Sorties

Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

mardi 5 septembre 2017

"J'ai toujours cette musique dans la tête" d'Agnès Martin-Lugand

Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s'aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse le chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin. Mais la vie, qui semblait devenir un rêve éveillé, va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra? Son couple résidera-t-il aux ambitions de leur entourage?


La frustration pousse à prendre une décision radicale: à l'aube de la quarantaine, Luc plaque son poste, avec donc un salaire fixe à la clé. Le client, pour qui Luc et Yanis avaient planché et qui se retrouve le bec dans l'eau, voit en Luc l'opportunité: le lancer. Les financements sont là grâce au fait que Tristan se porte garant. Presque trop beau pour être vrai, d'autant plus que Tristan proposera même à la famille de venir passer quelques jours en Normandie...

Tristan est doucereux, mais tout comme les personnages, le lecteur veut y croire aussi. Sauf que le bonheur est plombé à une semaine du rendu du centre commercial, et à partir de là, les réelles intentions et failles vont se révéler. Nous croyons connaître les gens, mais des conflits peuvent révéler une toute autre facette. Et nous retrouvons d'un côté ceux qui veulent encore y croire malgré tout mais qui ne peuvent tout tolérer, et de l'autre côté une issue qui semble improbable et le gouffre qui continue de s'ouvrir.

Un registre beaucoup plus sombre bien qu'optimiste: Agnès Martin-Lugand réussit son pari. Elle reste dans le domaine des blessures personnelles, des rancoeurs, mais en allant encore plus loin dans la démarche en s'attaquant aux manipulateurs.

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