Sorties

Edito Novembre 2018

La fin d'année sonne à grands pas, dans moins de deux mois les fêtes sont là ! Un coup de froid s'abat sur le pays: un plaid, un thé, son chat et un bon livre ou une série télé. Continuons le sport, avec le bon équipement (Guillaume Néry / Teddy Riner / Rich Roll... vous trouverez bien un coach !).

mercredi 18 juillet 2018

"Le sourire de Mona Lisa" de Mike Newell

Casting: Julia Roberts, Kristen Dunst, Julia Stiles, Maggie Gyllenhaal, Dominic West, Juliet Stevenson, Marcia Gay Harden, John Slattery

En 1953, Katherine Watson, une jeune femme libre d'esprit, fraîchement diplômée de l'Université de Berkeley, intègre la prestigieuse école pour filles de Wellesley pour enseigner l'histoire de l'art. Déterminée à affronter les moeurs dépassés de la société et de l'institution, elle va insuffler à ses étudiantes, dont Betty et Joan, l'envie de se dépasser et d'avoir le courage de mener l'existence qu'elles souhaitent réellement vivre.


Katherine trouve son hébergement, parmi les papiers peints à fleurs et les règles telles ne pas emmener d'homme dans sa chambre. La cérémonie d'ouverture de l'année universitaire: les jeunes filles frappent à la porte de la chapelle, "que voulez-vous"? apprendre, accéder au savoir ! Cette université est tout simplement un vivier pour des futures épouses: avec un cerveau (elles ont fait des études) sans oublier la bonne tenue en société, bref un cursus complet.


En effet, nous retrouvons les cours standards, comme l'histoire de l'art. Le premier cours de Katherine est plutôt catastrophique: l'audience connaît toutes les oeuvres présentées au diaporama. Pour le second cours, elle va frapper fort en présentant une peinture d'une carcasse d'animal.

Mais les moeurs sont bien là, avec un cours de maintient / élocution ainsi qu'un cours de mariage: comment soutenir son mari en vue d'un dîner avec le patron et sa femme pour obtenir une promotion... Et le mariage en grandes pompes à l'église: traîne, robe blanche. Sans oublier le bal de fin d'année, les commérages sur le célibat à la trentaine passée...


Au-delà des moeurs, de la place de la femme dans la société pour être claire, il y a le regard que l'on pose sur l'art. Qu'est-ce qui fait qu'il faut absolument apprécier telle oeuvre plutôt qu'une oeuvre? Qu'est-ce qui fait qu'une oeuvre est belle ou laide? Les étudiantes répondent quasiment unanimement qu'il y a des codes, en couleur, thème ce n'est pas pour rien. Quant à l'importance de la peinture, c'est qui en parle qui fait la différence.


L'arrivée sur le marché des dessins avec les pictogrammes va encore plus bousculer le rapport à l'art. Tout le monde peut peindre un Monnet ou un autre peintre. Il suffit de prendre un numéro, le pot de peinture correspondant, et de peindre les cases du numéro correspondant. Et le tour est joué.


Ce film est une réussite, une pépite. Une parenthèse qui bouscule le spectateur sans tombe dans du mélodrame larmoyant. Pourquoi (re)voir ce film?

// Les décors et costumes: l'austérité de l'époque, le côté kitsch. Les dortoirs ne sont pas mixtes: les femmes d'un côté, les hommes de l'autre; et bien sûr le couvre feu. L'appel au lit à la cloche, les robes un peu bouffantes aux tons pastels.

// La force des confrontations des idées. Des jeunes filles sont prêtes à prendre leur vie en main sans être l'épouse à la maison à servir le dîner à 17h. D'autres campent sur leurs positions, et n'hésitent pas à écrite des colonnes dans le journal de l'Université. Les enseignants qui ne veulent qu'une chose: préserver la pureté des murs, versus une femme progressiste.


Certes, il peut y avoir des points qui peuvent freiner le spectateur. Mais c'est plutôt l'atmosphère qu'autre chose. Ce qui est plutôt intéressant car cela permet de voir il y a quelques décennies ce que cela pouvait donner dans la vie.

// Nous sommes dans les années 1950, rien à voir avec la décoration modulable venue d'un certain pays nordique et les plats préparés d'une certaine chaîne de magasins du froid. Le dîner c'est 17h, soyons fou 18h parfois.

// Il n'y a que dans la journée que femmes et hommes se mélangent, il faut préserver ces jeunes gens. La distribution de pilule va même coûter le poste à l'infirmière, pour incitation au rapprochement des genres.


A voir: pour une opposition de points de vues qui s'argumentent et s'articulent

A zapper: le flash-back en 1950's très peu pour vous

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