petit chapitre sur le mariage, après tout, nous sommes ici dans le voyage de noces de Regan et Jack. La plongée dans l'Irlande mythique, pittoresque est réussie.

11/13/2016

"Moi, Daniel Blake" de Ken Loach

Casting: Dave Johns, Hayley Squires, Dylan McKiernan, Sharon Percy, Briana Shann, John Sumner, Mark Burns

Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d'accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…


Des images brutes, pas de musique (tout juste un air de quelques secondes dans un transistor et le générique de fin), des dialogues comme des échanges de la vie de tous les jours. Une rencontre entre deux âmes cassées dans le Pôle Emploi britannique: Daniel est veuf et connaît pour la première fois le chômage à 59ans, Kate est mère célibataire de 2 enfants et peine à s'en sortir avec £12 dans son porte-monnaie.

 
Ils font face aux systèmes: la santé, l'emploi. Pole Emploi explique à Blake qu'il faut obtenir les allocations d'invalidité mais elles sont refusées, de l'autre les agents des allocations d'invalidité affirment que Daniel est apte au travail, Blake peine à comprendre Internet et les ordinateurs. Kate a été en foyer 2 ans avant d'arriver dans un appartement à la limité de l'insalubrité, se contentant d'une pomme pour que ses enfants puissent manger, et manque de se faire radier de Pôle Emploi pour être arrivée à son entretien avec quelques minutes de retard. Des portes de prisons: voilà comment qualifier les représentants des systèmes d'aides.


Banque alimentaire avec une file d'attente à rallonge, avaler une conserve de "baked beans" à froid entre deux rayons, vol à l'étalage. De l'entraide aussi: le directeur du magasin qui ferme les yeux sur le vol de Kate, le papy qui utilise son talent pour retaper un peu la maison de Kate. Un film qui reflète un malaise social, organisationnel, qui se veut optimiste.


Ma note: 5/5 dialogues du quotidien, pas de musique (comme dans la vraie vie: rien ne souligne ce qui nous arrive). Dans la spirale, il y a une note d'espoir grâce aux rencontres. Mais Blake et Kate profiteront-ils de ces moments? Blake obtiendra-t-il gain de cause? Kate pourra-t-elle offrir une vie décente, pour elle et ses enfants? "Moi, Daniel Blake" ne propose pas la happy ending, après tout, nous sommes plongés dans la vraie vie. Une Palme d'Or méritée.


A voir: pour le film engagé, pour le réalisme, pour l'approche humaine prenante

A zapper: si déjà votre propre situation vous mine le moral

11/11/2016

"Intimidation" d'Harlan Coben

"On devrait peut-être faire un break. Prends soin des enfants. N'essaie pas de me contacter. Tout ira bien" puis "Laisse-moi juste quelques jours. S'il te plait". Après une confrontation, Corinne disparaît et ne donne pas signe de vie. Adam va alors plonger dans un cauchemar.


Tout va commencer par la rencontre entre un inconnu et Adam: l'inconnu va semer le doute dans l'esprit d'Adam concernant la fausse couche de sa femme, deux ans plus tôt. Adam va mettre le doigt sur ce qui va provoquer une conversation tendue avec sa femme Corinne, et la disparition de cette dernière. Les deux fils ne sont pas aisément gérables, mais ce n'est rien comparé à l'enquête et aux révélations qui vont faire surface.

Harlan Coben propose ici un drame familial. Il suffit d'un grain de sable, pour que le rouage perde les pédales et entraîne des réactions en chaîne. Il semblerait, selon les dires de certains protagonistes, que la volonté de base n'était pas d'aller jusqu'à une certaine extrémité: sauf que les réactions humaines ne sont pas prévisibles.

Ma note: 5/5 haletant. La chute est imprévisible ! Je m'attendais au mari ayant mis en place un coup monté, ou bien madame qui a monté de toutes pièces un canular. Tout sauf ce qu'Harlan Coben a établit.

11/10/2016

"Docteur Strange" de Scott Derrickson

Casting: Benedict Cumberbatch, Rachel McAdams, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton, Mads Mikkelsen, Scott Adkins, Amy Landecker, Benedict Wong

Sorti au cinéma le 26 Octobre 2016

Doctor Strange suit l'histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son égo de côté et apprendre les secrets d'un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utilisant un vaste éventail d'aptitudes métaphysiques et d'artefacts pour protéger le Marvel Cinematic Universe. 


Ce grand ponte de la médecine a réussit sa carrière. Amant avec une collègue, mais sans attaches particulières. Jusqu'à cet accident, sur une corniche, alors qu'il consulte un dossier médical sur son téléphone... Après onze heures en salle d'opération, et des semaines de rééducations, il ne récupérera pas ses capacités physiques: ses mains sont les plus touchées. Jusqu'à ce cas médical, d'un handicapé moteur qui a récupéré l'usage de ses jambes.


Dans notre dimension, l'action va évoluer entre Tombouctou, Hong Kong, Londres et Los Angeles. Mais aussi une exploration dans des dimensions parallèles: d'autres mondes mais aussi l'effet miroir ou encore remonter le temps sur notre propre planète. Les effets visuels sont époustouflants: ils soulignent les différentes strates de notre corps, la création d'armes à partir de ses mains.


Le point qui me chiffonne un peu concerne l'acquisition des pouvoir psychiques. Il est mis en avant la circulation des énergies, le lâcher-prise. Mais comment en est-on arrivé là? Il y a beaucoup d'apprentissage par les livres et la pratique, mais le spectateur débarque complètement: comment sait-on précisément quelle incantation pour obtenir quel effet?


Les maquillages sont représentants de chaque dimensions: Kaecilius a une tendance violette comme la dimension éternité, l'Ancien a une dominance de tons clairs comme pour se fondre dans le temps, Strange a des couleurs sombres pour souligner les tourments.


Ma note: 4.75/5 les personnages ne sont pas toujours ce qu'ils prétendent être, un générique final hilarant (Thor et Strange en négociations). "Docteur Strange" pose des questions quant à sa propre existence: maîtriser le temps, vieillir, sortir de son corps (Expérience de Mort Imminente par exemple). Une ambiance qui peut faire penser à "Inception".


A voir: par les fans de Benedict Cumberbatch (les Cumberbitches !) et/ou Mads Mikkelsen et/ou Rachel McAdams

A zapper: si le coup de maîtriser le temps fait trop penser à la trilogie "Retour vers le futur"


11/02/2016

"L'instinct du mal" de Patricia Cornwell

Kay Scarpetta, experte en sciences légales sur CNN, est conseillère auprès du médecin en chef de l'institut médico-légal de New York. Le procureur de CNN souhaite que Scarpetta lance une nouvelle émission. Mais cette notoriété accrue semble à l'origine d'une série d'évènements inattendus. Quand elle intervient en direct au sujet d'une affaire médiatique, la disparition et la mort présumée d'une millionnaire, elle reçoit un appel surprenant d'une téléspectatrice, ancienne patiente de son mari Benton Wesley. De retour chez elle, il y a un inquiétant paquet. La menace, qui pèse sur la vie de Scarpetta, l'entraîne dans une enquête haletante qui implique un acteur célèbre accusé d'un crime sexuel, et également sa nièce Lucy, qui aurait eu des liens avec la millionnaire disparue...


Quelques petites adrénalines: le colis, le coup de fil en pleine émission, la découverte de la signification du bracelet, une joggeuse retrouvée morte aux aurores... Le pulse de New York: taxis, gratte ciels, le rythme de vie assez intense. Malheureusement, ce n'est pas suffisant pour garder mon attention jusqu'à la 502ème page.

L'enquête est bien menée. Les personnages creusent: FBI, témoignages, relevés d'indices... Les termes utilisés sont techniques, ce qui donne du poids aux propos tenus et souligne que chaque personnage a ses spécificités nécessaires pour faire avancer l'histoire. Mais le vocabulaire complique l'histoire, qui est déjà difficile à suivre (honnêtement je suis incapable de relater les liens entre les individus).

L'organisation du roman en lui-même: des chapitres de 25 pages en moyenne. La division de chaque chapitre ne permet quasiment pas la césure avec un marque-page, à moins de tomber sur une fin de page avec un point, et le commencement d'un nouveau paragraphe sur la page suivante.


Ma note: 3/5 lisez ce roman avec un dictionnaire et de quoi prendre des notes. Un roman illisible de 500 pages. J'ai franchement eu du mal à le terminer, tellement dur que j'ai même fini par lire en diagonales... Assommant, il peut servir de livre de chevet pour aider à l'endormissement.