Sorties

Edito Novembre 2019

La Toussaint est passée, vous avez peut-être été en vacances et profité de lever le pied pour penser à vous. Nous nous tournons vers les préparatifs des cadeaux de Noël: les catalogues de cadeaux commencent à apparaître dans les boîtes aux lettres.

4/28/2019

"Avengers: endgame" de Joe et Anthony Russo

Casting: Scarlett Johansson, Robert Downer Jr, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Jeremy Renner, Benedict Cumberbatch, Paul Rudd, Brie Larson, Karen Gillan, Chris Pratt

En salles le 24 Avril 2019

Thanos, grâces aux gemmes, a anéanti la moitié de l'univers. Les Avengers restants resserrent les rangs pour tenter une ultime tentative de restaurer l'équilibre.


Le 6 Mars 2019 nous rencontrions Captain Marvel (qui apparaît dans ce film), quant à Thanos c'était le 25 Avril 2018 dans Avengers Infinity War (le sujet de ce nouvel Avengers).

Nous retrouvons également Thor, Spider-Man, Black Panther, Captain America, Black Widdow mais aussi Docteur Strange, Hulk, Ant-Man et la guêpe (j'ai du en oublier en court de route)... Bref, un film pot pourri de tous les personnages possibles de Marvel. Quant à l'histoire, il s'agit de faire face aux conséquences de Thanos, qui n'a pas pu être éliminé dans le précédent opus.


Des personnes disparaissent et les quelques survivants dont les Avengers, qui cherchent à donner un sens à leurs vies. Thanos se fait décapiter, mais cela ne suffit pas à se sentir mieux. Par erreur côté terre, Ant-Man revient de sa dimension (Infinity War il était réduit aux atomes ndlr). Jusqu'à ce moment où quelqu'un à l'idée de trouver la solution: la possibilité de revenir dans le passé pour modifier le court des choses.


Trois heures de films pour revenir dans le passé mais attention, ce serait trop simple: il faut revenir à différents moments et différentes villes où sont apparues les pierres d'affinités. Donc on se retrouve en 2012, 2013, 2014, 1970, New York, Los Angeles, Nébula, Asgard (liste non exhaustive).


"Engdame" porte bien son nom: c'est vraiment bien la fin car on se retrouve dans tous les lieux Marvel avec tous les personnages Marvel compacté en trois heures de film. Et en tout logique il n'y a pas de scène post-générique car c'est le film de toute fin: l'équilibre est là.


Pour résumer, les Avengers se mettent par groupes, remontent le temps et les lieux pour rectifier la désertion provoquée par Thanos. Et surtout: ne pas interagir avec le soi du passé au risque de provoquer un cataclysme. Quant au spectateur, au vu de toutes les années et villes visitées, il doit resté bien éveillé pour comprendre où et quand on est: après tout, chaque Avengers n'a qu'une seule ville et dimension à gérer, mais le spectateur voit tout.


Captain Marvel que nous voyons vingt secondes sur trois heures de film (heureusement qu'elle a eu son film en Mars). Thanos qui a un air du chef Etchebest (la cuisine en moins). Thor est alcoolique et en surpoids. Le nombre de personnages qui font une apparition éclair est à rallonge. L'avantage: il faut du temps pour revenir dans le passé, comprendre où et quand il faut arriver. L'inconvénient: nous finissons par ne plus trop savoir où nous sommes et quand nous sommes, surtout qu'il y a de nombreux passages de films précédent (s'ils ne sont pas vus vous serez forcément largués).


A voir: pour le point final de Thanos (en bref un "Infinity Wars part 1 & 2), pour le mélange de nombreux personnages Marvel

A zapper: si déjà vous n'avez pas vu Intfinity War ni aucun Marvel, si le film pot pourri de tous les personnages Marvel et temporel est un concept

4/27/2019

"Agatha Raisin enquête: vacances tous risques (6)" de M.C. Beaton

Voilà que James Lacey, le charmant voisin d'Agatha Raisin, a disparu ! Renonçant à lui passer la bague au doigt, comme il le lui avait promis. C'est mal connaître Agatha: délaissant son village des Cotswolds pour Chypre, où James et elle avaient prévu de célébrer leur lune de miel, elle part sur les traces de l'élu de son coeur, bien décidée à lui remettre la main dessus ! Mais à peine l'a-t-elle retrouvée, pas le temps de s'expliquer: une touriste britannique est tuée sous leurs yeux. Fidèle à sa réputation, Agatha se lance dans l'enquête, quitte à laisser filer James, las de ses excentricités...


A l'issue de la cinquième enquête Pour le meilleur et pour le pire, James et Agatha devaient se marier sauf que le mari d'Agatha a mis son grain de sel: James n'a pas réussi à passer au-delà de cette péripétie. Agatha ne va pas se laisser abattre et direction Chypre pour reconquérir l'heureux élu ! Fuyez les Cotswolds et ses petits meurtres, ils vous suivent ! Agatha se rapproche d'un groupe de touristes dont l'un des leurs finira assassiné... Et même un deuxième. Allons plus loin: Agatha fera  elle aussi l'objet de deux tentatives d'assassinat.

En court d'enquête, dont elle fera l'objet d'une très forte suspicion, Agatha se rapproche de baronnet Charles tout en apprenant des anecdotes historiques sur plusieurs sites visités: allions enquête, culture et mise au point personnelle. James de son côté se retrouve mêlé à une affaire glauque: le gars qui lui loue la villa n'est pas du tout net. Rien n'est simple à Chypre !

Beaton propose un coup de pied personnel à Agatha: mise à rude épreuve à l'étranger, elle doit s'adapter et trouvera un allié qui, pourtant, est loin d'avoir grâce aux yeux d'Agatha et aussi de James (James étant l'atout pour Agatha). Elle est poussée dans ses retranchements: piquée à vif par la police qui ne veut pas lui laisser une petite place pour aider à enquêter, les arguments contre James n'auront pas raison d'elle mais les attitudes de plusieurs personnes. Là où Agatha Raisin excelle (la déduction) elle est sur la touche (arguments contre James ne trouvent pas oreille) et là où elle écoute son coeur elle échoue.

4/24/2019

"L'amie prodigieuse: celle qui fuit et celle qui reste (3)" d'Elena Ferrante

"Nous vivons une époque décisive, tout est en train d'exploser. Participe, impose ta présence !" Alors que les évènements de 1968 s'annoncent, que les mouvements féministes et protestataires s'organisent, Elena, diplômée de l'Ecole Normale Supérieure de Pise, se retrouve au premier rang. Elle vient de publier un roman inspiré de ses amours de jeunesse qui rencontre un certain succès tout en faisant scandale. Lila, elle, a quitté son mari Stefano et travaille dur dans une usine où elle subit le harcèlement des hommes et découvre les débuts de la lutte prolétaire. Pour les deux jeunes femmes, comme pour l'Italie, c'est le début d'une période de grands bouleversements.


Deux grands axes se dégagent de ce troisième et avant-dernier opus: le féminisme et la lutte ouvrière. Le féminisme au travers de la place de la femme dans le couple et dans la société: le divorce apparaît mais est très tabou (d'où une vie séparée sans rupture officielle et vie avec "la pute" ou en tant que "l'amante" d'un homme). Les tensions dans les usines se retranscrivent dans la presse et provoquent des émeutes assez violentes, des représailles.

La question du mariage civil non reconnu par la famille, contrairement au mariage religieux: l'idée du passage en Mairie fait son chemin en moins d'une génération (la petite soeur de quelques années de moins bénéficiera de plus de clémence que l'ainée par exemple). Mais personne ne va fanfaronner que dans sa famille, il y a un mariage non béni par un prêtre. Ce qui recoupe l'idée du divorce: la séparation n'est pas cautionnée.

Un roman puissant car engagé. Elena et Lila sont engagées avec leurs tripes dans leurs convictions, supportées par des proches qui les mettent régulièrement au pied du mur de contradictions ou d'argumentations plus ou moins mal ficelées. Des ruptures de contacts sur du moyen terme, des amis refont surface et chamboulent les acquis pour ouvrir de nouvelles perspectives ou confortent la personne dans ses positions.

4/17/2019

« À la lumière du petit matin » d’Agnès Martin-Lugand

À l’approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle est peu à peu gagnée par un indicible vague à l’âme qu’elle refuse d’affronter. Jusqu’au jour où le destin la fait trébucher. Ce coup du sort n’est-il pas l’occasion de raviver la flamme intérieure qu’elle avait laissé s’éteindre ?


Danseuse acharnée persuadée que la douleur fait partie du métier et de sa passion. Et dans les bras d’un homme marié qui lui accorde des soirées deux à trois heures les lundis et jeudis, occasionnellement une nuit si l’excuse du déplacement du travail peut faire passer la pilule auprès de femme et enfants. Jusqu’à cette blessure fatidique : deux mois d’arrêt, reprise en douceur de la danse  (pour le meilleur scénario sinon ce sera opération). Le recrutement de la remplaçante et une mauvaise passe avec Aymeric va pousser Hortense à passer la moitié de sa  convalescence dans la maison de feu ses parents dans le Sud, entourée d’amis. Ce qui devait être qu’une parenthèse médicale va tout remettre en question : il est temps qu’Hortense devienne la femme qu’elle aspire à devenir.

Hortense est cette personne que nous avons pu être, pourrions être et pouvons connaître parmi nos amis ou notre famille: avoir conscience que la situation ne peut pas durer, qu’elle n’est pas satisfaisante mais addictive et ce malgré les renforts d’arguments des proches espérant que le déclic se fasse. Les proches ont un très bon regard bienveillant : ils soulignent juste ce qui ne va pas, sans rajouter « on a des enfants et toi tu as bientôt quarante ans et tu n’es pas posée ». L’amant appuie sur les points sensibles et entretien la relation : il sait tout autant qu’Hortense et les proches que cela ne va qu’un temps, mais le consédera-t-il?

C’est aussi accepter que le chemin professionnel emprunté a besoin d’un nouveau souffle et que la réponse est là depuis un certain temps. Et qu’il est possible de faire un deuil sans manquer de respect au lieu qui a connu cette famille, ces moments de vie: au contraire, un hommage peut être rendu grâce à ce projet. Hortense va s’affirmer face à un homme pour qui elle n’est que des escapades et beaux discours, un nouveau visage dans l’entourage (lui aussi brisé) et assumer un tournant professionnel sans outrer les collègues ni la famille. Pour avancer, il faut se pardonner et pardonner, s’autoriser à être pleinement soi.

4/15/2019

Game of Thrones, saison 8

Casting: Peter Dinklage, Sophie Turner, Lena Headey, Emilia Clarke, Nikolaj Coster-Waldau, Kit Harrington, Liam Cunningham, Carrice Van Houten, Nathalie Emmanuel, Maisie Williams, Conleth Hill, Gwendoline Christie...

Sortie le 15 Avril 2019 sur OCS France.

Episode 1: Winterfell. Episode 2: le chevalier des Sept Couronnes. Episode 3: la longue nuit. Episode 4: the last of the Starks. Episode 5: the bells. Episode 6: the Iron Throne.


Game of Thrones c'est déjà sept saisons, de sept épisodes de cinquante minutes en moyenne. Nous sommes à la huitième et ultime période de cette série. L'épisode 7 de la saison 7 révélait un lien de parenté entre Daenerys et Jon Snow, la grossesse de Cersei, le frère Jaime avait refusé de seconder Cersei et fui.


Va-t-on avoir enfin la révélation aux principaux concernés: Jon et Daenerys, comment vont-ils prendre la nouvelle? Comment la grossesse de Cersei a été prise par ses opposants et comment gère-t-elle? Comment Jaime sera acceuilli, pourra-t-il affronter sa soeur le moment venu? Et le dragon, passé à l'ennemi des Marcheurs Blancs,  va-t-il s'affronter aux deux autres qui sont toujours auprès de Daenerys? L'épisode 1 de cette saison 8 répond déjà à certaines de ces questions et donne de quoi gamberger pour les cinq autres épisodes à venir.


Comment Winterfell va faire face à l'arrivée des marcheurs blancs? Jaime trouvera-t-il une place à Winterfell, quels avantages Brienne de Tarth et Sansa peuvent-elles tirer à encourager Jaime? Les marcheurs blancs peuvent-ils être vaincus? Quel sera le dénouement du face à face entre Daenerys et Cersei à Port Réal? Jon Snow finira-t-il par prendre le trône bien qu’il n’en veuille pas? Cersei va-t-elle asseoir sa place sur le trône de fer? Daenerys va-t-elle craquer en arrivant à Port-Réal?


L'attaque des marcheurs blancs, l'enjeu de l'île des Fer Nés, Port-Réal, Jaime avec ou non Cersei, la prise du trône de fer par Daenerys ou Jon. Comme le seul dragon survivant sur les trois, il ne peut y avoir qu'une seule personne au pouvoir. Jon est l'héritier légitime, Daenerys en fait un cas personnel, Cersei campe dans la tour: le trio ne sera pas sur le trône (mais je ne vous en dirais pas plus !).


Le dernier épisode solde la question de qui montra sur le trône de fer, il reste un dragon en vie mais un sentiment d'inachevé domine. Quel est l'intérêt de la garde de nuit, puisqu'il n'y a plus de dangers? Arya prend la mer mais pourquoi, que va-t-elle rencontrer, quelle est sa nouvelle quête?

Cersei avait annoncé être enceinte, or elle boit (comme à son habitude) du vin. Missandei a laissé sous entendre être enceinte d'un Immaculé ("il ferait mieux de rentrer vivant"...) mais nous n'avons jamais vu de ventre s'arrondir ni de naissance: et nous n'aurons pas l'occasion d'avoir la réponse à cette question au vu du destin de Missandei...

« Les émotions cachées des plantes » de Didier Van Cawelaert

Elles se défendent, elles attaquent, elles nouent des alliances, elles chassent, elles rusent, elles draguent, elles communiquent à distance leurs peurs, leurs souffrances et leur joie. C’est aujourd’hui prouvé : elles nous perçoivent, nous reconnaissent, nous calculent, elles réagissent à nos émotions comme elles expriment les leurs. Est-il possible qu’elles nous envoient des informations thérapeutiques, des messages de gratitude, des appels au secours ? Oui, les plantes sont dotées d’intelligence, de sensibilité, voire d’une forme de télépathie. Aussi merveilleuse soient-elles, toutes les révélations contenues dans ce livre sont le fruit d’observations et d’expériences scientifiques. La nature ne cesse de nous parler. À nous d’arrêter d’être sourd.


Après avoir lu certains romans de Didier Van Cauwelaert, surtout axé sur la vie de couple ou les considérations d’un chien, je me suis dit pourquoi lire son regard sur les plantes : pourquoi n’auraient-elles pas leurs propres relations, mode de vie, communication...? Les plantes, à part les saisons et les huiles essentielles en soin, ça ne va pas forcément plus loin. Didier Van Cauwelaert s'était déjà lancé dans un roman nature avec Le journal intime d'un arbre.

En 2018, une certaine firme multinationale vendant un certain désherbant s’est retrouvée ai tribunal car ce produit serait à l’origine de cancers. Expérience d’outrage et de flatteries aux plantes corrélées avec la luminosité et l’arrosage, accès de croissance et ego, le heavy metal entraine la pousse des haricots, mais aussi l’engagement d’une population amérindienne face à la destruction de la forêt avec la frontière de fleurs (« haut lieu de la biodiversité mondiale classé par l’Unesco »), en passant par la récupération d’énergie en enlaçant un tronc d’arbre et les « OMM organismes musicalement modifiés ».

L’approche est loin d’être moralisatrice : une écriture simple expose des réactions à des absences, privations et en torent des conclusions. Ce livre tente de démystifier le rôle des plantes sans tomber dans des considérations nébuleuses : des citations tout au long des chapitres et une bibliographie réaliste donnent aux plantes une autre place.

Les plantes communiquent entre elles. James Cameron a avancé cette thèse dans le film Avatar avec l'arbre de vie, les racines... Didier Van Cauwelaert apporte des éléments plus scientifiques, des débats à ce sujet.

4/13/2019

"Toute la vérité" de Karen Cleveland

Malgré un travail passionnant qui l’empêche de passer du temps avec ses enfants et un prêt immobilier exorbitant, Vivian Miller est comblée par sa vie de famille : quelles que soient les difficultés, elle  sait qu’elle peut toujours compter sur Matt, son mari, pour l’épauler. En tant qu’analyste du contre-renseignement à la CIA, division Russie, Vivian a la lourde tâche de débusquer des agents dormants infiltrés sur le territoire américain. Un jour, elle tombe sur un dossier compromettant son époux. Toutes ses certitudes sont ébranlées, sa vie devient mensonge. Elle devra faire un choix impossible : défendre son pays ou sa famille.


Dès le premier chapitre, nous sommes immergés dans une famille nombreuse qui jongle pour déposer et récupérer les enfants aux écoles, préparer les repas, quitter le travail tard... Jusqu’à ce dossier que Vivian craque un dossier d’une nébuleuse russe qui donne du fil à retordre depuis des mois: une photo de son maris apparaît comme potentiel agent dormant...

Entre flashbacks et avancées de l’enquête, personne ne sait qui croire: ni Vivian ni le lecteur. Nous pouvons même aller jusqu’à se demander qui joue double: Vivian est-elle aussi neutre qu’il y paraît, vu que son mari a menti pendant 10 ans ? Vouloir sauver une famille fondée sur des mensonges ? Vouloir croire que la famille pourra reprendre une vie plus saine une fois que tout sera réglé ? Il  s’est écoulé 10 ans et même la rencontre était le fruit d’une stratégie: est-il possible de rebondir, oublier, pardonner... Même pendant l’enquête Vivian ne va pas savoir si elle doit faire confiance avec cet homme avec qui elle a fondé une famille.

Les retours en arrière donnent une vision de couple où les signes avant coureurs étaient là mais nous refusons de les voir, mais une foi au pied du mur nous n’avons plus le choix et il faut trancher: la politique de l’autruche. Dans quelle mesure on reste agent pour toujours ou que l’on a pu se faire convaincre qu’une autre vie est possible ?

4/11/2019

"L'amie prodigieuse: le nouveau nom (2)" d'Elena Ferrante

"Si rien ne pouvait nous sauver, ni l'argent, ni le corps d'un homme, ni même les études, autant tout détruire immédiatement". Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprends que son mari Stefano l'a trahie en s'associant aux frères Solara, les camorristes qu'elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l'été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L'air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano.


Le premier roman retraçait une compétition entre des enfants et pré adolescents. Ici, l'enfance est brusquement quittée. Lila se marie à seize ans, et ne poursuit pas ses études. Elena, elle, va poursuivre les études avec détermination tout en essayant d'être présente pour son amie Lila.

Un second opus beaucoup plus sombre que le premier. En effet, la première trame gardait une légère idéalisation de la vie, où tout peut changer par force de volonté, les études sont une joute. Là, nous plongeons dans le monde du couple où la violence est la mesure normale, tandis qu'une s'accroche à mener à bien ses études et veut garder la main mise sur son destin en choisissant quand elle se mariera et avec qui.

Des épouses officielles et des maîtresses s'affrontent, sur fond d'enfant légitime ou non. Lila va transférer le manque d'études sur son enfant, fait du yoyo quant à la place qui est attendue d'elle et une volonté sous jacente pour tracer une autre voie. Les parents tentent de concilier le chou et la chèvre entre traditions, commérages et soutiens car il s'agit de la chair de sa chair.

Ce roman fait réfléchir sur les couples. De l'extérieur nous avons un regard, avec les descriptions et dialogues nous nous demandons si de l'intérieur cela serait aussi facile. Jusqu'où aller par détermination personnelle? A quelle moment faire résilience, et accepter la situation, fermer la porte à ses propres envies pour faire passer celle des autres en avant?

4/10/2019

The good doctor, saison 1

Casting: Freddie Highmore, Nicholas Gonzales, Antonia Thomas, Beau Garrett, Hill Harper, Chuku Modu, Richard Schiff, Tamlyn Lomita, Christina Chang

Atteint du syndrome d'Asperger de celui du savant, le chirurgien Shaun Murphy rejoint le prestigieux hôpital de San José. Il tente de s'intégrer à l'équipe. Son incroyable don suscite vite l'admiration de ses collègues, tandis que d'autres guettent la moindre erreur pour l'évincer.


Shaun a son attitude, qui ne colle pas vraiment avec le milieu dans lequel il évolue mais, plein de bonne volonté et d'aide, il trouvera une place dans l'équipe. Battant, Shaun va intégrer certains codes, notamment ceux du flirt. Ses diagnostics: il visualise le corps et les livres, la trajectoire d'une balle ou d'une goutte de sang...


Avec toutes les séries autours de l'hôpital (Dr House, Urgences, Grey's Anatomy...) pourquoi regarder The Good Doctor? Oui bon d'accord c'est un autiste qui a du génie médical. Et justement, c'est la force de cette série, tout du moins de cette première saison.

// Il projette ses diagnostics et arrive à transposer, malgré ses difficultés à s'exprimer, auprès de son équipe. Et l'équipe fini par accepter son mode de fonctionnement, à ne pas franchir la ligne lorsqu'il faut respecter le silence, l'espace vital. Et Shaun va un peu s'ouvrir. Un sas s'établit entre les individus.

// Des épisodes qui peuvent arracher des larmichettes, envie de crier à l'injustice. Les émotions et sujets font réagir. Nous ne sommes pas dans le monde des bisounours: des patients meurent sur la table d'opération ou des conséquences de l'intervention, les proches sont là et nous voyons leurs souffrances.

// Un vocabulaire médical qui est expliqué, par ses conséquences sans oublier l'autorisation d'opérer. Et aussi pourquoi telle action est choisie plutôt qu'une autre. Il y a souvent plusieurs alternatives considérées et argumentées.


Une première saison fournie avec 18 épisodes de 40 minutes. Chaque épisode a une trame de fond, certains liens se font entre deux épisodes en fonction de ce qui s'est passé précédemment. La musique du générique varie un peu, comme une annonce de l'état d'esprit à venir: aérien, calme, rapide...

L'évolution de cette saison plante un bon décors, avec des conséquences et des moments de détente. Des flashbacks permettent de comprendre ce que peut ressentir Shaun en fonction de ce qui a marqué son enfance. Une place lui est faite parce qu'il arrive à se faire violence pour s'intégrer, tout en gardant sa personnalité.


Freddie Highmore est bien loin du gamin de Charlie et la chocolaterie, film au cours duquel il gagne un Ticket d'or et rencontrera l'excentrique Willy Wonka. L'ensemble du casting donne une excellente dynamique: doutes, craquages, rapports de forces...

4/06/2019

"Captain Marvel" d'Anna Boden et Ryan Fleck

Casting: Brie Larson, Samuel L. Jackson, Jude Law, Gemma Chan, Annette Bening, Clark Gregg, Ben Mendelsohn, Lee Pace

Sorti au cinéma le 6 Mars 2019

Carol Danvers et Yon-Rogg forment un binôme, et se retrouvent en mission pour exfiltrer un des leurs. Sauf que la mission ne va pas tourner comme prévu et Carol, livrée à elle-même sur la Terre, va se révéler à elle-même et comme une des super-héroïnes les plus puissantes de l'univers.


Le film débute par un hommage à Stan Lee, qui nous a quitté en Novembre 2018. Il faisait toujours une apparition dans les films. Passé ce message, nous avons Carol qui fait un cauchemar, visiblement récurrent à en croire son partenaire Yon-Rogg. Elle doit se canaliser, utiliser son cerveau et non pas ses émotions pour devenir une meilleure combattante.


La mission d'exfiltration est une routine pour Yon-Rogg, et le baptême du feu pour Carol qui est enfin confirmée sur le terrain. Mais au fil des rencontres, les flash-backs de Carol vont confirmer une autre version de son passé et elle va être amenée à écouter plutôt son instinct que les procédures, ainsi faire confiance aux bonnes personnes et débloquer ses capacités. Cela mettra en danger les plans prévus pour elle et en activer d'autres: mais une ascension dans quelle organisation? Les flashbacks pourraient la conforter dans son choix de rester une combattante dans son camp de Kree: tout dépend de ce à quoi elle a accès. Sachant que la mémoire peut faire défaut: regarder avec son analyse du moment donné dans un lieu particulier, l'influence de la vie.


Un film autour des apparences, au sens littéral du terme. Des individus ont la capacité de changer d'apparence. Sa mémoire est modifiée pour devenir quelqu'un d'autre pour servir une cause. Même un chat a un rôle vital pour l'évolution des conflits. La transformation est tantôt une question de survie et tantôt une question d'assoir un pouvoir.


Cet opus joue de différents pouvoirs. Changer physiquement pour arriver à ses fins. Jouer d'être un supérieur, tant par l'expérience que par les grades hiérarchiques, pour placer les personnes. La volonté personnelle domine, la détermination pour atteindre l'objectif sans scrupules. Jusqu'où aller pour établir son ordre, sauver les siens? Quel impact une vie sur une planète a-t-elle sur l'univers?


Comme chaque Marvel, il faut bien rester dans la salle jusqu'à la fin du générique pour deux rajouts, qui donnent des idées sur le prochain dénouement, des éclaircissements sur un point du film qui vient d'être projeté. Ici une ouverture sur le prochain "Avengers Endgame" et une précision sur le chat Gouz.


Les différents maquillages sont réussis: oreilles pointues dans la continuité naturelle de l'oreille, couleurs pas trop poussives (ce n'est pas un vert maladif). Chez les humains nous sommes dans des tenues basiques: le policier a l'allure d'un policier, les surfeurs ont l'air de surfeur et ainsi de suite.

La bande-son alterne électronique avec des sonorités plus film d'action, selon les scènes: les combats n'ont pas les mêmes notes que les courses poursuites en vaisseau spatial.


Ils ont quand même fait assez fort cette fois chez Marvel avec "Captain Marvel" en salles le 6 Mars 2019 et "Avengers Endgame" le 24 Avril 2019: 6 semaines d'écart. Nous risquerions l'intoxication de super-héros de la même écurie. Reste à savoir dans quelles couleurs nous serons, là on a du vert et du bleu.


A voir: clairement avant la sortie de "Avengers Endgame" le 24 Avril 2019, un préquel aux Avengers, pour une autre vision des chats

A zapper: si vous ne savez déjà plus où nous en sommes dans les Marvel, si deux Marvel à deux mois d'intervalle ça sent l'arnaque (justifier le film d'Avril avec celui de Mars)

4/04/2019

Le Japon en 16 jours

Quand j'entends parler du Japon, je vois: Stupeurs et Tremblements (roman d'Amélie Nothomb adapté au cinéma avec Sylvie Testud), le film Mémoires d'une Geisha, la saga littéraire 1Q84 d'Haruki Murakami ou encore le spectacle Only the sound remains à l'Opéra Garnier.


Voici un séjour de 16 jours au Pays du Soleil Levant, du Sud au Nord. Cela commence par Osaka, en toute logique le jour un, pour finir par Tokyo quatre jours complets avant le retour en France. Lors de notre départ, le Japon était à +8h de décalage horaire: réveil lundi à 7h, nous sommes arrivés à Osaka le mardi à 9h du matin et avons démarré de suite les visites, pour se coucher le mardi soir à 22h (ce qui vous donne une idée du nombres d'heures à être éveillé). Jour 1: Paris à Osaka !


Jour 2: Osaka
Nous avons atterri à l'aéroport d'Osaka Kansaï International à 8h45 heure locale (+8h par rapport à la France). Après avoir récupéré les valises, passé la sécurité pour le visa d'entrée, nous rejoignons le bus du groupe. Nous commençons par nous dégourdir les jambes dans les rues commerçantes d'Osaka et nous voici déjà immergés dans l'ambiance : bar à chiens, restaurants qui affichent les plats, grands panneaux publicitaires sur les murs...




Ensuite nous allons jusqu'au château médiéval, nous pouvons y monter jusqu'au dernier étage: profitons d'une vue panoramique en hauteur sur la ville entre espaces verts et buildings. Il remonte aux années 1550. Ce château s'élève sur huit étages.




Nous avons passé la soirée à Kyoto. Ce premier dîner nous a réuni toutes les saveurs japonaises : fondue japonaise, poissons crus avec wasabi, pois edamamé, soupe miso, bol de riz, tofu... Un régal pour les yeux et pour les papilles !




Jour 3 Kyoto
Commençons la journée par un bon petit-déjeuner, le premier vrai petit-déjeuner depuis notre arriver (hier nous étions dans l'avion).  Salade de fruits, fruits en morceaux, oeufs brouillés, pancakes, salade de pommes de terre et surimi, soupe miso, riz, viennoiseries, pain de mie à griller ou non, petit concombre... Ce ne sont pas les goûts qui manquent ! Et bien sûr café, thé et jus de fruits. L'omelette peut être sucrée.


Le temple Kiyomizu nécessite au moins 1h30 de visite, pour prendre le temps d'apprécier toutes les pagodes ainsi que la source d'eau pure: lorsque nous y buvons, nous pouvons y faire des voeux. De nombreuses pagodes rouges vif, un passage dans un chemin bordé d'un bois, la source: une parenthèse relaxante.





Une promenade dans les rues de ce quartier de Kyoto permet de profiter d'un quartier avec beaucoup de caractère et de produits traditionnels. Ouvrez bien les yeux: vous croiserez peut-être des femmes en kimono !




Le château impérial Nijo-jo permet d'apprécier des finitions très pointues et très colorées. Ce bâtiment remonte au début des années 1600: ce lieu était la résidence du shogun Tokugawa. La visite de l'intérieur du lieu de vie et de rencontres stratégiques se faisait en chaussettes, les photos à l'intérieur étaient interdites.




Poursuivons avec la visite du temple Robuan-ji "le temple d'or", s'avançant sur un étang avec des jeux de reflets. Tout au long de la promenade dans le parc, nous pouvons apprécier le jardin autant que des vues variées sur le temple. La visite du bâtiment n'était pas permise.




La soirée libre à Kyoto a été l'occasion de découvrir le concept du restaurant fast-food, rien à voir avec certaines chaînes américaines que je nommerais pas. La commande se passe sur une borne à l'entrée du restaurant, cinq minutes après nous avons le service à table avec les plats sur un plateau. Pour 8€ environ voici une part de poisson, un bol de riz, un bol de soupe miso et une part de tofu nature. Le riz est collant: idéal pour le manger avec des baguettes. Dans certains restaurant, des couverts "occidentaux" sont disponibles.


Jour 4 Nara
Nous quittons Kyoto pour une nouvelle destination. La ville de Nara est célèbre pour deux choses: les daims en liberté et le temple de Kiyomizu. Des stands vendent des biscuits pour 150 yens: le visiteur salue un daim, qui salue en retour, à ce moment-là donnez-lui une galette (spécialement préparée pour les animaux). Méfiez-vous: le daim mange absolument tout ce qu'il est possible de manger, du plan de ville à la glace !






Le temple bouddhiste Horuji, "temple de la loi florissante", a une parole centrale de cinq étages et date d'environ de l'an 550. Il fait parti du Patrimoine Mondial de l'Unesco.




Nous continuons la visite de Nara côté croyances avec le temple Todaiji, qui habite rien de moins qu'un Bouddha de 16 mètres de hauteur ! Le bâtiment a l'air d'avoir deux étages mais l'intérieur est une seule pièce. Le Bouddha est encadré par des Bodisattvas, des protecteurs.




Continuons cette journée avec le sanctuaire shintô Fushimi Inari, où des statues de renards, appelés kitsune, veillent: le renard est le symbole de messager. L'alignement de nombreux toris est très impressionnant. N'oubliez pas de vous incliner au passage de la porte, pour marquer votre respect au lieu.




Jour 5 Myama / Iné / Kinosaki
Le village de Myama vaut le détour pour ses maisons en toits de chaume. Comme tout lieu de vie, il y a un temple. Ce village est implanté au milieu de montagnes. Ce jour-là, la météo était au crachin, ce qui n'a en rien enlevé le charme de ce coin tranquille, loin de la foule des villes denses.



Iné est une enclave en bord de mer, avec son port de pêche. Arrêtez-vous une demi-heure: respirez l'air iodé, écoutez les mouettes au fil des quais. Chaque maison a un rez-de-chaussée dans l'eau pour permettre le stationnement d'un bateau.




Maintenant, prenons de la hauteur à la ville d'Amanoshidaté. Le télécabine et le télésiège montent et descendent les visiteurs: en hauteur, admirons la vue sur la baie, dont le tombolo, langue de terre naturelle, défini deux zones maritimes.




Terminez la journée dans une auberge ryokan, qui propose lit, repas ainsi qu'un onsen: ce bain public dont l'eau est à 40 degrés, hommes et femmes sont séparés et vous vous baignez dans le plus simple appareil (bien sûr photos interdites). A l'arrivée dans la chambre, une table au centre nous invite à nous asseoir pour une tasse de thé. Au retour du dîner, le futon a été installé.





Jour 6 le port d'Amasaka / les Dunes de Tottori / Matsue

Le port d'Amasaka est spécialisé dans la pêche au calamar et au crabe, les bateaux étaient à l'arrêt à notre passage. Quelques hommes étaient à s'activer sur leur bateau.


Site naturel remarquable, les dunes de Tottori sont une interface entre terre et mer. Un musée, qui se fait en 30 à 45 minutes, explique la création des dunes et montrent un diaporama de Tottori au fil des saisons.



Jour 7 Adashi / Mastue
Le musée et jardin d'Adashi offrent au visiteur des oeuvres sur soie et bois ainsi que des céramiques (photos interdites mais certaines oeuvres sont en vente en carte postale). Le jardin est visible depuis le musée, le visiteur ne peut se promener dans les allées. Les carpes coï ne manquent pas de se balader dans les rivières qui jalonnent le parcours.





La ville de Matsue (que l'on prononce "Matsoué") propose la visite d'un château sur huit étages, qui se visite en chaussettes. La vue périphérique n'a pas manqué d'une excellente surprise: de nombreux hérons nichés dans un arbre !




La visite de Mastue continue sur la rivière, en bateau traditionnel. Assis à même le fond de l'embarcation, en chaussettes, nous avons profité d'une autre vue de la ville, avec deux chants traditionnels de notre skipper. Sur la partie centrale du bateau, à l'intérieur, nous étions installés avec une couverture, sous laquelle est placée un chauffage: aucun risque d'avoir froid !





A la descente du bateau, nous avons pris une demi-heure pour visiter une maison de samouraï: cuisine, jardin, lieu de réception des diplomates, cuisine avec bacs pour préparer la soupe miso... Il y a même un petit temple personnel installé à l'intérieur de la maison, permettant au propriétaire de prier et méditer quand il le souhaite sans se déplacer au temple: aujourd'hui cela se fait de moins en moins. Les portes sont entièrement coulissantes.




Restons encore un peu à Matsue avec le sanctuaire shintô d'Izumo. Ce temple est impression de par ces tresses géantes à l'entrée.
Ce sanctuaire est lié à une légende. Un lapin, sur une île, a floué des requins pour rejoindre la terre ferme et en a fait les frais sur son beau pelage. Des frères moines voyant ce lapin mal en point lui ont donné de mauvais conseils mais le dernier frère, ému, lui a conseillé d'aller dans la rivière d'eau pure pour soigner ses plaies. Le lapin lui en a été reconnaissant. Les maîtres des lieux ont célébré une union avec ce frère bon et juste. Ce temple est devenu le lieu lié au mariage, aux relations amoureuses; par extension de bonne augure pour les affaires.




Jour 8 Hiroshima / île de Miyajama
La ville d'Hiroshima est tristement célèbre pour la bombe A, larguée le 6 Août 1045 à 8h15. Le 9 Août 1945, à 11h02, c'était la ville de Nagasaki qui était touchée: l'horloge de la paix sonne chaque jour à 8h15 et 11h02 pour rappeler ces évènements.



Le mémorial de la paix retrace la création de la bombe jusqu'à l'après 6 Août, sans oublier des objets donnés par des familles: ils permettent de se souvenir au travers d'éléments ayant été dans la vie de victimes. Un mémorial très poignant.



Arrêtons-nous quelques instants pour déjeuner avec le plat okonomiyaki. J'espère que vous avez de l'appétit: crêpe, oeufs, chou, nouilles, haricots mungo, gingembre, cives, oignons (et viande pour certaines déclinaisons). Il s'agit bien sûr d'une part individuelle.



Prenons le bateau pour une traversée d'une quinzaine de minutes pour l'île de Myajima. Cette île nous accueille avec un Tori géant: à marrée haute il a les pieds dans l'eau. Nous retrouvons des daims en liberté: attention à vos affaires, pour un daim tout ce qui peut se manger ! L'eau influence le décor du temple principal: shintô Itsukushima.



Nous retrouvons également le temple bouddhiste ésotérique Daisyoin, qui a notamment reçu le Dalaï Lama: les photos sont possibles à l'intérieur dans une certaine mesure (icônes). Baladons-nous aussi dans les rues pour profiter des magasins et spécialités alimentaires.



Jour 9 le Temple de Kosanji, le temple Oyamazumi-jinja
Le temple privé de Kosanji est notamment connu pour sa partie ayant nécessité 15 000 tonnes de marbre blanc en provenance de Toscane. Nous avons eu la chance de rencontrer le créateur de cette oeuvre: Kazuto Kuekani.





Une promenade parmi les orangers, près du temple de Oyamazumi-Juija, permet d'admirer deux canfliers de 2500 et 3000 ans. Ces oranges ont un goût beaucoup moins acidulé que nos oranges, plutôt proche des clémentines.




Jour 10 Naruto
La ville a son embarcadère, permettant d'observer les tourbillons maritimes. L'amplitude de ces tourbillons va dépendre de la marée. Profitons de cette sortie pour admirer le pont enjambant ce bras de mer.



Après ce tour en mer, direction le Awa Dance Assembly Hall où nous apprécions le musée retraçant l'histoire de ces danses et de la place dans l'Histoire, avant d'assister à un spectacle au court duquel le public est invité à participer.




Jour 11 Himeji et son château, jardin de Koku-en
Aves ses huit étages et cinquante mètres de hauteur, le château d'himeji marque par sa blancheur immaculée. Il est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO et est nommé trésor national du Japon. Le bâtiment remonte à la période médiévale, vers 1300.




Le jardin de Koku-en est un havre de détente. Nous oublions l'ambiance de la ville le temps de la visite. Rivières, arbustes, fleurs: tout est là pour s'émerveiller entre les couleurs et les bruits de la nature. Tantôt l'eau bouge en cascade, tantôt elle est calme dans un étang. Un coup de vent et les feuilles se font entendre.




Jour 12 Hakone
Hakone donne un point de vue sur le Mont Fuji depuis un lac. Malheureusement ce jour-là le plafond nuageux était bas et ne nous a pas donné la chance de voir le Mont Fuji. Nous avons apprécié la promenade sur le lac pendant environ une-demi heure.



Une carrière de soufre à proximité de ce lac est très impressionnante. L'activité se traduit par d'importantes fumeroles un peu odorante mais cela reste supportable, nous n'avons pas besoin de porter de masque.


Jours 13 à 16 Tokyo
Nous finissons ce périple par quatre journées consacrées à Tokyo. En hauteur, du quarante cinquième étage du Asakusa Tourist Information Tower donne une large vue panoramique. Beaucoup de pression de bâtiments et quelques arbres tout de même sur un horizon à perte de vue.



Certes Tokyo est la plus grande ville du pays, très bétonnée, très dense par le nombre d'habitants (9,3 millions) mais cela n'enlève en rien les parenthèses de receuillement avec des temples assez imposants. Par exemple avec ce site qui réunit deux temples côte à côte, dont le temple bouddhiste Sensaji. Vous remarquerez que les carpes coï sont à nouveau présentes.





Et le sanctuaire shintô Asakusajinja, moins imposant en taille mais tout aussi agréable à regarder par ses agencements, se situe juste à côté, avec simplement des arbres séparants les deux lieux. Les cerisiers en fleurs avec l'alignement des différentes pièces de ce sanctuaire donne une certaine douceur à la pierre.



En hauteur, voici ces deux temples avec l'artère commerçante permettant d'y accéder (première photo l'alignement des toits verts). L'artère regorge d'échoppes de produits traditionnels: kimono, yukata, chaussures, chat avec la patte qui bouge...




Le carrefour de Shibuya où tout le monde traverse dans tous les sens est l'intersection la plus dense de la ville. Attention de ne pas perdre la personne avec qui vous êtes mais aussi à vos effets personnels  en étant bousculé de ne pas être victime d'un pickpocket.


Même si Tokyo est une ville dense et toujours très vivante, comme le montre l'intersection de Shibuya, nous avons plusieurs lieux de cultes. Et parfois là où nous nous y attendons le moins. Le temple de Meijin-jingu est là pour le rappeler, car situé à côté d'une avenue très commerçante. Vous arriverez au temple peut-être au moment d'un mariage, au cours duquel une nuit entière de prières est prévue.





A côté du temple Meijin-jingu, vous trouverez cette grande avenue avec une forte concentration de magasins de grandes marques mais aussi un magasin de jouets et peluches (très abordable côté prix).




Si vous êtes à une période sans compétitions proches dans le temps, vous pourrez voir un entraînement de sumo le matin de 7h30 à 9h30 à l'écurie Ryogoku Kokugukan. Pour respecter leur préparation, il est notamment interdit de: manger en les regardant, parler fort et photographier avec flash.



Faites un tour au marché de Tsukiji: fruits, légumes, thé, poisson, brochettes à manger en déambulant, viande, vaisselle... Vous y trouverez un service à saké ou regarderez le poireau japonais très utilisé dans les fondues.




Le théâtre Kabuzika de Ginza propose à 11h et 16h d'assister à un acte d'une pièce. Comptez 600 yens par place. Il y a 80 places assises pour 60 places debout. L'acte dure 40 minutes, la pièce complète 5 heures.



Faites un arrêt dans une arcade et tentez d'attraper une peluche ou jouer sur les manettes ou dans une capsule. Un vrai culte du jeu, nous pouvons voir certaines personnes avec un très haut niveau de dextérité.



Le quartier d'Harajuku est le coin le plus fréquenté. Attention à ses pieds et à ses effets personnels car la foule est dense, nous nous bousculons: le paradis du pickpocket. Les magasins sont très variés: glace, accessoires canins, objets technologiques, des sucreries au parfum inconnus en France...




Après la foule et les jeux, promenons-nous dans le jardin Hama-rikyu qui donne un contraste entre nature et buildings, entre calme et activité intense. Moyennant un ticket d'entrée, baladez-vous entre les maisons de thé, ponts, étangs et oiseaux.





Le quartier le moins connu de Tokyo et le moins fréquenté par les touristes mérite pourtant d'y flâner: Yanaka. Sakura-Dori Lane traverse de part et d'autre un cimetière: ces cerisiers en fleurs, avec le soleil couchant, donne un côté digne d'une esquisse japonaise. Finissez le tour par le bain Roluyru Kosen: une eau ambrée à 45 degrés, avec une partie bain bouillonnant et un bain calme.




Au cours de votre passage à Tokyo, prenez un repas dans un des nombreux restaurants locaux: brochettes, ramen, raviolis gyozas... Vous trouverez forcément le plat qui éveillera vos papilles ! Nouilles dans un bouillon? Thon et poireau japonais sur un bâtonnet avec une sauce soja? Qu'est-ce qui vous tente? Et surtout, n'hésitez pas à faire du bruit en avalant votre ramen: cela est gage de satisfaction du plat (cela dépasse les mots).




Toujours en gastronomie, nous retrouvons beaucoup de poissons crus: en sushis, ou tel quel avec des radis râpés mélangés à une sauce soja. Côté dessert, nous retrouvons le kuzu-mochi qui est une gelée de fécule de pomme de terre agrémentée d'une poudre aromatisée (thé matcha ici sur la photo verte).




Les tenues et coiffures traditionnelles ne manqueront pas de vous émerveiller: motifs, couleurs, cheveux relevés avec des pinces décorées... Pour une femme, un kimono à manches longues signifie qu'elle est célibataire: mariée, les manches sont coupées.





Pour le côté amusant, achetez quelques boules surprises dans une des nombreuses CapsuleStation qui jalonnent les rues des villes japonaises et de nombreux grands magasins. Il y en a pour tous les goûts: bonnet pour votre chat, figurine Pokémon, Mont Fuji, personnage d'E.T, lapin... A chaque machine, il y a 4 à 5 modèle proposés: ce que vous aurez sera une surprise !