Sorties

Edito Mai 2019

Voici Mai fait ce qu’il te plait ! La météo de ce début du mois de Mai n'est pas si beau que cela, idéal pour rester au chaud à lire et regarder des films. Nous le phénomène annuel du festival de Cannes du 14 au 25: quel sera le cru de cette année ? Le 8 nous aurons un troisième Hellboy, dont les deux premières aventures remontent à 2004 et 2008. Pikachu devient détective au cinéma.

vendredi 28 septembre 2018

Danemark, en une semaine

Le Danemark faisant partie de la Zone Shengen, les ressortissants de la Zone Européenne peuvent circuler avec simplement une CNI, pour tous les autres visiteurs un passeport est nécessaire. Deux autres avantages sont à noter: il n'y a pas besoin d'adaptateur pour le courant (contrairement à l'Angleterre par exemple) et la conduite est à droite (idéale si vous venez avec votre propre véhicule ou si vous louez une voiture en arrivant à l'aéroport).

Littérature en danois

En voiture depuis la France, vous traverserez la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne avant de passer enfin la frontière danoise. Il n'est pas improbable que vous soyez arrêté pour un contrôle d'identité, cela prend moins de cinq minutes: une vérification "pour le principe".

Transit par l'Allemagne

Le Danemark est certes dans la Zone Shengen, donc la CNI est suffisante pour tout ressortissant européen ndentrer au pays, cependant la monnaie est la Couronne Danoise, et non pas l’Euro. Cette monnaie se caractérise par DKK: que l'on prononce Kröne. Les cartes bancaires sont acceptées dans les commerces et hôtels.


Samedi, jour 1: 1300km, 13h de route, trois pauses. Pour le déjeuner, nous avions prévu un pique-nique. Arrivée à Billund vers 18h30 (pour un départ à 5h15), en Sud Jutland, à l'Ouest du pays. Qu'y faire? Deux univers Lego vous attendent ! Un parc d'attraction et la Lego House. Avec le même credo: l'amusement. A faire en deux jours.


Jour 1, dimanche: journée dédiée à Lego Land, un parc d'attraction pour tous les âges mais qui a cependant quelques restrictions concernant la taille des participants pour certaines attractions. Chaque zone à une atmosphère: l'Arctique, NinjaGo, une mini ville... Avec ses décorations en Lego. Il y a même un Sea Life, où évoluent des techniciens en Lego.


Certaines attractions proposent des photos souvenirs: vous pouvez l'achetez en version papier, puzzle, porte-clef... A chaque achat, sur le ticket de caisse, vous aurez un code qui vous permet d'avoir la version numérique: vous avez un mois pour l'obtenir.

La billetterie adulte est à 379DKK, et pour un enfant 359DKK. Sur internet, vous trouverez un combo LegoLand / Legohouse qui vous fait économiser quelques sous.


Des hôtels sont disponibles à côté du parc et dans un rayon de 3km. Retrouvez la journée à Legoland par Brickonaute. Pour plus d'informations sur le parc, c'est par ici. En achetant sur internet le billet combo Legoland et Lego House, vous bénéficierez d'une remise. Les deux entrées doivent se faire dans la semaine.

Le vol de l'aigle

Jour 2, lundi: la journée est à Lego House ! A 2km de Lego Land, le concept est bien sûr sur les briques Lego, et cette fois au travers des constructions: poisson, fleur, voiture (avec crash test !)... L'approche ludique est au rendez-vous ! Chaque visiteur est muni d'un bracelet à puce, qui permet de télécharger et sauvegarder chacune de ses créations sur ce bracelet et de les récupérer sur l'application Lego House.


Le concept Lego House va même plus loin, avec le restaurant Mini Chef: une carte, des briques, et nous construisons notre plateau repas. Au final: 4 briques, 4 couleurs et une box à récupérer auprès de robots (une alerte sonne sur sa table).


Après avoir profité des constructions et de la restauration, vous passerez bien sûr par la boutique pour obtenir certains set exclusifs à Billund, comme la Lego House.

Pour un tour complet de la Lego House: Brickonaute est là ! Comptez 199DKK par adulte, le billet peut s'acheter en ligne (n'oubliez pas le combo avec Lego Land: ça revient moins cher).


Jours 2-3: lundi soir et mardi matin, visites à Ribe (Sud Jutland) et après-midi à Odense (Fionie). La ville de Ribe (prononcer Ribé) a une place principale avec une cathédrale et un village viking retraçant la vie à l'époque: élevage de cochons, port, église, artisanat local... Des animations, comme le tir à l'arc, sont proposées au fil de la journée.


Odense, en Fionie, est une ville très dynamique du fait de l'attractivité étudiante entres autres. Cette ville est rattachée à Andersen. Pour 110DKK, vous avez un bracelet pour la journée: il vous permet de visiter 5 sites dont 3 sont liés à Andersen: musée et maisons où a vécu Andersen. 

Maison d'enfance d'Andersen

Un musée retrace la place du Danemark dans le commerce, notamment avec la Chine: Montergarden. C'est aussi l'évolution de la vie depuis les années 1800: l'agriculture, les objets du quotidien comme l'apparition du réfrigérateur.


Jour 4: Odense, le matin avec la visite du musée du rail: comptez deux bonnes heures pour avoir le temps de tout faire. Une zone est entièrement dédiée aux trains: à vapeur jusqu'à électrique. Une autre zone va aborder la technologie: les écrans de contrôles des accès aux quais, les panneaux, le travail d'entretien des voies de chemin de fer... Et enfin, pendant 5 minutes, un tour en petit train aux abords du musée.


Jour 4, mercredi après le déjeuner: visite de Roskilde, à 1h15 de route d'Odense, et dont le pont qui relie la Fionie et le Sjaelland est payant. Cette ville a un passé viking très important: un musée est entièrement consacré à cette partie de l'Histoire, entre reconstitutions de navires et explications archéologiques. Un guide papier est disponible en français. Comptez 130DKK par adulte.


Fondée en 1170, la cathédrale est classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. La partie centrale, où nous pouvons nous recueillir, est gratuit. Pour visiter les annexes, il faut acheter un billet.


Prenons à présent la direction de Copenhague, à 35km à l'Est de Roskilde. Nous voilà à l'Est du pays, en  région de Sjaelland. Le pont d'accès est payant, contrairement aux autres ponts du Danemark. Profitez de la soirée pour vous détendre en ville. Attention cependant au stationnement: des zones existent, avec des tarifs différents (et donc plus ou moins chers).


Jour 5, jeudi: visite du DesignMuseet (110DKK par adulte), le musée du design danois. Il retrace, depuis 1800, l'évolution: de la mode, des intérieurs, des bijoux. L'ensemble avec un regard d'art contemporain. De l'influence japonaise est aussi à l'honneur. Comptez au moins 2 heures pour avoir suffisamment de temps d'apprécier le tour.


Du haut de la tour ronde (25DKK par adulte) vous profiterez d'un panorama à couper le souffle sur la ville. La montée ne se fait pas par des escaliers (sauf la phase finale d'une dizaine de marches) mais par une rampe circulaire.


Une promenade dans le parc Frederiskberg Have permet d'apprécier canards, cygnes et promeneurs entre arbres et étangs. Une parenthèse verte au milieu du brouhaha de la ville. Pourquoi ne pas enfiler ses baskets et entamer quelques boucles dans cette bulle de verdure?


Le centre-ville ne manque pas de magasins, dont Illum Bolighus: sur trois étages, retrouvez la décoration d'intérieur dernier cri, tendance danoise. Cuisine, luminaires, cosmétiques, chemises, dessous de verres: vous trouverez bien quelque chose?


Jours 6, vendredi. Deuxième journée complète à Copenhague ! Un passage par la statue de la petite sirène, qui en soit est vraiment petite (et fait face à un certain flux de touristes pour se prendre en photo). Le matin, il est fort probable qu'il y ait un contre-jour, je vous recommande d'y aller en milieu de journée, voire en milieu d'après-midi.


Tout d'abord le Nationalmuseet (75DKK par adulte), retrace l'histoire dans ses grandes largeurs: l'âge de bronze, l'esclavagisme dans certaines îles des Caraïbes, le cosplay, l'Asie... Nous croisons des costumes, des reconstitutions d'un magasin de grande surface, des maisons de poupées... Vous trouverez forcément une salle qui fera écho en vous !


Pour lire tous les panneaux et visiter toutes les salles: comptez 3 à 4 heures. En 2 heures, vous aurez déjà à un très bon aperçu et vous vous imprégnerez de l'ambiance de chaque zone. Il y a bien sûr, comme tout musée, le passage par la boutique.


Profitez de l'après-midi pour flâner dans les rues. Magasin Du Nord, sorte de Galerie Lafayette, vous accueille sur plusieurs étages dans différents univers: cosmétiques, sacs à main, chemises pour hommes, jouets pour enfants... Il y a aussi Illum Bolighus, déco danoise et linge des maison sur trois étages.


Faites une parenthèse au marché Torvehallerne, ouvert toute la semaine le plus souvent de 10h à 20h: produits frais, et stands pour vous restaurez, jalonneront votre passage. Fromages, pâtisseries, viandes, poissons, fleurs, alimentation africaine... Vous trouverez des senteurs, goûts et couleurs d'ici et d'ailleurs.


Jour 8, samedi, retour en France. La traversée, avec un bateau Scandlines, entre Radby (Danemark) et Puttgarden (Allemagne), et ensuite en voiture jusqu'à chez soi. Pour une voiture type C3 / C4 avec 2 passagers, il faut compter 660DKK (ce qui donne une idée en fonction de la taille de la voiture et du nombre de voyageurs). Profitez de la traversée pour faire un tour sur le pont et dans les boutiques Duty Free, vous avez 45 minutes devant vous.


L'alimentation danoise est très axée porc, boeuf et poisson. La bière est une institution assez importante. Attention cependant: les danois dinent tôt ! Les restaurants servent souvent de 19h à 21h30.


Concernant les paiements, les cartes bancaires sont largement acceptées dans les établissements. Les distributeurs automatiques sont également très répandus. En moyenne, pour un repas, vous comptez pour deux entre 300 et 550DKK, plats et boissons. Les pourboires sont inclus dans les notes de taxi et restaurants.

Ribe by night

vendredi 21 septembre 2018

Stranger things, saison 1

Casting: Winona Ryder, Millie Bobby Brown, David Harbour, Finn Wolfhard, Caleb McLaughlin, Gaten Matarazzo, Natalia Dyer, Charlie Heaton, Cara Buono, Matthew Modine, Shannon Purser, Noah Schnapp

La disparition de Will Byers - La barjot de Maple Street - Petit papa Noël - Le corps - La puce et l'acrobate - Le monstre - Le bain - The upside down


La bourgade d'Hawkins: son lycée, les groupes d'amis. Comment aller à une soirée sans se faire griller. Boire de l'alcool en cachette (croit-on). Membre actif du club d'audiovisuel. Les révisions pour le test de chimie. Le centre-ville, la forêt. Et la disparition de Will, après une longue soirée de jeu de stratégie avec les amis.

C'est aussi l'asile de fous de Pennhurst. Et des cas d'années précédentes refont surface: dernière disparition l'été 1923, dernier suicide automne 1961, et nous sommes en novembre 1983... Il semblerait qu'il y ait un certain rythme dans les problèmes.


Une mère de famille persuadée que son fils parle grâce aux ampoules ou apparaît dans le mur, un individu sur jambes mais sans visage qui rôde. Barbara perd quelques gouttes de sang dans une piscine: toutes les lumières disparaissent et elle aussi se volatilisera... Et qu'est ce que le monde inversé? Beaucoup de phénomènes bizarres (c'est un euphémisme) surviennent en très peu de temps.


Nous avons une gamine, sujet de laboratoire, qui se retrouve sans le sous-sol d'une maison: ni une ni deux, les enfants se moissonnent de la protéger. Elle qui, au départ, est le numéro 011 va désormais s'appeler Elfe, et qui parlait par "oui" et "non", va petit à petit développer son vocabulaire et découvrir un peu du monde réel. Mais que ce cache-t-il derrière Onze?


Nous sommes dans une ambiance proche de The X-Files (jusqu'à la saison 9: la dixième saison est plutôt catastrophique). L'idée d'une porte menant à une dimension parallèle est évoquée. Mais cela nécessiterait une énergie considérable, et un tel évènement porterait préjudice à la vie autour.




jeudi 20 septembre 2018

Martin Fourcade: mon rêve d'or et de neige

Athlète français le plus médaillé des J.O, recordman du nombre de victoires au classement générale de la Coupe du monde et de celles remportées en une seule saison, Martin Fourcade est, à 29ans, une légende mondiale du biathlon et l'un des plus grands champions du sport français. Des Pyrénées de sa jeunesse, aux Alpes où il s'est perfectionné sur les traces de son frère, du Jura où seul face à son destin il s'est révélé à lui-même et aux autres jusqu'à l'adrénaline des J.O de Vancouver et au triomphe de ceux de Sotchi, Martin Fourcade revient en détail sur son incroyable parcours.


Le parcours d'un sportif dont le talent a été détecté tôt: après s'être fait remarqué en sport en cours, il ira dans la branche sport-études (Villard-de-lans) et le Pôle Espoir. Martin Fourcade se plaît dans plusieurs disciplines, mais son choix partira vers la glisse.

Complicité et rivalité avec son frère aîné Simon, la mononucléose et le dilemme du repos ou sport, Globe de Cristal, J.O., le changement d'entraîneur après dix ans, devenir papa: Martin Fourcade partage ses moments de joies et de doutes. Les anecdotes jalonnent le livre, avec une pointe d'humour:
"(...) dans le Jura, la météo n'est pas toujours très stable (...) je me souviens d'une fois où nous sommes partis pour une centaine de bornes autour du lac de Joux malgré le froid et la pluie. Quand je suis rentré chez moi, j'avais les doigts gelés et je n'arrivais plus à enlever mon casque. Je me suis douché avec..."
"(...) préférant noyer notre chagrin dans le fast-food sponsor du CIO que nous avions évité jusque-là, comme tous les sportifs consciencieux. Nous n'avons pas d'autre choix pour nous abîmer: l'alcool est interdit au village olympique et picoler est de toute façon trop éloigné de notre mode de vie... Et le pire, c'est qu'il n'y a plus de McFlurry."

Martin Fourcade prend position contre le dopage, ce qui ne sera pas du goût de tout le monde: mais pourquoi ne pas parler du sport propre ? Nous avons droit à l’erreur, une première sanction sur quelques mois, laissons une seconde chance avant une sanction extrême en cas de récidive. Mais s’il s’agit bien d’une erreur: l’usage de certains produits ne peuvent être totalement innocents...

Il montre un homme, un être humain, qui est loin de la course à l'échalote: il aspirait à des choses, il a eu des coups durs, il a rebondit et a atteint ses buts, et cela lui suffit. "Contrairement à l'image que l'on a parfois de moi, je ne suis pas un cannibale avide de victoires, de trophées et de records. J'ai grandi avec des rêves que j'ai désormais réalisés".

mercredi 19 septembre 2018

The Walking Dead, saison 2

Casting: Sarah Wayne Callies, Melissa McBride, Laurie Holden, Andrew Lincoln, Jon Bernthal, Jeffrey Demunn, Steven Yeun, Chandler Riggs, Norman Reedus

13 épisodes : ce qui nous attend - saignée - le tout pour le tout - le chupacabra - secrets - déjà plus ou moins mort - Nebraska - le doigt sur la détente - à dix-huit miles au moins - jugé, juré et bourreau - les meilleurs anges de notre nature - près du feu mourant 


Après une première saison lente au démarrage et sans aucune explication quant à la propagation rapide des zombies, les 45 dernières minutes ont apporté des pistes: des laboratoires étaient sur le point de mettre fin au carnage, le virus met quelques minutes à plusieurs heures avant de transformer l'hôte... Donc en tout logique, je me suis dit que la seconde saison serait plus axée autour de la recherche de réponses ou au moins la quête d'une zone de réfugiés barricadés derrières des murs infranchissables.


Quelle erreur d’analyse de ma part ! J’ai fait preuve d’une naïveté sans failles. Après les effusions de retrouvailles dans la saison 1, un accident survient au début de cette nouvelle ère, ce qui pousse le groupe à se retrancher dans une ferme (quelle chance qu’une ferme soit là !) dont le chasseur est originaire (autre coup de chance après la ferme à proximité il y a un guide !).

Et nous voici dans un mélange de « La petite maison dans la prairie » (ambiance camping à la ferme)  mélangé à « Twilight » (Lori se retrouve prise entre deux hommes prêts à tout pour justifier leur amour et la légitimité de leur couple) et « Van Helsing » (sauver une gamine perdue qui s’avère être devenue zombie tout en zigouillant 2 ou 3 méchants zombies  histoire de justifier le titre Walking Dead).


Nous avons droit à de grands débats : ce sont des êtres vivants malades vs des morts vivants, faut-il tuer un individu sain sous prétexte qu’il puisse éventuellement faire rappliquer sa trentaine de confrères d(groupe dont personne n’est vraiment sûr de l’existence), continuer sa grossesse vs l’avortement, qu’est-ce que l’humanité. Bref, qu'est ce que la vie humaine?


A voir : pour perdre votre temps, pour le remake de « La petite maison dans la prairie » version zombieland

A zapper: si vraiment vous aimez perdre votre temps


lundi 17 septembre 2018

"10 contes du Japon" de Rafe Martin

Le Japon, univers envoûtant des samouraïs, est aussi une île de poésie et de rêve. On y raconte notamment qu'un peintre donna naissance à des chats en les peignant et qu'une jeune fille fut blessée lorsqu'on entailla l'arbre qui porte son nom. Laissez place à l'imaginaire dans ces contes où la nature et le fantastique ne font qu'un.


Urashima Taro - Saule vert - Ho-ichi le Sans-oreilles - La femme de neige - Kogi - La fille-oiseau - Le pin d'aboya - Le cadeau de la grenouille - Le garçon qui dessinait des chats - Les cheveux noirs

Chaque première page de conte a le même schéma: un dessin (révélateur de l'histoire à venir), une citation, en lien avec le thème (la montagne ou l'eau par exemples) et quelques lignes qui situent le contexte du conte (recueil du Xème siècle ou bien il s'agit d'une histoire dont les japonais sont friands).

Chaque conte s’étend sur 4 à 5 pages environ. Le recueils compte 10 histoires, sur 100 pages. Des atmosphères très variées: un prêtre, un pêcheur... Sur des thèmes universels tels: le sens du sacrifice, la foi en un individu ou encore la famille. Chaque personnage a un don: la peinture, la musique, l'habileté en tant que bûcheron entres autres.

En France, nous avons Brocéliande, le Roi Arthur et les chevaliers de la table ronde. Le Japon a des pêcheurs vivant au-delà de l'âge standard, un aveugle doué d'un instrument. Le mont Chtisor, Akoya, Ho-hichi, Tomotada : et voilà le lecteur plongé dans des sonorités japonaises. Chaque histoire a sa propre conclusion, sa morale.

The walking dead, saison 1

Casting: Sarah Wayne Callies, Laurie Holden, Andrew Lincoln, Jon Bernthal, Emma Bell, Chandler Riggs, IronE Singleton, Jeryl Prescott, Juan Gabriel Pareja

Première saison, 6 épisodes: Passé décomposé - Tripes - T'as qu'à discuter avec les grenouilles - Le gang - Feux de forêt - Sujet test 19


Il y a eu le phénomène Under the dome dont j'ai dévoré les trois saisons à la suite. Nous avons, toujours en cours, Orange is the new black : dont j'ai regardé la saison 1 épisodes 1 à 3 et j'ai complètement lâché. C'est alors que la huitième saison de The Walking Dead est annoncée que je me lance dans l'aventure, avec en toute logique la saison 1: je vous surprends, n'est-ce pas?


Une patrouille de deux policiers, en pleine discussion sur la vie de couple, tout à coup mobilisé à cause d'une course poursuite sur une départementale. Alors que les fuyards font une sortie de route, Shane est grièvement blessé et conduit à l'hôpital. Mais à son réveil, le monde qu'il a connu a radicalement viré de bord: l'hôpital est en ruines, des dizaines de cadavres jonchent le sol à l'extérieur. Des morts vivants rôdent, à la recherche de viande fraiche.


L'espoir serait à Atlanta, où une zone de réfugiés a été installée, avec un centre d'étude pour l'antidote. Mais Shane va plus que déchanter devant l'invasion des rôdeurs. A l'intérieur de la ville, un groupe s'est organisé. A l'extérieur aussi, la résistance tente de mener une vie à peu près normale, à guetter toute amélioration.

La paranoïa s'installe petit à petit. Être laissé de côté parce qu'on ne permet pas de faire avancer des recherches de façon efficace à cause de l'âge ou de la couleur de peau. Le mari qui bat sa femme: un autre mâle en profite pour lui régler son compte.


Au casting, nous retrouvons Sarah Wayne Callies (Prison Break et Colony): une figure récurrente dans le paysage des séries télévisées, dans le style ambiance plombée avec plus ou moins d'approche de survivance. Inutile de chercher des visages connus parmi les zombies : vu le maquillage...


// Une dominance de menaces: les gentils humains sains sont en sous nombre par rapport aux zombies. La question étant: comment tenir huit saisons sur ce concept? A un moment donné, il faudra bien trancher entre les porteurs sains ou contaminés, à moins de partir sur des villes protégées par des murailles.

// Les zombies ont des bonnes têtes anémiées, mais parfois le maquillage est trop marqué entre le visage et le cou: ça semble s'arrêter aux arêtes sous les joues... Parfois aussi des mouvements un peu trop humains. Mais l'ensemble reste plutôt cohérent.

// Il faut attendre les 5 dernières minutes de l’emisode 5 pour savoir que nous somm194 jours après le  déclenchement de l’opération Wildfire et tout juste 63 jours après la pandémie mondiale du virus. En conséquence, pendant les épisodes 1 à 4, personne ne se soucis de prévenir Rick, qui se réveille de son coma, de la fulgurante épidémie: à son accident, tout allait bien...


// Un bunker scientifique, à environ 170km d’Atlanta, a encore un survivant qui apportera quelques réponses : la réaction du cerveau, la rapidité de propagation du virus. Mais nous ne savons toujours pas comment ce virus est arrivé. Il n'y a pas non plus de flashbacks avec des extraits de journaux télévisés couvrant l'évènement ni les prémices des recherches des médecins... Nous débarquons en pleine apocalypse, devant le fait accompli.

// Mais les éléments apportés en fin d'épisode 5 et pendant l'épisode 6 sont très intéressantes: évolution rapide de la maladie (mais variant tout de même de quelques minutes à huit heures environ), plusieurs bunkers dont la France ont été à deux doigts de trouver une solution. Sans oublier dès les premières minutes de l'épisode 1: la contamination se fait par morsure.


A voir: pour du cataclysme autre que météorologique à la Geostorm ou alien soft comme La 5ème Vague

A zapper: si vous préférez un cataclysme météorologique ou une invasion extraterrestre, si vous préférez un steak au cannibalisme

vendredi 14 septembre 2018

"Dis-lui que je l'attends" de Takuji Ichikawa

Satoshi, bientôt trentenaire, est propriétaire d'une boutique de plantes aquatiques. Il peine à trouver le grand amour et reste hanté par le souvenir de ses deux amis d'enfance qu'il n'a pas revus depuis quinze ans. Un jour, une actrice et mannequin reconnue sonne à la porte: elle cherche un petit boulot et un toit pour la nuit. Satochi est troublé: pourquoi cette jeune femme s'intéresse-t-elle à lui? Et pourquoi ne la voit-il jamais dormir? Quels secrets la belle peut-elle bien cacher?


Un gamin doué pour le dessin, dont le talent va rester à l'âge adulte, il va se spécialiser dans les dessins d'une déchetterie: "J'aime les déchets dit-il. Ne me demande pas pourquoi; moi-même je n'en sais rien" (...) Moi j'aime les pâtes, mais si on me demandait pourquoi, je pourrais simplement répondre "parce que c'est bon"."

L'ambiance plonge le lecteur vraiment en Asie: rouleaux de printemps, thé, unité de mesure (une note en bas de page précise que Au Japon la surface des pièces est mesurée en tatamis; 1 tatamis = 1,65m carré). Les descriptions opposent les personnages de façon artistique: "Misaki était tout en courbes douces. Karin, elle, était d'apparence anguleuse. Art nouveau vs Art déco."

Les discussions sont assez philosophiques, comme par exemple autour de l'éternité: "Que ce soit l'éternité, la perpétuité ou l'infini, je ne crois pas que je pourrais le supporter". Mais surtout pourquoi les échanges épistolaires se sont arrêtés? Pourquoi avoir attendu quinze ans avant de retrouver les amis d'enfance? Qui est vraiment cette mannequin, pourquoi s'intéresse-t-elle à ce vendeur de plantes aquatiques qui végètent dans son commerce qui peine à décoller?

Des dialogues en retenue, typique de l’image renvoyée par les asiatiques. Aucune effusion, même lorsqu’il s’agit de montrer de l’agacement, toujours garder le contrôle. L’histoire tourne en rond: rencontres par agence matrimoniale, « oui c’était bien », « bonne nuit », « j’aime bien ce thé »: c’est plat. Karin annonce que sa sœur est en fait toujours en vie: « elle fait quoi ta sœur ? » plutôt que de demander pourquoi Karin a menti. « intéressant », « mmmh » et « ah » reviennent très fréquemment: les personnages sont satisfaits d’un vocabulaire de réflexion très intense.

Ce roman a un énorme potentiel : une tumeur au cerveau qui plongent les personnes dans le coma. Le sujet est survolé en une page recto verso. Comment le diagnostic a été fait? Comment les traitements ont ils été proposés? À quelle fréquence doit-on consulter pour un contrôle ? Quelle a les duree de vie moyenne d’une personne atteinte? A quoi est-ce dû?