Sorties

Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

lundi 30 octobre 2017

"La soif" de Jo Nesbo

Une jeune femme est assassinée après un rendez-vous pris sur un célèbre site de rencontres. Les violentes marques de morsures trouvées sur le cadavre ne laisse pas de doute: il ne s'agit pas d'un simple fait divers comme tant d'autres, d'un tête-à-tête qui aurait mal tourné avec un maniaque arpentant le web. C'est un prédateur particulièrement féroce qui a sévi, assoiffé de sang humain.
Lorsqu'un deuxième corps est découvert, mutilé selon la même mise en scène macabre, il semble clair qu'un seul homme peut mettre un terme aux agissements du tueur... Mais Harry Hole est réticent à l'idée de s'occuper de cette affaire. Désormais instructeur à l'Ecole de Police, apparemment libéré de ses démons et heureux avec son épouse, il s'est promis de ne plus mettre les siens en danger.
Malgré tout, un doute s'immisce en lui: ces meurtres pourraient être liés à l'unique enquête non résolue de sa carrière. Il comprend que le destin le place à nouveau face à un dilemme: mener une vie paisible et tirer un trait définitif sur son passé d'enquêteur, ou arrêter enfin le criminel qui lui a jadis échappé et qui continue de le hanter.


"La soif": rien que le titre est évocateur. Des actes de vampiriste sont déclarés, et le prédateur utilise Tinder (pour ne pas le nommer) pour trouver ses proies: vraiment un hasard? C'est l'occasion pour un thésard de revenir sur le circuit et boucler, grâce à ce cas réel, son doctorat: vraiment? Les apparences sont trompeuses.

Nous avons beau vouloir nous raccrocher à notre nouvelle vie paisible, l'appel du démon ne peut résister: le cas est trop beau. C'est l'occasion rêvée, une seconde chance de pouvoir boucler un cold case. A moins de se faire refroidir soi même: à trop frôler l'ennemi, nous pouvons finir dans des états physiques catastrophiques. Mais jusqu'où aller pour avoir le fin mot de l'histoire?

J'ai découvert cet auteur avec "Le fils", une ambiance sombre dans les méandres des relations humaines. Ici, avec "La soif", Jo Nesbo continue dans une ambiance oppressante en jouant sur la terminologie. Un vampire peut être vous ou moi, avec une attitude de domination, comme un pervers narcissique: pomper toute énergie, toute volonté de quelqu'un d'autre. Ou bien s'assimiler au vampire, en s'ajoutant des accessoires, comme un dentier en métal avec crocs, et boire une partie du sang de la victime. Dans la mythologie, boire du sang de l'ennemi était assimilé à la prise de la force du mort.

dimanche 29 octobre 2017

"Thor: Ragnarok" de Taika Waititi

Casting: Cate Blanchett, Tom Hiddleston, Chris Hemsworth, Idris Elba, Jeff Goldblum, Tessa Thompson, Karl Urban, Mark Ruffalo

Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l'univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d'empêcher l'impitoyable Hela d'accomplir le Ragnarök: la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne.


Hélas, elle n'est pas n'importe qui: elle a un lien de parenté avec Thor, ce qui permet d'en découvrir plus sur le passé familial de la famille royale. Ce dernier, suite à la mort du paternel, découvre que son marteau n'est pas essentiel à la maîtrise de son art: l'orage. C'est la découverte d'une planète, qui organise des combats entre Hulk et un candidat au titre de Champion. A l'occasion du passage sur cette planète, nous découvrons une guerrière asgardienne.


Un opus riche en éléments familiaux et en scènes d'action. Pour une fois, contrairement aux deux précédents opus, Thor ne se préoccupe pas du tout de son amoureuse de terrienne (bien que la Terre soit considérée comme lieu d'asile à la finale du film). Il pense à autre chose qu'à sa personne. Loki semble trouver une certaine paix. Et la guerrière accepte son passé et se tourne vers l'avenir. Même Hulk apprend à relativiser.


Un film avec une longue portée. Loki révèle une nouvelle facette de lui: il cherche toujours à avoir son avantage, mais les dés changent vers la fin du film. Thor découvre, en parlant avec son défunt père, la véritable puissance de son don du tonnerre, et sans avoir le marteau. Asgard est définit comme un peuple, et non comme un lieu.


A voir: si vous avez beaucoup apprécié les deux premiers volets, pour voir un combat Thor / Hulk, pour voir Chris Hemsowrth les cheveux longs et courts dans le même film

A zapper: si vous êtes passés à côté des deux premiers films


Cate Blanchett n'en est pas à son coup d'essai dans le registre science fiction: elle était une gentille magicienne dans Le Seigneur des Anneaux. Chris Hemsworth continue sur la lancée puisqu'il a été dans Avengers et les deux premiers opus: Thor Le monde des ténèbres, et dans Blanche Neige et le Chasseur où il tente de protéger Kristen Stewart.

"The full monty, le grand jeu" de Peter Cattaneo

Casting: Robert Carlyle, Mark Addy, Tom Wilkinson

Sheffield, qui fut l'orgueil du Yorkshire et le joyau de l'Angleterre, est une ville sinistrée. Le chômage y règne en maître et les hommes désoeuvrés errent dans les rues en quête d'illusoire de petits boulots. La venue de la troupe des Chippendales, qui, lors de leur spectacle, provoqua un véritable délire chez les spectatrices, va donner des idées à Gaz et ses copains. Si les femmes de Sheffield craquent pour des éphèbes anabolisés, que penseront-elles de vrais hommes, prêts à aller jusqu'au bout en s'exhibant entièrement nus?


Le pic de chômage et l'attachement à sa ville: on tente de sauver la face, de trouver une solution ne serait-ce que temporaire. Il suffit d'un spectacle, qui rend hystérique la foule féminine, pour qu'une lumière germe. Au premier abord, cela semble complètement irréaliste: ils n'ont pas le profil des chippendales, mais alors pas du tout.


Et pourtant ce projet va donner un but à ces chômeurs, rebooster la confiance en eux et donner une nouvelle perspective. Au final, ils feront salle comble. Ce projet a réunifié des amis et donner le change: face au chômage, il n'y a pas de mauvais projet. Au contraire: cela montre que l'on a de la ressource.


Une base qui tend vers le drame, la réalité sociale tout en donnant des pointes d'humour, sans tomber dans du lourd (Sheffield base d'usines de vaisselle: qui dit usine dit ambiance macho) et faisant contre-poids face aux mâles musclés adeptes de la gonflette en salle. Le naturel peut avoir du bon.

"Gremlins 2: la nouvelle génération" de Joe Dante

Casting: Zach Galligan, Phoebe Cates, Christopher Lee, John Glover, Robert Picardo

Billy et Kate habitent New York. Monsieur Wu vient à trépasser, laissant Gismo seul qui tombera entre les mauvaises mains d'un laboratoire... Le hasard réunit le couple et Gismo. Sauf qu'un incident va multiplier Gismo en une nouvelle génération de gremlins qui prennent d'assaut un bâtiment...


Les règles sont les mêmes: ne pas nourrir après minuit, ne pas exposer à l'eau et éviter la lumière vive. Là, un technicien de la maintenance va s'atteler à la réparation d'un robinet d'eau, et Gismo, malgré lui, se retrouvera sous le jet...


Cette nouvelle génération a toujours le même leader: celui avec la crête blanche. Quant aux congénères, ils sont beaucoup plus survoltés que l'ancienne génération: rire hystérique, grands moulinets avec les bras, tentent des expériences avec l'électricité, lancer de l'eau chaude à travers une pièce... La mutation est également plus rapide, pour donner des nouveaux gremlins avec des crêtes et d'une force physique décuplée.


D'un point de vue technique, on prend la même base en poussant un peu plus loin le délirium sur les bestioles. Les effets spéciaux des gremlins est tout aussi amateur que le premier épisode: par exemple, lorsqu'ils marchent cela se voit que le gremlin a été superposé au décors naturel.


Le spectateur peut anticiper le déroulement de l'histoire mais la volonté de pousser l'évolution des gremlins un peu plus loin (sur une idée des OGM) sur fond d'expansion de business (faire de l'argent au lieu de respecter le commerce de proximité) et une ville beaucoup plus grande (ici New York) donnent une autre dimension.


dimanche 22 octobre 2017

« Depuis l’au-delà » de Bernard Werber

Je le nomme Gabriel Wells. Je suis écrivain de romans à suspense. Ma nouvelle enquête est un peu particulière car elle concerne le meurtre de quelqu’un que je connais personnellement : moi-même. J’ai été tué dans la nuit et je me demande bien par qui. Pour résoudre cette énigme j’ai eu la chance de rencontrer Lucy Filipini. En tant que médium professionnelle, elle parle tous les jours aux âmes des défunts. Et c’est ensemble, elle dans le monde matériel, moi dans le monde invisible, que nous allons tenter de percer le mystère de ma mort.


Au réveil il y a cette pensée qui nous frappe: qui m’a tué? Puis le choc de la réalité : nous ne sommes plus là, réel, à sentir ou goûter les choses. La frustration, l’envie de savoir sont là. Hasard ou non, il s’avère qu’une médium est dans les parages. Pourquoi vouloir comprendre sa mort: pour mieux se réincarner, pour mieux vivre en tant qu’âme errante, pour donner un vrai point final à son existence.

Gabriel et Lucy se complètent: lui va avoir la puce à l’oreille quant à des tâches suspectes sur son corps, elle ne s’est pas remise de la disparition non élucidée de son amoureux et de son passage en prison. Les deux vont se panser les plaies. Peu importe le côté du miroir où l’on est, les événements affectent les individus car ils peuvent interagir (médium plus moins clean et ouija par exemples), influencer (rêves): ainsi, avec sa propre interprétation plus ou moins cartésienne, nous analysons les « signes » et rectifions des objectifs.

Au final, cherchons nous à comprendre sa mort ou cerner sa vie? Gabriel fait, au fur et à mesure, le bilan de son existence : aurait-il pu mieux écrire, peut-il pardonner ce qui s’est passé dans son enfance, comment exister sans écrire... Lucy, quant à elle, tente de comprendre sa mission sur terre: comment utiliser son don à bon escient, comment obtenir de la crédibilité dans la profession... Les dialogues, les rencontres font évoluer les visions des personnages et aussi du lecteur sur ce qui se passe. Un roman paranormal avec une forte dimension humaine.

dimanche 15 octobre 2017

"Lego Ninjago: le film"

Teddy Riner, Jackie Chan, Dave Franco, Justin Theroux, Olivia Munn, 

Pour défendre la ville de Ninjago City, Lloyd, alias le Ninja Vert, et ses amis maîtres-bâtisseurs Lego et combattants infiltrés se mobilisent. Avec à leur tête le maître du kung-fu Wu, aussi sage que blagueur, ils doivent affronter l'abominable Garmadon... qui se trouve aussi être le père de Lloyd ! Mais il leur faudra d'abord surmonter leur ego et apprendre à unir leurs forces pour se révéler de redoutables guerriers. C'est à ce seul prix que notre bande de ninjas modernes, redoutables et insoumis, pourront remporter la bataille...


Le film commence avec des images de notre civilisation: un enfant pousse les portes d'un magasin tenu par un chinois, une antre où il y a animaux empaillés et autres objets traditionnels, comme un service à thé. Le gérant lui demande pourquoi il ne joue pas avec les enfants de son âge... Et c'est le début de l'aventure à Ninjago !


Un film qui se veut axé quête de soi. Lloyd vit avec sa mère et s'oppose avec son père qui est le grand méchant Garmadon. Lloyd ne trouve pas sa place à l'école ni dans le bus, à part avec le groupe d'amis Ninjas. Les attaques régulières de Garmadon se renouvellent dans la technologie, jusqu'à la suprématie de ce dernier sur la ville, sans oublier le réveil du chat Miaoutra: c'est alors que le groupe d'amis va se lancer dans la mission de trouver l'arme ultime ultime. 


Au fur et à mesure de la quête, nous rencontrons quelques décors se veulent de notre monde: des plantes "pour de vrai" tout comme Miaoutra. Ce qui donne une identification possible avec l'histoire. La finale de l'histoire nous ramène dans la réalité. Au générique de fin, nous retrouvons quelques scènes backstage avec Jackie Chan essayant d'attraper des tasses au col (voir la scène d'ouverture).


Le film souligne la quête de soi: nous avons tous une énergie particulière en nous, ici réveiller l'eau ou bien le feu et l'union. Garmadon a eu une vie heureuse, mais un tournant s'est présenté et il a pris une direction qui l'a éloigné de la vie de famille qu'il aurait pu avoir: en quelque sorte, "Lego Ninjago" propose une orientation lien avec des proches, au sens large, avec les amis et les parents, comme ciment.


Ma note: 5/5 une portée de réflexion importante avec des décors ponctuels réels: le meilleur film Lego à mon avis ! Les touches d'humour sont au rendez-vous, ce qui fait passer un très bon moment. Sans oublier une portée psychologique: accepter quelqu'un dans son groupe d'amis (école, bus, travail) malgré l'histoire de sa famille.


A voir: si vous avez beaucoup apprécié "La grande aventure Lego" et "Lego Batman le film", si vous n'avez vu ni l'un ni l'autre c'est l'occasion de se lancer dans les films Lego, si vous construisez des Lego, si vous connaissez quelqu'un qui construit des Lego

A zapper: si pour vous un Lego reste une construction en briques à faire chez soi, la franchise Lego en film reste un business

"Kingsman: le cercle d'or" de Matthew Vaughn

Casting: Colin Firth, Taron Egerton, Halle Berry, Mark Strong, Julianne Moore, Channing Tatum, Pedro Pascal, Jeff Bridges

Kingsman, l'élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu'une bombe s'abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d'une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis. Face à cet ultime danger, les deux services d'élite n'auront d'autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d'un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.


Quitte à donner le ton dès le début du film, Eggsy se fait attaquer par un ancien aspirant Kingsman. Puis se retrouve à un dîner, mais par n'importe lequel: il rencontre les parents de sa copine, qui n'est autre que la Princesse Tilde (mais si à la fin du premier Kingsman ils ont couché ensemble). Les lieux de vie des agents Kingsman se retrouvent, simultanément, détruits: Eggsy et Merlin sont les seuls survivants.


Pendant ce temps là, Poppy Adams est en pleine crise existentielle: en exil au milieu de nul part, elle forme de nouvelles recrues et met au point son plan ultime. A savoir, grâce à son trafic de drogue mondial, infester la population d'un virus dont elle seule a l'antidote. Son objectif: être réhabilitée dans la société, être reconnue parmi les dirigeant les plus puissants du monde.


C'est sans compter sur des rebondissements: Galahad, joué par Colin Firth, est vivant et grâce à l'organisation Statesman. Comment est-ce possible? A vous de le découvrir ! Un indice: une nouvelle technologie permet de stopper une hémorragie interne. Inconvénient majeur: la récession psychologique du sujet.


Sans oublier bien sûr un agent double, sauver son couple, une alliance entre deux agences d'élites barrées (tandis que côté British nous connaissons Merlin, aux Etats-Unis nous retrouvons les agents Champagne et Whisky... ça vous donne une idée de base de ce nouvel opus).


Nous retrouvons les accessoires du premiers Kingsman et des nouveaux qui sont tout aussi digne (voire meilleurs) de ce volet: le parapluie protecteur, les lunettes qui fournissent des informations, et par exemple en nouveauté le lasso électrifié et des traceurs GPS sanguins.


Un casting de haut niveau. Channing Tatum passe d'un registre à l'autre: chippendale dans Magic Mike et guerrier dans L'aigle de la neuvième légion. Halle Berry aussi a varié les styles cinématographiques: mélange de paranormal et horreur dans Gothika, James Bond Girl dans Meurs un autre jour et la mutante Tornade dans notamment X-Men 3 L'affrontement final.


Ma note : 5/5 la mayonnaise du premier Kingsman prend aussi pour ce second opus: un humour décapant, des scènes d'action réglée au millimètre près, une trame simple mais efficace et une ambiance survitaminée.


A voir: si vous avez adoré le premier opus

A zapper: si le premier opus vous est passé à des kilomètres au dessus de la tête

"Seven Sisters" de Tommy Wirkola

Casting: Noomi Rapace, Glenn Close, Willem Dafoe, Marwan Kenzari, Christian Rubeck, Pal Sverre Vlaheim Hagen, Tomiwa Edun

2073, la Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d'instaurer une politique d'enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d'Allocation des Naissances, sous l'égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l'existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d'un jour de la semaine, elle devront chacune leur tout partager un identité unique à l'extérieur, simulant l'existence d'une seule personne: Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s'effondre le jour où lundi disparait mystérieusement...


L'organisation semble être rodée, le deal accepté: une seule identité officielle pour sept filles, ce qui implique qu'après chaque sortie, elles doivent tous dire. Ainsi, les informations partagées permettent  un comportement unique, comme si de rien n'était. Cela n'empêche pas, pour chaque fille, d'avoir sa propre personnalité, ses propres rêves, mais pendant une trentaine d'années chacune réussit avec plus ou moins de succès de se contenir. Mais la disparition de Lundi remet tout en question: partagent-elle vraiment toutes les informations? 


Vivre à 8 puis à 7 (le protecteur n'est pas éternel), sachant qu'un seul enfant est toléré, nécessite une organisation bien huilée: dans l'appartement, seulement un lit d'enfant et un lit d'adulte, la vaisselle ne doit pas être trop importante, les rations de nourritures ne sont pas pour une grande fratrie, et ainsi de suite.


Vous ne devinerez jamais la fin. Au début, nous pouvons penser que 7 filles est le fantasme d'un individu: parmi la politique de l'enfant unique, l'on peut rêver d'avoir plusieurs enfants, avec chacun un caractère différent pour ainsi partager différentes choses: le sport, l'intellect etc.

Bien qu'elles aient parfaitement intégré l'organisation (le roulement: lundi sort le lundi ou encore se cacher dans l'appartement si besoin), nous ne pouvons pas lutter contre la personnalité individuelle. C'est ce qui va entraîner la chute de la famille, et remettre en question la politique installée depuis des décennies. 


D'un point de vue politique, la cryogénérisation est la version apportée à la population: vous avez plusieurs enfants, ce n'est pas grave, vous en gardez un, et l'autre on le gèle; lorsqu'il y aura des jours meilleurs, il sera réveillé. Grâce aux sept soeurs, nous allons découvrir l'envers du décors. En politique, tout est bon pour rassurer la population, l'endormir, prétendre que les solutions apportées sont les bonnes.


Ma note: 5/5 un film d'anticipation qui traite d'un sujet réel: l'accroissement de la population face aux besoins alimentaires. La politique de l'enfant unique est non sans rappeler la Chine: ici, poussé à l'extrême lors de naissances multiples non déclarées (la cryogenèse, vraiment? ça fait froid dans le dos, et pas parce qu'il s'agit de geler des enfants). Les sept soeurs réussissent, pendant trente ans, à s'organiser, mais les personnalités individuelles prennent le dessus.


A voir: si vous voulez vous confronter à notre réalité démultipliée

A zapper: si la réalité vous fais déjà suffisamment peur

mercredi 11 octobre 2017

"Le petit prince" d'Antoine de Saint Exupéry

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait:
"S'il vous plait... dessine-moi un mouton !
- Hein !
- Dessine-moi un mouton..."
J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre.


La réplique la plus connue de cette oeuvre: "s'il-vous-plait, dessine moi un mouton". L'astéroïde B612, la rose, le renard, le serpent, l'allumeur de réverbère et l'aviateur: ce sont des exemples de rencontres que le Petit Prince va faire. Et inversement: ces personnages vont rencontrer le Petit Prince. Qui va le plus apprendre? Et que va retenir le lecteur de ces rencontres?

Une oeuvre qui retrace des traits de caractères propres à l'homme, mais que l'on va rencontrer séparément, comme pour les apprécier et les analyser de la meilleure façon qui soit, au travers du regard d'enfant du Petit Prince. La question qui ressort est: comment un individu, ayant grandi dans un autre contexte que le notre, pourrait nous percevoir? Comment un enfant voit-il le monde des adultes, et comment les adultes traient-ils l'enfant? Comme le rappelle Antoine de Saint Exupéry, un adulte a été un enfant mais a oublié ce que c'est qu'être un enfant.

Une édition permet d'avoir des aquarelles de Saint Exupéry, jalonnants le récit: ce qui renforce d'autant plus le décalage entre enfant et adulte. Les esquisses sont très simples, pour renforcer le regard enfantin. Une oeuvre très philosophique sur la personnalité et les étoiles.


Le parc du Petit Prince à Ungersheim offre la possibilité de vivre cette expérience: animations animalières (renard / mouton et chien de berger / agility avec des oiseaux), des films de 5 à 20 minutes, des questions autours de l'astronomie, un labyrinthe, la rose... De quoi nourrir son âme d'enfant, nous nous émerveillons d'attraction en décors.

La restauration au parc est très bonne, il y en a pour tous les goûts (très important pour moi qui ne mange pas de viande par exemple): vous trouverez viande, poisson et végétarien. Et pour cela, je vous dis merci : tout le monde peut se nourrir. Je n'ai pas tenté l'animation L'Aéropostale: le splash en Octobre, j'ai eu un peu peur d'avoir froid... Un prétexte pour revenir en saison estivale ! Et retrouver son âme d'enfant.

Aux alentours, vous avez Mulhouse et Baldersheim à une quinzaine de minutes en voiture du parc: l'hôtellerie est au rendez-vous ! Attention à la météo: si le vent est jugé trop fort, les ballons ne décolleront pas.

Pour plus d'informations sur le site du parc du Petit Prince


lundi 2 octobre 2017

"Gremlins" de Joe Dante

Casting: Zach Calligan, Phoebe Cates, Hoyt Axton, Frances Lee McCain, Glynn Turman, Dick Miller, Polly Holliday, Kenneth Tobey

Rand Pelter, un inventeur plus ou moins réussi, offre à son fils Billy un étrange animal: un mogwai. Son ancien propriétaire l'a bien mis en garde: il ne faut pas l'exposer à la lumière, lui éviter tout contact avec l'eau, et surtout, surtout ne jamais le nourrir après minuit... Sinon...


L'affiche donne le ton: une gentille bestiole qui cache une autre personnalité. Ce côté méchant se révèle si l'on ne respecte pas deux des règles citées par l'ancien propriétaire. L'autre, en revanche, permet de maîtriser la bestiole.


Des répliques et scènes cultes. Nous avons nottament le "Gismo caca". Et une référence à "E.T L'extra-terrestre" (les 2 plus évidentes et ça marche ! Un indice? Les peluches et la communication). Les saletés se retrouvent dans un cinéma et adorent "Blanche-Neige et les 7 nains": ils se mettent même à chanter! Gismo au volant d'une voiture télécommandée, de couleur rose bonbon.


Faisons-nous face à une comédie potache? En tout cas, une comédie hilarante. Les boules de poils ont leur propre langage, bien que l'on puisse comprendre quelques mots. Des références sont là, envers des films qui ont fait leur temps mais qui traversent les âges. C'est le genre de film qui n'oublie pas un brin de morale: on n'écoute pas assez, on ne fait pas assez attention à ce qui nous entoure.


Le scénario est basique: un incident et c'est l'enchaînement de catastrophes. On pourrait tourner autours du pot, mais les imbécilités des gremlins et le contraste émotionnel de Gismo, en confrontation avec les humains, qui ont chacun leur dose d'enfance dans les yeux, donne un mélange explosif, amusant et émouvant.


Ma note: 4.75/5 Un film anti-blues, basique, avec ses références et ses répliques. C'est sur que vous n'aurez pas mal à la tête après l'avoir vu. Réfléchissez bien à deux fois lorsqu'il y a des recommandations de vie pour votre animal de compagnie. Prenez le seau de pop corn (et essayez de ne pas vous étrangler avec). Un petit plus sur l'origine de Gismo aurait été sympa.