Sorties

Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

jeudi 11 mai 2017

"Metro 2034 (2/3)" de Dmitry Glukhovsky

2034. La Sevastopolskaya produit de l'électricité qui aliment le métro moscovite, mais la dernière caravane d'approvisionnement n'est jamais revenue de la ligne circulaire, non plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche... Ils seront trois à devoir résoudre cette énigme. Hunter, le combattant impitoyable revenu d'entre les morts, rongé de l'intérieur par les ténèbres; Homère, qui a tout perdu aux premiers instants de la guerre et projette d'ériger un mémorial à l'humanité disparue; Sacha, enfin, toute jeune fille qu'ils trouveront sur leur route dans une station où elle a vécu en exil avec son père.


Place à une intensité dans les relations humaines. Un lien particulier se tisse entre Sacha et un autre personnage: un échange de cadeaux a même lieu (un couteau contre un poudrier). Ils débattent autours de la beauté: Sacha pourrait faire des efforts en se lavant... Quand Sacha est absente, un malade se morfond: pour soigner le corps, il faut influer sur l'esprit.

Une solution contre la maladie est trouvée: les radiations. Un retour à la médecine d'avant drame: éliminer les cellules cancéreuses par les rayons. Là, c'est pareil, bien qu'il s'agisse d'une maladie non identifiée clairement, même le moyen de transmission n'est pas clairement déterminé. Mais comment faire entendre raison: ne pas tuer les infectés, et d'autres personnes dans le doute, mais les rapprocher de la surface pour les soigner?

C'est aussi la vision de Sacha qui n'a jamais foulé la terre à l'air libre, elle a toujours connu uniquement la vie dans le métro. Lorsqu'elle va s'échapper et voler quelques heures à la surface, c'est comme si le lecteur découvrait la ville comme un nouveau-né.

L'écriture survient, pour laisser une trace. Se marier c'est accorder à l'autre d'être le témoin de sa vie, avoir des enfants permet d'assurer une continuité et de raconter des anecdotes: mais dans un monde où presque plus rien ne reste, que faire? Les réseaux sociaux, la presse, un blog: rien ne peut permettre de dire "j'ai été là, j'ai vécu".

Du premier opus, Hunter est le personnage qui donne la continuité. Il a vu des choses qui permettent de mettre un ancrage nouveau dans ce deuxième livre: de nouveaux éléments. Mais il n'est pas le seul à apporter la pierre à l'édifice, bien qu'il apporte un fort questionnement quant au dénouement.

Un tournant par rapport au premier livre. Les voix entendus dans les couloirs ne sont plus d'actualité. L'humanité est plus au centre avec la volonté de vouloir sortir de la crise, de comprendre d'où vient la maladie et comment l'éradiquer, la salvation de l'un vient par la présence de Sacha...

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