Sorties

Edito Mai 2019

Voici Mai fait ce qu’il te plait ! La météo de ce début du mois de Mai n'est pas si beau que cela, idéal pour rester au chaud à lire et regarder des films. Nous le phénomène annuel du festival de Cannes du 14 au 25: quel sera le cru de cette année ? Le 8 nous aurons un troisième Hellboy, dont les deux premières aventures remontent à 2004 et 2008. Pikachu devient détective au cinéma.

lundi 30 juillet 2018

"La vérité sur l'affaire Harry Quebert" de Joël Dicker

A New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui: son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire est mener son enquête.
Il est rapidement dépassé par les évènements: l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions: qui a tué Nola Kellergan? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975? Et comment écrit-on un roman à succès?


Joël Dicker, dont vous avez peut-être lu Le livre des Baltimore et La disparition de Stéphanie Mailer, se plonge dans une trame entre 1960 et 2008. Oui, cela signifie des allées et venues entre plusieurs périodes, 1960 / 1975 et 2003 / 2008 principalement, plus quelques flash-backs des années sur la rencontre de Marcus et Harry à l'Université. Cependant, il n'est pas difficile de s'y retrouver, du fait tout d'abord des dates, annoncées au début des paragraphes ou chapitres. Ensuite, plus nous avançons avec Marcus dans l'enquête, qui est une révision de ce qui a déjà été mené dans les années 1970, plus nous découvrons ce qui s'est passé à l'époque: découverte d'un élément en 2008, à quelle période de 1975 (voire même avant ou après) cela correspond.

Tout le monde est dérouté, tant les personnages que le lecteur. Car les éléments semblent accabler un homme trentenaire, puis la mère, pour en fait voir le chauffeur difforme aux problèmes d'élocutions... Bref, malgré de nouvelles preuves, et donc de nouvelles pistes, tout prouve tout et son contraire. Nous pensons à une fille battue, puis à une gamine dépressive. Nous nous retrouvons avec des menaces de morts (jusqu'au moment où une maison va être volontairement incendiée), une adolescente qui va tenter de se suicider, une patronne tyrannique, une mère qui veut absolument fiancer sa fille qui n'a même pas vingt ans, une garden-party de fiançailles auquel le fiancé idéal ne viendra pas... Bienvenue dans la petite bourgade d'Aurora, New Hampshire !

Joël Dicker mène ici un roman psychologique. Il est difficile d'imaginer la tournure des dernières pages. Comme les personnages, le lecteur s'imagine un pervers qui rôde ou un serial-killer obsédé par les adolescentes, ou pourquoi pas des parents maltraitant leur fille lors d'une joute verbale qui a mal tournée. Personnellement, je m'attendais à ce style et Joël Dicker a donné un ton qui est d'une part parfaitement plausible (réaliste), et d'autre part le camouflage est parfait car, jusqu'à ce que cela soit révélé, nous n'imaginions pas que cela pouvait être cette chute.

Au-delà de la découverte de la vérité, d'un cas vieux de quelques décennies, avec communication à la télé et dans la presse écrite, c'est l'écrivain qui essaye de trouver l'inspiration et qui explique, en partie, comme écrire un roman. Ce sont des dialogues entre un mentor et l'apprentis. Le cheminement va passer par des échanges verbaux mais aussi par la boxe.

dimanche 29 juillet 2018

Dunkerque: guerre, plongée et industrialisation

En 2017, Dunkerque a été mis à l'honneur dans un film de Christopher Nolan, relatant l'évacuation de la ville lors de la Seconde Guerre Mondiale: la ville a été encerclée, et il a été organisé l'évacuation des troupes Britanniques et alliées.


Dunkerque a donc naturellement créée un musée autour de l'opération Dynamo, sans oublier l'Histoire en général: l'encerclement, la vie pendant la guerre, l'évacuation, l'après-guerre. Des objets ont été retrouvés sur des épaves de bateaux, coulés lors de bombardement aériens. Des objets, ayant appartenus à des soldats, ne manquent pas également, tout comme une carcasse d'avion léger. L'aviation et l'interface maritime ont eu des impacts stratégiques: ces deux aspects sont abordés.


Ces épaves de navires donnent des spots de plongées, dans un rayon d'environ 30 à 40 minutes de navigation depuis le port de pleine eau de Dunkerque. Mais attention aux marées pour y accéder, l'étale étant le seul moment propice. Des sites sont accessibles dans la zone des 20 mètres, un niveau 1 est donc suffisant. Je recommande tout de même un niveau 2, de nombreuses épaves étant entre 18 et 25 mètres. La visite du musée permet de faire le lien entre ces épaves et l'Histoire: des objets retrouvés sur ces lieux donnent une autre dimension à la plongée.


Dunkerque est une ville marquée par l'industrialisation: les usines se démarquent du paysage par ses colonnes de fumée, les flammes brûlant des gaz... De nombreux tankers croisent au large de la ville ou s'amarrent au port pour décharger / charger des cargaisons: ce qui peut entraîner des bouchons à l'entrée du port, ainsi que des nuisances lorsque nous sommes en plongée (ce qui peut être perturbant).


Une ville marquée par la guerre, qui a su mettre en avant ce patrimoine historique tant sur terre (musées qui n'oublient pas la terre et la mer d'ailleurs) que par la mer (plusieurs clubs de plongées pour aller sur des épaves) et bien sûr l'expansion industrielle en périphérie. Retrouvez plus d'informations sur le site de l'office du Tourisme de Dunkerque.


jeudi 26 juillet 2018

Elementary saison 2

Casting: Lucy Liu, Jonny Lee Miller, Aidan Quinn, John Michael Hill, Sean Pertwee, Rhys Ifans, Jim Norton

London Calling - Echec et Maths - Secret d'état - L'empoisonneuse - Un détective dans la mafia - Partenaires particuliers - Madame la marquise - Le prédateur - Triste Sire - Le sommet de la pyramide - Diaboliquement votre - Qui vaut la peau de Bobby Belle Gueule ? - Nanosaurus rex - Guerre des étoiles - Combat de coqs - Pavillons en berne - Le dénicheur - Les dents de la mort - Charbons ardents - Un drone de moustiques - Les hommes de l'ombre - Le secret dans la peau - La grande expérience


Une saison où nous rencontrons Lestrade et le frangin Mycroft. Mais dans des conditions particulières: Lestrade est au fond du trou depuis que Sherlock a quitté Londres et Mycroft est malade et travaille pour le compte du MI6... Suite à une altercation, le sergent Bell risque de ne pas retrouver l'usage de son bras droit, et cette altercation va jeter un froid entre Sherlock et l'agent.


Joan Watson va exprimer une envie d'avoir son propre appartement. Elle se retrouvera d'ailleurs en très mauvaise posture suite à un engagement de Mycroft envers Sherlock. La vie commune commence à peser sur Joan, notamment le jour où Sherlock revient à la maison avec deux coqs, la mission: qu'ils s'aiment au lieu de faire des combats.


Une seconde saison où les relations humaines sont au centre des trames. Et tout le monde y passe. Les deux frères: réussiront-ils à trouver un terrain d'entente? Joan partira-t-elle, comment Sherlock va gérer l'annonce de cette nouvelle?

Comme la saison 1, nous avons des sujets d'actualité: l'utilisation des drones, les relations fraternelles, l'accident en service, trouver un squelette de dinosaure qui permettrait de changer la théorie sur leur extinction...

mardi 24 juillet 2018

"L'arche" de Boyd Morrison

L'archéologue Dilara Kenner mène des fouilles au Pérou quand elle reçoit des informations cruciales sur la disparition de son père, Hasan Arvadi, qui a passé sa vie à chercher l'Arche de Noé. Aussitôt, elle comprend qu'elle est en danger. Un homme peut l'aider: Tyler Locke, un ingénieur de l'armée. Lancée à ses côtés dans un compte à rebours mortel, elle n'a que sept jours pour retrouver l'arche sacrée, car, entre de mauvaises mains, son secret pourrait détruire l'humanité...


Vous êtes inconditionnels des romans de Dan Brown, mêlant enquête policière et immersion historique, sans oublier une touche de mysticisme? Vous allez adorez ce roman de Boyd Morrison ! Pourquoi?

// Un père se fait assassiner alors qu'il touche au but d'une découverte historique. Sa fille, archéologue, a sept jours pour dénouer l'énigme qu'il a laissé derrière lui. L'Arche de Noé, partie biblique qui n'est pas à présenter, existerait. Sauf qu'Hasan Arvadi en avait fait son cheval de bataille, intimement convaincu qu'il ne s'agit pas que d'un mythe religieux.

// Sauf que plusieurs éléments mathématiques tentent à prouver qu'une telle arche n'a pu exister notamment à cause des dimensions, et surtout qu'après autant de milliers d'années le bois n'a pu se conserver. Chaque personnage, avec une conviction propre tintée de plus ou moins de scepticisme, va permettre de démêler les théories plus ou moins farfelues jusqu'à arriver à l'évidence: il n'est pas improbable qu'il y ait une Arche de Noé, mais peut être pas dans le sens auquel nous pensons.

// Sur son chemin, Dilara va se rendre compte qu'elle n'est pas la seule à convoiter ce site. Un groupe religieux est en lice, avec pour objectif de créer un Nouveau Monde, quitte à impacter fortement sur la configuration que nous connaissons actuellement.

// Attaque dans un hélicoptère, une plateforme pétrolière qui risque d'exploser, quelques heures après un crash d'avion il ne reste que les os des corps, la persistance d'une certaine réalité pour l'Arche de Noé... Que d'attaques mystérieuses et un mythe qui revient de façon lancinante.


Boyd Morrison jongle dans les points de vue: le groupuscule religieux et l'enquête scientifico archéologique. Chaque groupe avance ses pions parfois de façon précipitée, mais toujours en ayant une analyse rapide de la situation et des conséquences possibles.

lundi 23 juillet 2018

"Holding the man" de Neil Armfield

Casting: Ryan Corr, Craig Scott, Guy Pearce, Anthony LaPaglia, Sarah Snook, Kerry Fox, Geoffrey Rush, Tom Hobbs

Milieu des années 1970, Tim et Jon se rencontrent. Quinze ans après, ils sont toujours ensemble. L'est est acteur en herbe, l'autre est capitaine de l'équipe de football. Mais leur amour va traverser bien des épreuves.


L'homosexualité dans une période puritaine et la montée du VIH: Tim et Jon vont devoir faire face à la désapprobation non cachée des parents ainsi que du corps enseignant (fortement religieux) et à l'apparition du VIH (avec notamment la question des poches de sang contaminées lors des dons). Contre vents et marées, ces adolescents ne vont pas lâcher prise. Adultes, ils pensent pouvoir souffler un peu, leur relation étant passée plutôt dans le décors, mais la vie va continuer de faire son oeuvre avec cette fois la maladie.


Le film est sorti en 2015 et revient sur la période 1970 / 1980 lors de l'explosion du sida, le regard d'une société très encrée dans les traditions. Encore aujourd'hui en 2018 le sida fait des ravages et l'homosexualité est passible de sanctions pénales dans certains pays tandis que dans d'autres les transgenres vivent sans problèmes.

Il couvre sans tabous la sexualité, le regard de rejet puis de résilience, le parcours médical, les aspirations de Tim et Jon, comment vivre après la perte d'un être cher auprès de qui nous nous sommes battus...


Ce film est une pépite. Quel que soit notre conviction par rapport au couple, ce film ne peut pas laisser indifférent.

// Pour les combats de Tim et Jon bien sûr, mais aussi pour les proches qui ne savent pas trop comment se comporter. Lors de la préparation des funérailles, le prêtre veut insister pour les présenter comme amis et non comme couple pour ne pas heurter les sensibilités, les parents qui rejettent leur enfant (c'est bien d'essayer des choses mais il ne faut pas que ça dure).

// Une musique qui n'en fait pas des tonnes et un casting sublime: les acteurs transcendent les joutes verbales, les silences, les piques "l'air de rien"... Les notes instrumentales soulignent les évènements sans écraser. Même la mort n'est pas écrasante, elle apparaît comme une délivrance sans être une fin en soi.


// Un message universel: nous ne voulons pas la peine autour de soi, juste vivre en harmonie avant tout avec soi-même. Tim et Jon sont prêts à claquer la porte de la famille pour assumer leurs choix qui vont à l'encontre d'une éthique dominante. Que l'on approuve ce choix, que cela nous indiffère, ou bien que l'on soutienne la démarche, nous avons avant tout un combat d'un couple.

// Comment avouer à l'autre ses sentiments, un couple se forme adolescent et est toujours vivant dans la vie adulte: des questions qui touchent tous les spectateurs: savoir se mettre à nu n'est pas une faiblesse, cela peut créer une belle histoire et l'histoire est ce qu'il y a à retenir, presque peu importe la fin, car ils ont rayonnés de leur vivant.


dimanche 22 juillet 2018

The art of the brick: DC Super Heroes, la Villette

Il n'est plus à présenter la petite brique, qui permet de créer des voitures, maisons, personnages chez soi. A la Villette, du 29 Avril au 19 Août 2018, partez à la rencontre des super-héros DC Comics en Lego. Métro 7 ou Tram 3B Porte de la Villette, le bus et un parking vous permettent d'accéder à cet évènement: alors, qu'attendez-vous?


Superman, Wonderwoman, Aquaman, Joker sont bien sûr au rendez-vous. (Re)découvrez aussi The Atom, Katana, Firestorm ou encore Hawkgirl, Batgiril et Cyborg. Les oeuvres partent de 3 000 pièces et cela monte à la pièce maîtresse de 489 000 pièces pour la Batmobile.


A votre arrivée, vous pouvez vous faire photographier avec le Joker. Et c'est parti pour la visite, articulée autour de salles à thèmes: le monde de DC comics, les origines, les icônes, la forteresse de la solitude, themyscira, le côté lumineux de DC, le côté obscur de DC, le hall de justice, Gotham City, la Batcave.


Chaque construction a un petit encart, donnant le nombre de pièces et un petit mot de Nathan Sawaya. Sans oublier quelques touches d'humour ici et là au fil du parcours. Car la construction Lego, c'est pour le fun.


Il y a aussi des citations, associée à des constructions, ce qui donne une autre perception au parcours. Un autre regard, que simplement le personnage et son histoire, le nombre de briques ayant été nécessaires à sa création (sans oublier le nombre de tacos mangés).


Nous n'avons pas seulement les oeuvres finales. Il y a le parcours de création, car avant de pouvoir assembler les petites briques, il faut une idée globale du rendu final: profondeur, couleurs... Et surtout, avant d'être un super-héros accompli, il a fallu se construire et il y a eu quelques brouillons.


La boutique souvenirs, parce que comme tout exposition qui se respecte il y a une boutique juste avant la sortie, vous pouvez repartir avec des mugs, T-shirt, sweat-shirts, posters ou encore des pin's et le programme de l'exposition. Et bien sûr votre photo souvenir, prise à votre arrivée, avec le Joker legotisé.


Une exposition pour tous les âges. Même les boîtes de constructions, disponibles à la boutique souvenir, propose des objets accessibles dès 4ans. Le visiteur se plonge dans des personnages plus ou moins récents, plus ou moins connus selon que l'on soit sensible aux Comics.


Laissez libre court à votre imagination avant de quitter l'exposition avec cet espace avec des briques à disposition. Car l'imagination est importante, et les Lego y contribuent: création d'histoires, de sculptures...


Vous pouvez suivre Nathan Sawaya sur les réseaux sociaux. Pour plus d'informations sur l'exposition, c'est par ici La Villette. Et un site qui a dédié un article sur cette exposition: Brickonaute, AFOL (Adult Fan Of Lego ndlr).

"Les indestructibles 2"

A partir de 6ans, pour les petits et les grands enfants

Hélène est sur le devant de la scène, laissant à Bob le soin de mener à bien la vie quotidienne à la maison avec Violette, Flèche et bébé Jack-Jack. Mais ce rythme de maman-travail et papa-maison sera de courte durée: toute la famille et Frozone vont s'allier pour déjouer le plan machiavélique d'un nouvel ennemi: l'Hypnotiseur.


Les super-héros sont mis sur le banc de touche, et de façon officielle: s'ils agissent, ce sera désormais dans l'illégalité totale. Et ce, à la suite d'une action du Destructeur: la famille des Indestructibles n'a pas réussi à faire mouche, au contraire... Jusqu'au moment où Elastigirl est approchée, via Frozone, pour redorer le blason des super-héros, l'ennemi en question: l'Hypnotiseur. Monsieur va mal le vivre, d'autant plus que les enfants sont en crise: Flèche n'arrive pas en maths, Violette a une peine de coeur et bébé Jack-Jack s'avère avoir 17 talents (dont les yeux lasers et passer à travers les murs).


Papa va se lancer dans la compréhension des nouvelles mathématiques: car oui, les théorèmes ont changés. Ce sont aussi les séances de lecture à bébé, où papa ne doit pas s'endormir avant bébé (car en effet le but est de faire dormir bébé avant papa). Et la fille qui craque car son potentiel petit ami n'a plus aucun souvenir d'elle (et papa a peut-être quelque chose à voir avec ça).


La famille au complet va quitter un motel de seconde zone pour une maison hyper équipée: cascade dans le salon, piscine, feu de cheminée qui se commande par télécommande... Mais ce n'est pas le moment de s'endormir sur ses lauriers: l'Hypnotiseur frappe, et la famille va en faire les frais. C'est aussi l'occasion pour papa de se rapprocher des enfants et pour maman de montrer qu'une femme vaut autant qu'un homme.


Ce film joue sur l'action avec la menace du contrôle de l'esprit et des écrans: message pas vraiment subliminal sur le message que nous voulons faire passer sur petit écran. Le présentateur télévisé se retrouve contrôlé en plein direct avec Elastigirl: il dit ce qu'on veut lui faire dire.

Et c'est aussi la vie de famille qui casse l'image préconçue: maman qui s'occupe des enfants et papa qui doit assurer au travail, pour le coup c'est maman qui est sur le devant de la scène et papa qui a l'occasion d'être avec les enfants plutôt que de courir les missions.


A voir: pour un humour qui fait mouche (surtout de la part de bébé Jack-Jack), un message non déguisé sur l'attention à porter à ce qu'on veut bien nous dire

A zapper: si vous n'avez pas accroché au premier film, si des personnages d'animation en collants ne vous tente pas du tout


"Ant-man et la guêpe" de Peyton Reed

Casting: Evangeline Lilly, Paul Rudd, Hannah John-Kamen, Michael Peña, Walton Goggins, Michael Douglas, Laurence Fishburne, Bobby Cannavale

Après les évènements de Captain America: Civil War, Scott Lang (Ant-Man) a du mal à concilier vie de super-héros et ses responsabilités de père. Ses réflexions vont tourner court lorsque Hope Van Dyne (la Guêpe) et le Dr Hank Pym lui confient une nouvelle mission urgente.


Scott / Ant-Man est assigné à domicile pour 2ans (il ne lui reste plus que 3 jours à tenir) avant 3ans de mise à l'épreuve. Il suffit que sa cheville bracelet sorte de la maison pour que le FBI rapplique: cela donne une idée du sérieux. Sauf que lors d'une manipulation du Dr Hank Pym et de sa fille Hope, Ant-Man va recevoir un message de Janet, épouse et mère bloquée dans une autre dimension depuis trente ans.

Si seulement c'était le seul soucis, de retrouver la dame. Une jeune femme vient se mêler à la fête, son problème: elle se dématérialise, suite à une erreur lorsqu'elle était enfant. Et Janet est la solution pour lui permettre de se rematérialiser. Sa solution pour vivre à peu près normalement: un costume qui permet d'enrayer un peu le phénomène.


Pendant le deux heures de films, nous avons droit à des enchaînement de rétrécissements et d'agrandissements de bâtiments et des gens. Sans oublier la transformation en individu ailé et de balade sur le dos de fourmis ailée.

Deux trames évoluent en parallèle, et il n'est pas très compliqué de suivre l'ensemble. D'abord bien sûr nous avons les quêtes des personnages: retrouver maman et rééquilibrer les molécules de son corps. Mais nous avons aussi le côté humain avec Janet et Scott. Nous n'oublions pas l'introduction, expliquant comment Janet s'est retrouvée bloquée ailleurs, laissant derrière elle la famille. De même, Scott / Ant-man a sa petite mise en situation: père divorcé qui récupère sa fille quelques week-ends.


Dans mon cinéma du coin, ce film était proposé en 3D 4DX. Comme son nom l'indique, vous avez la 3D. Mais en plus: du vent, des effets lumineux, des coups dans le dos, le siège qui bouge, de l'eau (que vous pouvez désactiver), des coups dans les mollets... Comme précisé au début du film, expérience déconseillée aux femmes enceintes, aux personnes ayant des problèmes cardiaques etc. Je n'ai pas eu d'avertissement lorsque j'ai réservé les billets, ce n'est qu'une fois dans la salle que le message est apparu: il peut s'agir de bon sens tout de même, lorsque nous savons de quoi il retourne pour la 4DX.


A voir: pour les inconditionnels de Marvel

A zapper: si vous n'êtes pas fan de bestioles


jeudi 19 juillet 2018

« 100 mètres » de Marcel Barrena

Casting: Dani Rovira, Karra Elejalde, Alexandra Jimenez, David Verdaguer

Ramón est un acharné au travail et est un des meilleurs agents de son entreprise. Sa femme Inma attend leur second enfant. Le beau-père de Ramón, Manolo, rappelle sans cesse qu’il ne mérite pas sa fille Inma. Jusqu’au jour où Ramón va être diagnostiqué d’une sclérose en plaques. Pendant ses séances de rééducation, entre les traitements, Ramón va tomber sur une affiche: un IronMan.


Pour situer, un IronMan correspond à: 3,8km de natation en milieu naturel, 180,2km de cyclisme (digne d'une étape du Tour de France) et 42,1km de course à pied (un marathon). Autant dire que la préparation physique, tant par le sport que par l'alimentation, est vitale ainsi qu'un mental d'acier. Rich Roll a participé à EPIC5 (5 IronMans en une semaine dans l'archipel d'Hawaï ndlr), autant dire que mentalement et physiquement cela donne aussi un regard sur le sport de haut niveau.

En 2013, Nils Tavernier a proposé De toutes nos forces qui retrace le parcours d'un adolescent handicapé moteur qui motive son père à s'engager tous les deux dans l'IronMan de Nice. Nous voici en 2016, avec cette histoire inspirée d'un fait réel.


L’ambiance entre Ramón et Manolo, mais aussi avec Inma (la fille de Ramón): « du poisson cru? L’Homme a trouvé comment faire du feu et tu manges du poisson cru? Ta mère et moi ne t’avons pas éduquée comme ça ». Manolo va avoir des fourmillements dans les bras, mais ce n'est qu'un coup de stress vu le boulot qu'il a eu dernièrement... Mais un réveil particulièrement délicat va le contraindre à passer des examens médicaux, et le verdict tombe: sclérose en plaques.


Entre les perfusions et la rééducation, Ramón va discuter avec d'autres malades: "ne donne pas de faux espoirs car pour l'instant tu peux marcher mais dans un an si tu peux faire 100 mètres ça sera déjà pas mal". Et Manolo va tomber sur l'affiche qui va changer ses perspectives: un IronMan.

Alors que Ramón et Manolo s'entraînent sur une plage, ils vont rencontrer une femme qui se balade avec son chien et son détecteur de métaux. Une histoire peut naître pour le veuf Manolo, et cette perspective va le pousser à découvrir Facebook.


Le premier traitement est rejeté par l'organisme. Le second donne des signes encourageants. Le projet de Ramón va faire le tour de l'hôpital, et ne tardera pas à se faire surnommer Forrest Gump sclérosé. Il rencontrera une jeune femme qui était ballerine à l'opéra, et qui n'arrive pas à renoncer à son rêve: comme Ramón, elle ne renonce pas.

Mais au travail, c'est une toute autre chanson: "je ne vais pas vous virer avec les primes, si vous pouvez courir alors vous pouvez travailler. Si vous voulez partir vous démissionnez". Une incompréhension de la part de la hiérarchie, sur son mal-être: aucun geste d'aménagement du travail n'est fait.


Pendant que Ramón lutte contre la maladie et pour réaliser son rêve sportif, Inma sa femme attend le deuxième enfant. Après l'accouchement, vient la question fatidique: "Comment prendre le bébé dans les bras alors que je n'arrive même pas à tenir une cuillère à café?". Inma va le pousser, pour qu'il continue de se battre pour la famille dont il a rêvé.

Le trio Ramón / Inma / Manolo fini par trouver un équilibre. Chacun a ses brèches, que les autres vont trouver et guérir à leurs façons. Ramón va soulever la question: pourquoi le toit de Salomon s'est effondré? Et aura la réponse. Inma va se préserver au mieux pendant la grossesse, pour revenir à la charge l'accouchement passé.


Ce film est inspiré d'une histoire vraie. Ramón a bouclé: un Ironman, 4 marathons, 8 triathlons olympiques, 5 semi-IronMans et 16 semi-marathons. Pendant 3ans, il n'a pas eu de poussées de sclérose, avant qu'elle reviennent. Il ne s'est pas arrêté, il s'est accroché. Le sport l'a aidé à trouver un équilibre mental, une certaine sérénité.


A voir: on lui a dit "non" et il l'a fait, un message fortement riche en espoir, pour vous inspirer

A zapper: si le sport même à la télé ça vous fatigue, si vous préférez pratiquer un sport

mercredi 18 juillet 2018

"Le sourire de Mona Lisa" de Mike Newell

Casting: Julia Roberts, Kristen Dunst, Julia Stiles, Maggie Gyllenhaal, Dominic West, Juliet Stevenson, Marcia Gay Harden, John Slattery

Sorti au cinéma le 21 Janvier 2004

En 1953, Katherine Watson, une jeune femme libre d'esprit, fraîchement diplômée de l'Université de Berkeley, intègre la prestigieuse école pour filles de Wellesley pour enseigner l'histoire de l'art. Déterminée à affronter les moeurs dépassés de la société et de l'institution, elle va insuffler à ses étudiantes, dont Betty et Joan, l'envie de se dépasser et d'avoir le courage de mener l'existence qu'elles souhaitent réellement vivre.


Katherine trouve son hébergement, parmi les papiers peints à fleurs et les règles telles ne pas emmener d'homme dans sa chambre. La cérémonie d'ouverture de l'année universitaire: les jeunes filles frappent à la porte de la chapelle, "que voulez-vous"? apprendre, accéder au savoir ! Cette université est tout simplement un vivier pour des futures épouses: avec un cerveau (elles ont fait des études) sans oublier la bonne tenue en société, bref un cursus complet.


En effet, nous retrouvons les cours standards, comme l'histoire de l'art. Le premier cours de Katherine est plutôt catastrophique: l'audience connaît toutes les oeuvres présentées au diaporama. Pour le second cours, elle va frapper fort en présentant une peinture d'une carcasse d'animal.

Mais les moeurs sont bien là, avec un cours de maintient / élocution ainsi qu'un cours de mariage: comment soutenir son mari en vue d'un dîner avec le patron et sa femme pour obtenir une promotion... Et le mariage en grandes pompes à l'église: traîne, robe blanche. Sans oublier le bal de fin d'année, les commérages sur le célibat à la trentaine passée...


Au-delà des moeurs, de la place de la femme dans la société pour être claire, il y a le regard que l'on pose sur l'art. Qu'est-ce qui fait qu'il faut absolument apprécier telle oeuvre plutôt qu'une oeuvre? Qu'est-ce qui fait qu'une oeuvre est belle ou laide? Les étudiantes répondent quasiment unanimement qu'il y a des codes, en couleur, thème ce n'est pas pour rien. Quant à l'importance de la peinture, c'est qui en parle qui fait la différence.


L'arrivée sur le marché des dessins avec les pictogrammes va encore plus bousculer le rapport à l'art. Tout le monde peut peindre un Monnet ou un autre peintre. Il suffit de prendre un numéro, le pot de peinture correspondant, et de peindre les cases du numéro correspondant. Et le tour est joué.


Ce film est une réussite, une pépite. Une parenthèse qui bouscule le spectateur sans tombe dans du mélodrame larmoyant. Pourquoi (re)voir ce film?

// Les décors et costumes: l'austérité de l'époque, le côté kitsch. Les dortoirs ne sont pas mixtes: les femmes d'un côté, les hommes de l'autre; et bien sûr le couvre feu. L'appel au lit à la cloche, les robes un peu bouffantes aux tons pastels.

// La force des confrontations des idées. Des jeunes filles sont prêtes à prendre leur vie en main sans être l'épouse à la maison à servir le dîner à 17h. D'autres campent sur leurs positions, et n'hésitent pas à écrite des colonnes dans le journal de l'Université. Les enseignants qui ne veulent qu'une chose: préserver la pureté des murs, versus une femme progressiste.


Certes, il peut y avoir des points qui peuvent freiner le spectateur. Mais c'est plutôt l'atmosphère qu'autre chose. Ce qui est plutôt intéressant car cela permet de voir il y a quelques décennies ce que cela pouvait donner dans la vie.

// Nous sommes dans les années 1950, rien à voir avec la décoration modulable venue d'un certain pays nordique et les plats préparés d'une certaine chaîne de magasins du froid. Le dîner c'est 17h, soyons fou 18h parfois.

// Il n'y a que dans la journée que femmes et hommes se mélangent, il faut préserver ces jeunes gens. La distribution de pilule va même coûter le poste à l'infirmière, pour incitation au rapprochement des genres.


A voir: pour une opposition de points de vues qui s'argumentent et s'articulent

A zapper: le flash-back en 1950's très peu pour vous