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Edito Août 2018

C'est au tour des aoûtiens de se déplacer sur les routes, en train ou en avion. A moins que vous ne partiez avec un sac sur le dos, à vélo ou à pied, pour un tourisme autrement. Le 15, férié, est un mercredi: cela donne l'occasion d'un week-end prolongé, ou de poser une semaine de congés. La culture est toujours là ! PAL et PAV 2018 vous donne toujours une idée des points forts à rattraper, ou à redécouvrir. Sans oublier les articles de temps en temps sur une lecture ou une série télé.

lundi 2 juillet 2018

Elementary, saison 1

Lucy Liu, Jonny Lee Miller, Aidan Quinn, John Michael Hill

Renvoyé de Londres en raison de son addiction à l'alcool, Sherlock s'installe à Manhattan où, comble de l'horreur, son paternel lui impose un compagnon de sobriété, qui s'avère être une ancienne chirurgienne Joan Watson. Cette dernière était promise à une brillante carrière mais elle a perdu un patient et sa licence trois ans plus tôt: une pénitence s'est imposée à elle.


Inconditionnelle de la série Sherlock, avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman, je me suis décidée à regarder Elementary, tout en sachant que les deux ambiances seraient complètement différentes. Déjà Watson est une femme, bien que Joan fasse penser à John. Passé ce changement, regardons Sherlock, expert de la déduction pour résoudre des énigmes plus ou moins complexes et déchiffrer les gens: chaque épisode dure 40 minutes, pour 24 épisodes, ça en fait des cas à résoudre en peu de temps, il faut donc savoir se renouveler et avoir l'esprit plus qu'affuté. D'autant plus que Joan, compagnon de sobriété, n'est là que pour un mois... 24 épisodes de 40 minutes pour quatre semaines...


// Des épisodes denses mais qui en soit ne font pas avancer grand chose. Nous en apprenons sur le passé de Joan et de Sherlock, des fantômes surgissent à travers les drogues ou une petite amie décédée. Il y a quelques réunions d'alcooliques anonymes en sobriété plus ou moins avancée, on lâche une petite information sur Irène Adler... Il y a peu d'épanchements, ce qui évite les considérations larmoyantes: nous sommes dans une dynamique de s'occuper l'esprit.

// L'idée du compagnon de sobriété est intéressante car basée sur un besoin de rédemption. Tout comme Sherlock a besoin de lutter contre quelque chose, Joan veut faire amende honorable pour compenser la perte d'un patient: en sauvant un individu de la drogue, c'est comme si elle équilibrait entre une mort qui a existé et une mort qui pourrait survenir.


// Des enquêtes dans des sujets d'actualité: la médecine chinoise naturelle pour se soigner, le tournage de films porno, la sous-location, gravir les échelons en élimant littéralement les adversaires, les réunions des alcooliques anonymes... Les enquêtes touchent des zones variées, sans tomber dans la moralisation.

// Rien à voir avec l'atmosphère de Sherlock (Cumberbatch / Freeman ndlr) où le spectateur visualise ce que Sherlock projette. Et en un sens nous retrouvons l'esprit de cette série: un médecin (Watson Freeman et Liu Joan) face à un esprit fracassé (Cumberbatch / Lee Miller). Il y a tout de même un lien qui s'établit entre le médecin et le sujet.


A voir: pour Watson au féminin, Sherlock qui forme Watson à l'observation affutée, Moriarty est une femme

A zapper: si vous êtes juste dingue de Benedict Cumberbatch vous resterez sur "Sherlock"

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