Sorties

Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

dimanche 21 janvier 2018

"Hantée" de Christina Lauren

Delilah Blue n'a d'yeux que pour Gavin. Le regard ténébreux et la silhouette toujours parée de noir, le garçon a l'air de sortir tout droit de l'univers sombre et - il faut l'avouer - franchement tordu de ses dessins. Tout chez lui est bizarre, jusqu'à la vieille bâtisse dans laquelle il vit, qui donne une sorte de cachet inquiétant à leur petite ville. Lorsque Gavin décide d'emmener Delilah chez lui, un privilège exceptionnel, elle découvre avec stupeur que les lieux semblent capables de communiquer. Cheminée, par exemple, allume sur demande son propre feu. Lit s'agrandit selon les exigences de Gavin, et Piano lui a appris à jouer lorsqu'il était petit. Très vite, Delilah va comprendre que ce qui vit ici n'est pas humain... A quel prix gagnera-t-elle le droit d'aimer le propriétaire de ces lieux tourmentés?


Il y a deux types de Young Adult: celui assez mature et violent comme "Hunger Games" et "Le labyrinthe", et celui plutôt chaste à la "Twilight". Cette histoire, "Hantée", propose une troisième catégorie de Young Adult: le mysticisme doucereux à la sauce Disney. Je m'explique.

Cette maison est littéralement vivante, à sa façon: nous retrouvons ici le côté "Belle et la Bête", à savoir que les meubles sont vivants, sans pour autant pouvoir parler. La température va permettre de savoir si la pièce est contente, ou pour soigner lorsque quelqu'un est malade. Le goûter est toujours prêt au retour de l'école. Sauf que le propriétaire, Gavin, vit sans parents: c'est toujours Maison qui s'est occupée d'assurer le bon fonctionnement des lieux. La nourriture est livrée à intervalles réguliers. Personne ne semble s'inquiéter qu'un mineur soit en autosuffisance: Maison diffuse des énergies qui dissuadent toute personne mal attentionnée.
Delilah, au début, est acceptée par Maison. Mais une phrase va provoquer des désastres en chaîne: "Gavin, et le jour où tu partiras, à l'Université par exemple". Maison ne l'entend pas de cette oreille: Gavin lui appartient. Point. Maison va alors tout faire pour chasser Delilah. Gavin va alors douter des bonnes intentions de Maison et chercher à comprendre ce qui s'est passé avec ses parents, à entrevoir un avenir ailleurs que dans les mêmes murs où il a toujours vécu.

L'idée de base est très bonne: la mère a voulu baptiser le lieu de vie, sauf que le rituel va dégénérer. Elle même en fera les frais, pas seulement son fils Gavin. Du mysticisme mal appliqué. Sauf que cet aspect est totalement absent de la trame. Quelle incantation a été évoquée, quelle était celle qui aurait dû être chantée? Pourquoi la mère a voulu appeler la vie chez elle? L'hindouisme est très rapidement évoquée, mais cela n'en dit pas plus sur les intentions initiales. La mère n'explique jamais ce qui s'est vraiment passé, même si quelques feuilles ont été trouvées dans un coffre fort.
C'est aussi la facilité avec laquelle Delilah accepte que la maison soit vivante. Elle est attirée par le morbide et ses parents parlent de tout sauf de leur fille: tant que Delilah va en cours, fait ses devoirs et quelques tâches domestiques, est à la maison avant le couvre-feu, pourquoi s'intéresser plus que ça à ce qui se passe dans sa vie.

Ma note: 3.5/5 les meubles parlent ("La belle et la bête"), un garçon un peu bizarre dans une petite bourgade (Forks et vampires de "Twilight"), une fille qui trouve ça chouette une maison vivante (tout juste 2 page des réticences). Il manque l'histoire de cette incantation mal faite et ses conséquences pas à pas installées. L'idée du spiritisme est bonne, le duo Gavin / Delilah est évident.

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