Sorties

Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

mercredi 29 novembre 2017

"La jetée sous la lune" de Martha Grimes

La Porte est une ravissante station estivale de la Nouvelle Angleterre. Avec ses belles villas, son café "Le rainbow" où vous pouvez déguster une exquise tarte au citron, mais aussi ses célébrités locales comme Maud, la serveuse du Rainbow, qui chaque soir vient s'asseoir au bout de la jetée avec ses rêves et sa bouteille de Martini. Pourtant, derrière cette façade paisible, la peur règne: depuis cinq ans, quatre meurtres horribles ont été commis. Des jeunes femmes atrocement mutilées. Sam DeGheyn, le shérif, est bien décidé à identifier et à arrêter le meurtrier. Enfin, l'assassin, que vous y croiserez certainement, s'apprête à faire une nouvelle victime...


Découverte au détour d'un bouquiniste à Lille, un dimanche matin, avant de prendre la route pour rentrer à la maison. La couverture a attiré mon regard, le titre ensuite. Le résumé fait penser à la bourgade qui a tout pour être tranquille, où tout le monde se connait et repère donc toute nouvelle tête ou les gens de passage. Et pourtant, des meurtres vont meurtrir des familles, des vies. Dès que le coupable désigné du premier meurtre sort des barreaux, un meurtre est à nouveau commis: la coïncidence est trop belle.

Pourquoi "La jetée sous la lune"? Cette femme, un peu bizarre, aime y passer la soirée, jusque tard dans la nuit, avec une lampe et une bouteille d'alcool. Ce lieu l'attire comme un moucheron par une lumière. Elle s'imagine la vie des quelques individus, de l'autre côté du lac, qui font la fête. C'est là que toute l'histoire va se finir. Pourtant c'est un lieu tout à fait banal pour coffrer un meurtrier: cela aurait pu être, comme dans tout roman policier, prendre la personne la main dans le sac ou en ayant confondu des erreurs et des indices.

Pour cela, le roman reste assez léger. Il y a eu les meurtres, répartis sur quelques années, un suspect mis sous les barreaux et libéré: pas de chance pour lui, un assassinat est fait à l'occasion de sa sortie. Presque pour lui souhaiter un bon retour écourté parmi la vie. Mais le lecteur n'a pas d'éléments sur les différents assassinats: comment l'enquête s'est déroulée, ce qui s'est dit dans la presse, comment les habitants ont parlé de ces évènements. Nous arrivons directement au point final: un policier, qui n'a jamais lâché le morceau, persuadé depuis le début que la mauvaise personne est derrière les barreaux.
L'avantage: le lecteur n'est pas assailli par des détails plus ou moins appétissants des scènes de crimes, de témoignages fleuris des meurtriers, du vocabulaire un peu bourin des policiers, des ragots à qui mieux-mieux qui ne mènent à rien. Le lecteur suit l'instinct d'un homme.

Ma note: 3.5/5 il manque beaucoup de choses sur la trame des meurtres, nous arrivons trop proche du dénouement final. Pourquoi ce policier n'a jamais douté de l'innocence du condamné? Quels éléments ont poussés le meurtrier à sévir, que va-t-il se passer après les révélations sur son identité?

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